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Grand Prix de Singapour - Bonus-malus : Un Pérez retrouvé et quatre champions du monde à la rue
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Publié 03/10/2022 à 00:06 GMT+2
GRAND PRIX DE SINGAPOUR - Les premiers seront les derniers, et inversement ! Nulle part à Monza, Sergio Pérez (Red Bull) a redoré son blason en triomphant dans l'endroit le plus hostile du championnat du monde 2022, dimanche. En se jouant mieux que quiconque des conditions difficiles, et spécialement les quatre champions du monde pas vraiment à la fête.
Sergio Pérez (Red Bull) au Grand Prix de Singapour 2022
Crédit: Getty Images
Note : 1/5
Un podium décidé au départ, des incidents en pagaille et une overdose de voitures de sécurité (3 virtuelles, 2 réelles). Deux heures interminables, aussi pénibles pour les spectateurs que les pilotes.
Le vainqueur : Sergio Pérez (Red Bull)
Le roi des circuits en ville, c'est lui. Après Monaco, il a mis l'autre tracé le plus urbain du championnat du monde sur son CV, en surfant sur les problèmes de son coéquipier. En ballottage défavorable depuis Spielberg cet été, indigne d'une Red Bull à Monza, il refait surface de façon spectaculaire, en menant tous les tours, ce que peu de pilotes avec quatre victoires à leur palmarès ont fait.
"Je pense que c'était ma toute meilleure performance, j'ai contrôlé toute la course, même si elle était assez compliquée", a réagi le "meilleur pilote du jour."
Si sa pénalité de 5 secondes, pour non-respect des dix longueurs de voiture à ne pas dépasser derrière la voiture de sécurité, ne l'a pas privé de la victoire, il écope quand même d'une réprimande et deux points sur sa superlicence.
Ce succès prouve en tout cas qu'il s'accroche, qu'il est prêt à remplir le troisième objectif de Red Bull Racing cette saison : signer le doublé chez les pilotes, en plus des deux titres mondiaux.
A qui perd gagne : Ferrari
Il y a toujours quelque chose pour empêcher Charles Leclerc de gagner d'une pole position. "Toujours", parce que ça fait six fois de suite. Pourtant, là, ni stratégie hasardeuse ni casse moteur ou faute de pilotage. La piste était simplement moins adhérente sur la ligne impaire de la grille, et Lewis Hamilton (Mercedes) et Fernando Alonso (Alpine) l'ont vu comme lui.
Il n'a pas grand-chose à se reprocher, il a sollicité de suite ses "medium" pour rester dans la zone DRS de Sergio Pérez (Red Bull), et en est sorti définitivement sur une petite perte de contrôle. Un après-midi cependant bien meilleur que Carlos Sainz, qui a montré les muscles à Lewis Hamilton (Mercedes) au virage n°1, et s'est retranché dans un pilotage défensif.
Au final, Ferrari se donne de l'air, avec désormais 66 points de marge sur Mercedes, passé à côté de son sujet.
Ceux qu'on n'avait pas vu (re)venir : Lando Norris et Daniel Ricciardo (McLaren)
La stratégie de Woking consistait à faire aller le plus loin possible avec les "intermédiaire", en espérant une voiture de sécurité. Quand elle est apparue au 36e tour, une grande partie du peloton venait juste de passer dans la pitlane. Lando Norris et Daniel Ricciardo ont eu un arrêt gratuit au 37e passage, et l'équipe a poussé le bouchon jusqu'à mettre des "tendre" sur la voiture de l'Australien. P4 et P5, et 22-0 face à Alpine. Une vraie claque !
Le prisonnier : Max Verstappen (Red Bull)
Le Néerlandais n'aurait pas survécu au départ s'il ne l'avait abordé avec un minimum de prudence. Ça s'est traduit par une perte de 4 places, beaucoup de patience dans le trafic (Alonso, Norris) jusqu'à l'erreur du 2e restart, dans les roues de la McLaren n°4. Obligé à un 2e arrêt, il a quand même doublé Hamilton et Vettel dans les trois derniers tours.
A la dérive : Lewis Hamilton (Mercedes)
On l'a beaucoup entendu à la radio, et chez lui on sait ce que ça veut dire. C'est vrai, Carlos Sainz lui a fait plein de misères (le départ, break test au 30e tour) et à l'entendre rien n'allait. Et de quel pneu parlait-t-il s'il ne fallait pas lui mettre les "intermédiaire" pour démarrer la course ?
Son tout droit dans les TecPro au 33e tour a été l'erreur de trop. P9, il a souffert d'un manque de grip tout le week-end, et c'est là-dessus que Mercedes doit travailler.
Le mal payé : Sebastian Vettel (Aston Martin)
On rêvait d'un beau résultat pour le pré-retraité, recordman des victoires (5) à Singapour. L'Aston Martin en avait le potentiel, comme l'a prouvé Lance Stroll (6e). L'Allemand s'est même fait chiper la 7e place par Max Verstappen (Red Bull) dans le dernier tour.
Le bonus : Lance Stroll (Aston Martin)
Son deuxième top 6 en deux saisons. Un petit boost au moral bienvenu à quelques semaines de l'arrivée de Fernando Alonso…
Le malus : Alpine
Triste 350e pour Fernando Alonso et premier double abandon qui fait mal au championnat du monde, puisque les Bleus perdent la quatrième place chez les constructeurs au profit de McLaren.
Le chiffre : 11
Red Bull reste sur 11 podiums à Singapour.
La déclaration : Toto Wolff (Mercedes)
"Cette saison nous a donné plusieurs leçon, et c'en est une nouvelle. Notre lutte pour la deuxième place du championnat du monde est devenue nettement plus dure."
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