A quelle heure est donné le départ ?

15h.
Grand Prix de Monaco
Une pole aidée par un crash : Leclerc refuse la théorie du complot, Verstappen et Sainz enragent
22/05/2021 À 17:23

Charles Leclerc (Ferrari) va-t-il conserver sa pole position ?

La Scuderia a tranché dimanche matin, après de nouvelles analyses : "Aucun défaut apparent n'a été trouvé sur la boîte de vitesses de Charles Leclerc." Ce dernier partira donc bien en pole.
Ferrari était face à un dilemme qui allait bien au-delà de l'aspect historique, symbolique, émotionnel, de la première pole position d'un pilote monégasque à domicile. Mattia Binotto avait rapidement expliqué que c'est le besoin d'assurer des points au Championnat du monde des constructeurs qui dicterait la marche à suivre. "Nous n'allons pas faire de pari, a prévenu le directeur d'équipe italien. Le plus important pour nous est d'essayer de maximiser le nombre de points au championnat, et pour cela nous avons besoin de finir la course. La fiabilité est donc la clé, la fiabilité reste donc la priorité. Si nous avons des doutes, nous la changerons certainement pour régler ça."
"Une première inspection de la boîte de vitesses n'a pas révélé de dommages sérieux", avait précisé l'écurie, samedi soir. Une analyse qui a été confirmée ce dimanche, donc. Si la transmission avait dû être changée, Charles Leclerc aurait écopé selon les travaux engagés de cinq places de pénalité sur la grille, ou aurait été tenu de partir des stands.

Charles Leclerc (Ferrari) profite-t-il de ses pole positions ?

Pas vraiment : ses sept précédentes positions de pointe n'ont débouché que sur deux succès, à Spa-Francorchamps et à Monza en 2019. La tendance est même plutôt inquiétante : depuis son triomphe italien, il est parti en tête pour finir successivement deuxième, troisième et quatrième.

Qu'arrive-t-il à Lewis Hamilton (Mercedes) ?

La même chose qu'en 2017, à savoir une incapacité à faire monter ses pneus avant en température aussi bien que Valtteri Bottas, qui a limité les dégâts avec son troisième temps.
Le Britannique ne s'est pas fait recaler en Q2 avec un piètre quatorzième temps comme il y a quatre ans, mais son septième chrono cache un problème plus profond et plus inquiétant. "Toute la journée, nous avons galéré avec le grip sur la voiture de Lewis, ça lui a coûté de la confiance aux essais et ça a duré jusqu'en qualification", a révélé Toto Wolff, son patron.

Quels résultats pour les Français ?

Qualifié sixième, Pierre Gasly (AlphaTauri) compte "viser de bons points". "Je suis vraiment très content, c'est une énorme performance, a dit le Rouenais, dont c'est le circuit préféré. Je suis très heureux de tout le travail que l'équipe a fait pour me donner une voiture si performante. La monoplace se comporte différemment ici que sur d'autres circuits, il faut donc jouer avec les limites et se rapprocher le plus possible des rails…" Bref, ce sera "opération attaque" sur les 78 tours.
Onzième sur la grille, Esteban Ocon (Alpine) a souligné qu'il pourra choisir librement ses pneus et il ne serait pas étonnant qu'il démarre par un long relais en "medium" pour finir fort en "tendre". Il est à la porte des points et son principal adversaire pour y entrer sera Daniel Ricciardo (McLaren), qui partira derrière lui.
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De quelle place faut-il partir pour espérer gagner à Monaco ?

Invariablement des deux premières depuis 1997, exceptionnellement de la troisième comme les éditions 2000 (David Coultard), 2003 (Juan Pablo Montoya) ou 2008 et 2016 (Lewis Hamilton) l'ont montré.
En se fiant à cette tendance, seuls Charles Leclerc (Ferrari), Max Verstappen (Red Bull) et Valtteri Bottas (Mercedes) ont une chance de victoire dimanche.
En fait, tout se joue au départ, sur les 260 mètres séparant l'emplacement de la pole position du premier virage. Depuis 2011, les deux premiers sur la grille ont conservé leurs places à la sortie de Saint-Dévote, après le départ. Et il faut remonter à 2010 pour voir du changement : Sebastian Vettel (Red Bull), troisième sur la grille, avait piégé Robert Kubica (Renault), deuxième.
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Les dépassements difficiles en principauté sont-ils une légende ?

Non. Les stats sont même sans appel : 15 attaques couronnées de succès en 2016, 3 en 2017, 6 en 2018, 2 en 2019. Seule donc la pluie sauve généralement l'épreuve.

Quelle est la probabilité de neutralisation ?

100% depuis 2013 avec dix interventions de la voiture de sécurité.

Quelle stratégie pour les 78 tours ?

Pirelli ne voit qu'un plan compétitif, celui prévoyant un seul arrêt "par des circonstances normales". Après le "tendre", les pilotes passeront au "medium".
A part l'opportunité créée par une voiture de sécurité, un arrêt est en effet assez coûteux avec une pitlane qu'il faut remonter à 60km/h maximum.
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