Grand Prix de São Paulo | "Je ne sais pas d'où il est sorti" : Max Verstappen (Red Bull), c'est le Brésil

Eurosport sur Google

Mémorable. S'il a sans doute perdu gros dans la course au titre, Max Verstappen a réussi un véritable exploit, dimanche, à São Paulo, en décrochant un nouveau podium alors qu'il s'était élancé depuis la voie des stands. Cette fois, le Néerlandais n'a pourtant pas été aidé par les circonstances. Ses rivaux Lando Norris et Kimi Antonelli ont été épatés. Et le public d'Interlagos a adoré.

Verstappen : "Nous prenons des risques, mais j'aime ça"

Video credit: Eurosport

Allez savoir pourquoi, Interlagos est un circuit qui finit toujours par mettre les très grands champions en évidence. C'est peut-être parce que Max Verstappen y a si souvent brillé, et de tant de manières différentes, qu'il restera un pilote à part. On ne sait pas si, dans dix, vingt ou trente ans, on parlera encore de ce podium-là, décroché miraculeusement au Grand Prix de São Paulo dimanche, puisqu'il y aura bien d'autres exploits du Néerlandais à se remémorer.
Ce que l'on peut en revanche affirmer avec certitude, c'est que le pilote Red Bull n'a pas toujours besoin de gagner pour démontrer qu'il est le meilleur. Qu'importe si ce Grand Prix l'a sans doute définitivement éloigné d'un cinquième titre de champion du monde. Il lui "suffit" de réussir ce que personne d'autre n'aurait été capable de faire.
Dimanche, Verstappen a terminé troisième à une dizaine de secondes du vainqueur Lando Norris, à quelques dixièmes du deuxième Kimi Antonelli, après s'être élancé de la voie des stands, et malgré une crevaison lente. "Avant la course, je ne pensais pas pouvoir monter sur le podium, a-t-il révélé en conférence de presse. J'envisageais la cinquième ou la sixième place, tout au plus. C'était inimaginable mais en même temps... j'avais hâte."

Le public a scandé son nom

Le champion du monde en titre est une référence mais il n'est sans doute jamais aussi fort que lorsqu'il est au pied du mur. Voilà pourquoi durant sa carrière, il est déjà parvenu à monter sur la boîte en s'élançant depuis toutes les positions sur la grille (et même depuis la voie des stands, donc), à l'exception des 11e, 12e*, 13e et 19e.
"Nous prenons des risques, et j’aime ça, j'aime essayer de toujours faire mieux", a insisté le pilote de 28 ans. Dimanche, il fallait voir Lando Norris s'interroger sur la présence du champion du monde à ses côtés, alors que la diffusion des temps forts de la course lui montrait qu'il avait dû effectuer un premier arrêt prématurément en raison d'une crevaison. "C'était une belle victoire, mais vu la vitesse de Max aujourd'hui, je suis déçu que nous n'ayons pas été plus rapides", a admis le Britannique, un peu perplexe.
"Honnêtement, je ne sais pas d'où il est sorti, avait commenté à chaud Antonelli, après avoir dû lui résister dans les derniers tours. Je ne l'ai pas vu venir." Personne n'aurait été capable d'imaginer ce scénario. Pas même le public brésilien, pourtant relativement habitué à voir les grands champions bâtir leurs exploits à Interlagos. Dimanche, si un possible nouveau champion du monde est monté sur la plus haute marche du podium, devant eux, c'est bien le nom de Verstappen qu'ils ont scandé lorsque "God save the King" a retenti.
*Verstappen ne s'est jamais élancé depuis la 12e place sur la grille de départ durant sa carrière.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité