Grand Prix de Singapour - "Des fautes stupides" mais "pas besoin de changer" : fautif à Bakou, Oscar Piastri (McLaren) imperturbable
Mis à jour 03/10/2025 à 01:14 GMT+2
Oscar Piastri a bien compris, et il a tourné la page. À la veille des premiers essais, à Singapour, le n°1 mondial australien de McLaren a assuré avoir digéré tranquillement ses nombreuses erreurs de Bakou, il y a deux semaines. Et qu'il n'appréhende pas ce qui l'attend ce week-end.
Fiasco à Bakou : Piastri et les raisons d'un "Grand Prix à l'envers"
Video credit: Eurosport
Un contact franc avec un mur, des crashes aussi grossiers qu'éliminatoires en qualification et en course, surprenant pour un n°1 mondial : Oscar Piastri a tout fait à l'envers, il y a deux semaines à Bakou. Mais la leçon a été retenue, et tout ceci est derrière lui ; c'est en tout cas ce qu'il a voulu faire passer comme message jeudi, à la veille du Grand Prix de Singapour, la 18e des 24 manches du championnat du monde.
L'Azerbaïdjan a été une sorte de preuve par l'absurde, l'exception qui confirme la règle dans une saison jusque-là maîtrisée depuis la 5e course, le 20 avril, au soir du Grand Prix d'Arabie saoudite. Moment où il est devenu le patron du peloton.
À l'entendre, ce Grand Prix disputé en Asie, dans la cité-Etat, est juste celui de l'après, celui qui va le remettre dans le sens de l'histoire, lui redonner l'autorité qu'il a perdue depuis Zandvoort, le 31 août ; riche de ce genre expériences qui servent à apprendre.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/23/image-df7435ae-48be-4316-ae8a-364e630928b0-85-2560-1440.jpeg)
Verstappen maudit, McLaren champion ? Tout savoir sur Singapour
Video credit: Eurosport
"C'était agréable d'avoir quelques jours de repos pour se détendre et se ressourcer, a déclaré l'Australien à formula1.com, jeudi. La semaine a été productive, concentrée sur ce week-end, en essayant de revenir à ce que nous savons faire. Évidemment, je ne veux pas répéter ce qui s'est passé à Bakou, mais des erreurs, ça arrive. Je suis humain, au bout du compte. Ça arrive. Peu importe s'il s'agit de rater un point de corde, bloquer les roues, voler un départ ; l'important, c'est d'en tirer des leçons et de progresser, et j'ai l'impression d'y être parvenu pendant cette semaine de repos."
C'est comme ça qu'on gagne le championnat
Pas question de culpabiliser, donc. À 24 ans, dans sa troisième saison en Formule 1, il revendique un droit à se tromper. "J'ai juste attaqué un peu trop en qualif, ça arrive, tempère-t-il. Je pense que pour ce qui est de la course, l'accident est probablement lié au départ. Ce n'est jamais facile de se remettre d'un départ comme celui-là en si peu de temps."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/23/image-9b6e881d-688f-4daf-9294-bc1c174df159-85-2560-1440.jpeg)
Verstappen "doit rentrer dans la tête de Piastri" pour croire encore au titre
Video credit: Eurosport
"J'ai beaucoup appris de tout ça", mais "rien de révolutionnaire" assure-t-il. Pour s'appesantir sur ses doutes à la façon d'un Lando Norris, il faudra repasser. "Je pense que c'est juste des fautes stupides, coupe-t-il. Je n'ai pas l'impression de devoir changer ma façon d'aborder les choses". Le fait de mener le Mondial avec 25 points de marge sur son coéquipier et 69 sur Max Verstappen (Red Bull) en est la preuve irréfutable. "Ce que j'ai fait jusqu'à présent fonctionne plutôt bien", confirme-t-il.
"Je sais que quand je pilote de mon mieux et que je donne le meilleur de moi-même, je suis plus que capable de gagner des courses, et c'est comme ça qu'on gagne le championnat. C'est ce sur quoi je suis concentré." Réputé punitif, le circuit de Singapour va apporter une réponse très instructive sur son habileté de rebondir après ce rare coup d'arrêt.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité