Lando Norris (McLaren)

Le Britannique est le fils d'Adam Norris, qui a amassé une fortune estimée à 205 millions d'euros en 2018 dans le conseil en retraite puis dans les services financiers. Pas à l'aise avec ça, le natif de Bristol a toujours évité le sujet.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Saison 2021
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20/05/2021 À 07:01
Oui. Il a été enrôlé par l'écurie de Woking pour son palmarès déjà bien garni avant la Formule 1. Il a été champion d'Europe puis champion du monde de karting, champion de Toyota Series puis champion dans deux compétitions de feu la Formule Renault avant de terminer deuxième en Formule 2 derrière son ami George Russell en 2018. Après les trois premiers Grands Prix, il était n°3 mondial et est pour l'heure considéré comme le leader de McLaren, à la place de Daniel Ricciardo.

Lando Norris (McLaren) au Grand Prix d'Autriche 2020

Crédit: Getty Images

Mick Schumacher (Haas)

Difficile de ne pas avoir entendu parler de lui si on suit un tant soit peu la Formule 1. Fils du septuple champion du monde Michael Schumacher dont la fortune est estimée à 650 millions d'euros, Mick n'a manqué de rien dans toutes les catégories où il est passé. Mais n'avait-il pas le droit d'essayer de devenir un pilote de Formule 1 à son tour, avec un oncle nommé Ralf, vainqueur de six Grands Prix ?
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Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Sans avoir percé en karting, il a fait ses classes avec succès en monoplace. Couvé par Prema, une écurie de standing étroitement liée à Ferrari, il a suivi le cursus idéal au sein de la Ferrari Driver Academy. Toute une organisation qui s'est traduite par un titre en F3 puis et F2.

Mick Schumacher à Fiorano le 28 janvier 2021

Crédit: Ferrari S.p.A.

Carlos Sainz (Ferrari)

Fils de Carlos "El Matador" Sainz, champion du monde des rallyes en 1990 et 1992 lui-même proche à la famille royale, le Madrilène a fait son chemin seul et a boosté sa carrière en décrochant au mérite une place au sein de la filière Red Bull, qui l'a amené en Formule 1.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Helmut Marko l'a laissé partir de Toro Rosso, estimant qu'il n'avait pas le talent pour aller plus haut. Après un passage par la case Renault, Sainz Junior a eu de la promotion chez McLaren, puis chez Ferrari. Deuxième du Grand Prix d'Italie 2020, il aura le potentiel de gagner une course dès que sa Ferrari sera à la hauteur.

Carlos Sainz (Ferrari) lors des tests 2021 à Sakhir

Crédit: Getty Images

Sergio Pérez (Red Bull)

Il faut l'avouer, "Checo" ne serait peut-être pas là sans le soutien de son compatriote mexicain Carlos Slim, magnat des télécoms et l'un des hommes les plus riches du monde. Mais le talent qu'on lui a reconnu pour intégrer la filière de jeunes pilotes soutenue par Slim n'avait rien de surfait.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Sergio Pérez a validé son ticket en Formule 1 avec une place de vice-champion de GP2. Même s'il a sans doute atteint ses limites lors de son année 2013 chez McLaren, il a su gagner une belle réputation chez Force India/Racing Point, dont il s'est fait injustement débarquer malgré une victoire fin 2020. Pour trouver refuge chez Red Bull.

Sergio Pérez (Red Bull) au Grand Prix du Portugal 2021

Crédit: Getty Images

Nikita Mazepin (Haas)

Le jeune Russe est sûrement l'un des membres du "club des milliardaires" que vise Lewis Hamilton pour avoir gravi péniblement les échelons vers la Formule 1 grâce aux sommes investies par son père, l'oligarque Dimitry Mazepin, actionnaire majoritaire et président d'Uralchem ​​Integrated Chemicals Company, qui sponsorise Haas et finance son baquet.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Quand on est vice-champion de GP3 (2018), on ne peut pas être un mauvais pilote. Mais au sein d'ART, l'une des meilleures écuries de la place, on demandait à voir la suite. Peu impressionnante avec une cinquième place en F2 2020 qui a quand même suivi à lui ouvrir les portes de la F1.

Nikita Mazepin (Haas) lors des tests 2021 à Sakhir

Crédit: Getty Images

Lance Stroll (Aston Martin)

Un autre pilote pointé du doigt par Lewis Hamilton. Le Canadien a lui aussi gravi tous les échelons grâce à la fortune (2,7 milliards de dollars) de son père Lawrence constituée dans la mode entre autres, qui a notamment investi 80 millions d'euros pour lui faire faire des essais préparatoires à la F1 chez Williams, avant sa titularisation forcée.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
On ne peut pas dire qu'il soit là par hasard avec des titres de champion de F4 Italie, Toyota Series, F3 Europe. Mais il n'a pas jugé nécessaire de faire ses classes en F2 pour justifier son baquet en F1. Qu'il a obtenu en forçant la (première) retraite de Felipe Massa, puis en poussant Esteban Ocon vers la sortie chez Force India, devenue écurie paternelle. Mais avec plusieurs podiums et une pole position à son actif, il a fini par faire taire les critiques.

Lawrence Stroll, propriétaire de Racing Point, et son fils Lance, pilote, lors des essais de Barcelone, le 19 février 2020

Crédit: Getty Images

Nicholas Latifi (Williams)

La même nationalité et même profile que Lance Stroll, en moins caricatural.
Ses résultats plaident-t-ils pour lui ?
Le Montréalais, fils du millionnaire Michael Latifi, a décroché ses premiers résultats en F2 en 2019 - un titre de vice-champion, après quatre saisons et 97 courses dans l'antichambre de la Formule 1. Peu significatifs pour en faire un pilote incontournable du peloton de l'élite.

Nicholas Latifi (Williams) lors des tests à Montmelo le 28 février 2020

Crédit: Getty Images

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