Grand Prix de Miami 2026 | Isack Hadjar (Red Bull), week-end noir et désespoir
Par Julien Pereira
Mis à jour 04/05/2026 à 18:22 GMT+2
À Miami, rien n'a tourné rond pour Isack Hadjar. Disqualifié samedi, accidenté dimanche, le Français a aussi été laminé par son coéquipier Max Verstappen lors des deux séances de qualification. Le pilote Red Bull n'a pas compris d'où sont venus ces écarts, alors que le Néerlandais s'est réjoui des évolutions apportées par l'écurie. C'est peut-être le début d'une vieille rengaine.
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Video credit: Eurosport
Quelques nuages noirs ont menacé le circuit de Miami, ce week-end. Et beaucoup se sont accumulés au-dessus du casque d'Isack Hadjar. Le Français a vécu un calvaire tout au long de ces trois jours de Grand Prix floridien, qu'il a conclus dans le rail après une erreur de pilotage commise au bout de seulement cinq tours de course, dimanche.
Le pilote Red Bull avait entamé une opération remontée après s'être élancé depuis la voie des stands. "Je suis fâché parce qu'il y avait du rythme, ça remontait tellement facilement, a-t-il réagi, à chaud, au micro de Canal+. Je jette des points à la poubelle bêtement. Là, je suis très frustré. [...] Tout le week-end, j'étais à la limite et j'étais à l'aise avec cette limite. Et là, ça ne l'a pas fait. Je n'ai pas été assez précis. J'ai pris trop de risques et sur une course de 57 tours, c'est normal qu'à un moment donné, ça touche. Je n'ai pas été très intelligent."
Une seconde pleine
Il y a, peut-être, un lien de causalité entre la longue frustration que le Parisien a accumulée dès les premiers essais, vendredi, et cette boulette qui a entraîné son abandon, dimanche. Lors de la qualification du sprint, il avait concédé près d'une seconde pleine à son coéquipier Max Verstappen. Pour la première fois depuis sa promotion dans l'écurie, il avait semblé totalement déboussolé.
"Honnêtement, je ne comprends pas vraiment ce qui se passe, avait-il confié. C’est frustrant. Je suis à une seconde de mon coéquipier. Jusqu'ici, j'ai toujours su pourquoi j’étais plus lent ou plus rapide lors des trois premières courses… mais une seconde ? Il faut qu’on comprenne ça. Je suis encore capable de piloter."
Hadjar a plusieurs fois déploré un déficit de performance en ligne droite par rapport à son coéquipier, sans toutefois être en mesure de le justifier. Les deux pilotes ont tous deux obtenu les (nombreuses) évolutions apportées par Red Bull. Mais seul le quadruple champion du monde en a bénéficié.
Le début de l'effet boule de neige ?
Le Néerlandais, particulièrement pessimiste lors des trois premiers Grands Prix, a retrouvé beaucoup d'entrain à Miami et son discours a largement tranché avec celui d'Hadjar. "Avant, rien ne fonctionnait vraiment, a-t-il détaillé auprès de Sky Sports. J'avais l'impression d'être un passager dans la voiture. Désormais, nous avons compris beaucoup de choses. Nous devons encore progresser dans cette compréhension. Mais une grande partie est désormais très claire."
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Isack Hadjar aux côtés de sa monoplace accidentée à Miami
Crédit: Getty Images
C'est effectivement l'impression qu'il a donnée en qualification, en manquant la pole pour moins de deux dixièmes, avant de vivre une course un peu plus délicate (5e). Et ce contraste-là rappelle les constantes d'un passé récent : lorsque le quadruple champion du monde retrouve confiance en sa monture, et qu'il obtient les caractéristiques si particulières qu'il réclame, il redevient une menace. Et l'effet boule de neige qui a toujours frappé ses coéquipiers débute.
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