Ferrari a vécu une course contrastée avec les troisième et quatrième places de Sebastian Vettel et Charles Leclerc, dimanche au Grand Prix de Turquie. Parti 11e, l'Allemand a terminé troisième, signant son 121e podium en carrière, son premier depuis plus d'un an en octobre 2019 à Mexico. Suite aux déboires de Charles Leclerc, bien remis d'un mauvais départ mais tombé dans le piège d'un freinage raté au tout dernier moment, en voulant passer le deuxième, Sergio Pérez (Racing Point).

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"Certaines courses sont spéciales, lors desquelles tout peut arriver, a rappelé Sebastian Vettel. Aujourd'hui a confirmé que j'ai une relation spéciale avec l'Istanbul Park. On peut dire que ma carrière en Formule 1 a commencé ici et qu'au cours d'une saison vraiment difficile, j'y ai décroché mon premier podium."

"Le premier tour a été incroyable : je suis bien parti, et avec les pneus 'pluie' j'avais du grip, a-t-il ensuite raconté. Puis, en passant aux 'intermédiaire", j'ai un peu plus galéré. Je pense que le fait qu'il y avait moins d'eau m'a aidé et j'étais vraiment rapide. Dans les derniers tours, j'ai rattrapé Charles et Pérez en bagarre. Charles a passé la Racing Point mais il a bloqué les roues au virage n°12, je suis donc allé à l'intérieur et j'ai raté de peu la deuxième place. Je suis déçu pour lui et je peux comprendre qu'il est en colère car, à beaucoup de points de vue, je me suis reconnu en lui. Mais très bientôt, ce jour n'aura plus aucune importance dans sa tête. Il a fait une super course."

"J'ai été aussi stupide qu'à Bakou"

"Je me suis extrêmement déçu, a quant à lui déclaré le pilote de la Principauté. J'ai loupé le dernier virage et il n'y a pas grand-chose à dire de plus, parce qu'à la fin c'est le résultat qui importe."

"Mon départ a été mauvais de la partie sale de la piste, mais après ça s'est arrangé, a-t-il poursuivi. En milieu de course nous étions extrêmement rapides et j'ai fait du bon boulot pour revenir sur le groupe de tête qui était plusieurs secondes devant. Mais j'ai tout mis à la poubelle à la fin." Ce qui l'a fait pester comme rarement dans son tour d'honneur. "J'ai fait un boulot de m… quand ça compte", a-t-il répété à la radio. "J'ai été aussi stupide qu'à Bakou", a-t-il ajouté, en référence à son crash en qualification, en 2019.

"Je suis désolé pour l'équipe, car nous aurions pu finir deuxième, a-t-il déploré. D'un autre côté, je suis ravi pour Seb qui avait eu une saison difficile jusque-là et qui mérite complètement son premier podium."

Tout n'est pourtant pas négatif pour le pilote de la Principauté, qui reste cinquième du Championnat du monde, à trois points du nouveau quatrième, Sergio Pérez (Racing Point).

Sur les talons de Renault au championnat

"Nous savions que dans ces conditions la course irait à ceux qui commettraient le moins d'erreurs, a dit Mattia Binotto, le directeur d'équipe. Dans l'ensemble, le team a fait du bon boulot, particulièrement en termes de stratégie. Nous avons fait des choix courageux au bon moment. Dans la nuit de samedi à dimanche, nous avons travaillé très dur ici et à Maranello pour comprendre pourquoi nos pneus n'avaient pas fonctionné et cet effort collectif a payé, autant en 'pluie' qu'en 'intermédiaire' ".

"C'est particulièrement plaisant que Sebastian termine dans le top 3, a ajouté le patron italo-suisse. Il a fait une belle course, et surtout un fantastique départ. Charles a été très rapide la majeure partie de la course. Sans son départ et sa glissage dans le dernier tour, il aurait fini deuxième, mais il a quand même fait une super course."

Et d'insister sur le regain de forme des Rouges, toujours sixièmes au Mondial Constructeurs, mais à six points de Renault. "Nous avons regagné du terrain au championnat du monde Constructeurs, mais l'écart à combler reste significatif, a-t-il rappelé. A Istanbul, nous avons confirmé que nous avons fait des progrès depuis Monza. Nous voulons continuer lors des trois dernières courses." Avant d'avoir un mot laudatif pour l'homme du jour : "Pour finir, je veux féliciter Lewis pour son très mérité titre Pilotes, qui signifie qu'il égale Michael Schumacher."

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