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GP de Monaco : Vettel et Ferrari veulent mettre un Rocher dans la chaussure d'Hamilton

Vettel et Ferrari, un Rocher dans la chaussure d'Hamilton ?
Par AFP

Le 24/05/2018 à 11:11Mis à jour Le 24/05/2018 à 11:15

GRAND PRIX DE MONACO - Après une très belle entame de saison (deux victoires du pilote allemand) mais aussi deux derniers Grands Prix décevants en Azerbaïdjan et en Espagne, Sebastian Vettel et Ferrari, qui s'étaient imposés l'an dernier en Principauté, espèrent ce week-end de nouveau batailler avec Lewis Hamilton (Mercedes), le leader du Championnat.

Un caillou, en forme de Rocher, dans la chaussure de Lewis Hamilton : Sebastian Vettel et Ferrari veulent stopper ce week-end à Monaco la trajectoire ascendante de Lewis Hamilton et Mercedes au championnat. Le théâtre s'y prête, car l'an dernier, la Scuderia avait signé un doublé de prestige, avec Vettel devant Kimi Räikkönen. Pareil résultat tomberait à point cette saison. Après un début florissant, Vettel et Ferrari viennent d'enchaîner deux déceptions. Et Hamilton, vainqueur coup sur coup à Bakou puis Barcelone, possède désormais 17 points d'avance sur Vettel et 37 sur son équipier Valtteri Bottas.

Le quadruple champion du monde britannique avait six points de retard sur l'Allemand l'an dernier avant le rendez-vous monégasque. Ce qui ne l'avait pas empêché d'être sacré en fin de saison. L'autre quadruple champion du monde du plateau, l'Allemand Vettel, doit donc réagir au plus vite alors que sept courses se profilent lors des dix prochaines semaines. Comme d'habitude à Monaco, la course débutera encore plus qu'ailleurs lors des qualifications, puisque les dépassements y sont rares. C'est en Principauté que les monoplaces utiliseront pour la première fois les tout nouveaux pneus Pirelli hyper-tendres.

Plus performants encore que les ultra-tendres mais à l'usure accélérée, ils devraient permettre d'établir un nouveau record du tour. Le facteur météo est aussi plus important qu'ailleurs à Monaco, et le suspense s'annonce entier car, pour le moment, une ondée est attendue peu avant le départ dimanche vers 15h00. "C'est un circuit qui nous propose des défis complètement différents - et uniques, aussi", souligne Toto Wolff, le patron de Mercedes.

Ferrari, batterie polémique

"L'année dernière, c'est devenu un week-end de limitation des dégâts lorsque nous n'avons pas trouvé la bonne configuration", rappelle-t-il. Pour autant, peut-on croire l'Autrichien quand il se dit "extrêmement inquiet" ou Hamilton qui explique que "Monaco sera une course particulièrement difficile" ? Mais la bataille entre Mercedes et Ferrari pourrait bientôt se déplacer sur un autre front, technique et réglementaire.

Selon le magazine allemand Auto Motor und Sport, une protestation formelle visant la Scuderia pourrait être déposée rapidement, ses rivaux dénonçant un stratagème complexe par lequel Ferrari est en mesure d'extraire plus que les quatre mégajoules d'énergie autorisés de son système de batterie. Ce type d'astuce, s'il est avéré, aurait des conséquences un peu plus sérieuses pour l'écurie de Maranello que ses rétroviseurs montés sur le "halo", que la FIA a fini par bannir. "Toute course durant laquelle subsistent les zones grises peut être une course perdue: la FIA doit clarifier ces questions sans réponse avant la course à Monte-Carlo", affirme Niki Lauda, président non-exécutif de Mercedes.

La 250e de Red Bull

Red Bull va célébrer dimanche le 250e Grand Prix de son histoire, avec un moral quelque peu retrouvé. "Il n'y a pas de longues lignes droites à Monaco, donc je pense que le circuit devrait plutôt bien nous convenir et sur le papier, nous pourrions être en capacité de jouer la victoire", estime le "Team Principal" Christian Horner, en poste depuis les débuts de l'équipe autrichienne en 2005. "Le facteur clé pour nous est d'essayer d'améliorer notre compétitivité le samedi après-midi, parce que la position sur la grille est très importante", souligne-t-il, déplorant que le moteur fourni par Renault ne bénéficie pas d'un mode spécial en qualifications.

Malgré ce désavantage, l'Australien Daniel Ricciardo et le Néerlandais Max Verstappen tenteront de décrocher un premier succès à Monaco pour l'écurie de Milton Keynes depuis 2012. "La Red Bull sera très rapide, elle sera la voiture à battre", prévient Hamilton. Horner doit espérer qu'il ait raison et que, surtout, ses deux pilotes évitent de se rentrer dedans comme à Bakou le 29 avril dernier...

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