Grand Prix de Monaco 2026 | Isack Hadjar (Red Bull), les galères et le podium miraculeux

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Une longue attente et un grand soulagement. Resté longtemps sous la menace d'une pénalité, Isack Hadjar a finalement pu conserver son podium accroché à Monaco au bout d'une course très laborieuse. Comme depuis le début de saison, le Français n'a pas été épargné par les galères. Mais il a tenu bon. Et s'est offert d'une sacrée bouffée d'air chez Red Bull.

Isack Hadjar (Red Bull) et son trophée après son podium au Grand Prix de Monaco

Crédit: Getty Images

Décidément, absolument rien ne semble se passer comme prévu pour Isack Hadjar. À Monaco, le Français a encore vécu d'innombrables galères, comme ce fut presque constamment le cas depuis l'entame de sa première saison chez Red Bull. Mais cette fois, l'issue a été positive : le pilote de 21 ans a décroché son premier podium avec l'écurie-mère.
Ce résultat est longtemps resté provisoire, le cas du pilote tricolore ayant fait l'objet de plusieurs enquêtes. L'une pour ne pas avoir respecté les distances sous le régime de voiture de sécurité, l'autre pour une suspicion d'intervention mécanique sur sa monoplace sous régime de drapeau rouge. Finalement, Hadjar a échappé à toutes les sanctions, au contraire de Pierre Gasly, qui l'avait devancé sur la ligne d'arrivée.

Au bord de la crise de nerfs

Le Parisien a surtout échappé, à plusieurs reprises, à un nouvel abandon, après avoir survécu au volant d'une RB22 dont les voyants d'alerte clignotaient comme un sapin de Noël. "Très tôt, à partir du 12e tour, j'ai commencé à avoir des problèmes de maniabilité, a-t-il souligné en conférence de presse. À un moment donné, c'est simplement devenu impossible à piloter."
Hadjar a dû sortir les coudes pour contenir George Russell, blotti dans son échappement et à l'affût du moindre comportement susceptible d'être étudié par les commissaires. "Ici, ce n'est pas comme si on pouvait se permettre de sauter la première ou la deuxième vitesse, mais c'est parfois ce que j'ai dû faire, a-t-il confié. J'ai eu des problèmes de puissance, des coupures."
Bref, tout ce qu'il faut pour faire dégoupiller un pilote que l'on a parfois senti au bord de la crise de nerfs à la radio. Le Français n'avait vraiment pas besoin de ça, après un début de saison plombé par les incidents et un week-end entamé par un heurt avec le rail lors de la première séance d'essais libres.

Comme Verstappen... et avec Hamilton

"J'ai commencé le week-end de la pire façon possible, a-t-il admis. C'est une piste sur laquelle vous cherchez à renforcer votre confiance tour après tour. Moi, j'ai perdu toute la confiance vendredi, je n'avais aucune sensation dans la voiture. J'ai fait un pas en avant samedi, je me suis donné une opportunité pour la course et ça a payé. Mais oui, j'aurais aimé que ce soit une course plus facile. J'ai été confronté à tellement de problèmes que je pensais vraiment finir en dehors des points à un moment donné."
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Isack Hadjar (Red Bull) lors du Grand Prix de Monaco

Crédit: Getty Images

Y compris en toute fin de course, lors du second départ, lorsque Hadjar a une nouvelle fois perdu beaucoup de puissance moteur, et deux positions sur George Russell et Pierre Gasly, tous deux sous le coup d'une pénalité. "Dans les virages, j'ai envoyé la voiture comme jamais je l'ai fait de ma vie pour rester à moins de cinq secondes de Pierre", a-t-il souri.
C'était le prix à payer pour arracher ce podium qui tombe à pic après une épreuve canadienne plus que laborieux. Mine de rien, cela faisait 47 Grands Prix que le deuxième pilote Red Bull ne montait pas sur la boîte. Et aucun pilote issu de l'académie maison n'y était parvenu avec l'écurie reine depuis... Max Verstappen. Cerise sur le gâteau : Hadjar y est monté aux côtés de son idole Lewis Hamilton. (Presque) un dimanche de rêve.
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