Grand Prix de Monaco - Bonus-malus : Pérez sort du tunnel, Ferrari trop naïve, Gasly très show

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GRAND PRIX DE MONACO - Red Bull a surfé sur la naïveté de Ferrari, dimanche en Principauté, où l'écurie autrichienne lui a subtilisé trois places au stand. Sans compter Max Verstappen, qui a encore joué avec les limites et la FIA. Pour le spectacle, il fallait suivre Pierre Gasly (AlphaTauri), qui a peut-être trouvé une nouvelle écurie pour l'an prochain, car Sergio Pérez va rester chez Red Bull….

"Le stratège de Ferrari c'était Latifi ? À Monaco la Scuderia a complètement craqué"

Video credit: Eurosport

La note : 2/5

Une grosse rechute après Montmelo. Quand la Formule 1 n'est pas sauvée par le DRS, elle l'est par les arrêts au stand. Une autre facette de la course qui nous fait passer la dragée de ce Grand Prix de Monaco, mais peut-être plus pour longtemps. Le promoteur du championnat du monde a raison de remettre en question le circuit dans son offre sportive actuelle. Il est urgent de le modifier pour créer une autre zone de dépassement. En plus de la sortie du tunnel qui n'a même pas rempli son rôle.

Le vainqueur : Sergio Pérez (Red Bull)

"C'était dur pour moi de reprendre mes esprits après la course, je ressentais encore l'adrénaline et toute cette énergie mis dans la course, a réagi "Checo". Entendre mon hymne national m'a touché. C'est le rêve de tout pilote de remplir cette case à Monaco. On ne gagne pas tant de fois que ça à Monaco."
Il tient effectivement la plus belle ligne de son palmarès, comme ses collègues jamais couronnés en Formule 1 mais vainqueurs au XXIe siècle : Coulthard (2002), Montoya (2003), Trulli (2004), Webber (2010, 2012) ou Ricciardo (2018).
Et c'est une sacré revanche pour celui à qui Red Bull avait passé deux consignes castratrices dimanche dernier à Montmelo. Il a piloté en n°1 pendant trois jours et a tenu ce statut jusqu'au bout. Et comme il l'avait dit samedi, il faudrait compter avec lui dans la course au titre. Ce dimanche, il est revenu à 6 points de Leclerc et 15 de Verstappen.
Et cette victoire ne ferait que conforter son équipe dans son choix. "J'ai probablement signé trop vite", a-t-il fait remarquer à son patron Christian Horner, lors de la conférence d'après-course, sur Viaplay. Des propos qui lui ont échappé car Red Bull a promis de ne pas divulguer l'identité de son deuxième pilote avant la pause estivale.

L'œil de lynx : Max Verstappen (Red Bull)

Le champion du monde n'a eu qu'une chose à faire selon lui dans cette course, et il l'a parfaitement exécutée en verrouillant sa troisième place sous le capot de la Ferrari de Charles Leclerc, en ressortant des stands au 23e tour. Pas n'importe comment, en coupant délibérément la ligne jaune, juste ce qu'il faut mais pas trop. Il faut bien le dire : il a le compas dans l'œil :
"Il fallait que je le fasse, autrement il m'aurait passé", a-t-il justifié. La direction de course n'a pas ouvert d'enquête sur le coup, mais Ferrari lui a forcé la main à l'arrivée. Sans suite, comme pour Sergio Pérez, dont la Scuderia s'est plaint de la même façon.

Le fail : Ferrari

L'écurie italienne alterne les déceptions. Une semaine après le premier abandon sur problème de fiabilité, la Scuderia s'est sabordée en se faisant coincer deux fois par Red Bull au stand. Elle aurait au moins du couvrir la menace Pérez lorsque le Mexicain est rentré au 17e tour. Deux tours plus tard, c'était déjà fichu pour Leclerc, qu'elle a fait rentrer pour rien, sinon perdre une place. La stratégie de laisser Sainz passer directement aux slicks était la bonne mais l'Espagnol est resté 12 tours derrière Albon. Comment jouer et perdre sur les deux tableaux et transformer P1 et P2 en P4 et P2.
Au championnat, l'impact est limité car Pérez a gagné. Leclerc lâche 3 points à Verstappen et Maranello 10 à Red Bull.

Le métronome : George Russell (Mercedes)

L'Anglais a pris un abonnement au top 5.

Le puncheur : Pierre Gasly (AlphaTauri)

Le Français échoue à la première place qui ne rapporte pas de point (P11), mais il a peut-être gagné un volant chez McLaren en humiliant le fantomatique Daniel Ricciardo avant le "S" de la piscine, au 13e tour. Un tour après avoir fait l'intérieur à Guanyu Zhou (Alfa Romeo) dans la descente de Mirabeau. Sans hésiter à plonger à l'intérieur, sur le bitume encore humide.

Le bonus : La décision de reporter le départ

La direction de course a eu raison de décaler le départ, prévu à 15h. L'orage a été brutal à 15h05 et il fallait éviter un carambolage.

Le malus : La direction de course

On ne peut pas toujours être bien inspiré et on partage l'étonnement d'Esteban Ocon (Alpine) suite à sa pénalité de 5 secondes pour son contact avec Lewis Hamilton (Mercedes) au virage n°1. Le Français avait presque une longueur d'avance sur la Mercedes et il a été considéré comme fautif.

Le stat : 0%

Haas avait toujours vu l'arrivée à Monaco avec ses deux voitures. La panne de Kevin Magnussen et le crash de Mick Schumacher ont mis fin à cette série.

La décla : Toto Wolff (Mercedes)

"C'est un endroit et un spectacle fantastiques mais ça serait génial que la course soit au même niveau."
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