GP des Pays-Bas : Le souvenir de 2007, les égos de Piastri et Norris à gérer : comment McLaren se prépare (aussi) à perdre

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La Formule 1 reprend ce week-end aux Pays-Bas après trois semaines de pause estivale pour les dix derniers Grand Prix de la saison 2025. Soit autant de duels entre Oscar Piastri et Lando Norris, les deux pilotes McLaren qui dominent le championnat. Au bout du chemin à Abu Dhabi, un premier titre de champion du monde pour l'un, une déception immense pour l'autre. Et un casse-tête pour McLaren.

Duel Norris - Piastri : comment McLaren a posé des garde-fous

Video credit: Eurosport

Mieux vaut prévenir que guérir, pourrait vous dire un parent un peu inquiet ou… Zak Brown, le directeur de l'écurie McLaren F1. Il a beau répéter dès qu'il en a l'occasion qu'il "considère toujours que d'autres pilotes sont encore dans la course" pour remporter le titre pilote de Formule 1, l'Anglais sait qu'il s'approche d'une situation très délicate à gérer, et commence à l'anticiper. Ses deux pilotes, Oscar Piastri et Lando Norris, sont les deux leaders du championnat du monde depuis le début de la saison, et ont quasiment 100 points d'avance sur Max Verstappen, troisième et résigné.
La saison reprend ce week-end à Zandvoort (Pays-Bas) après trois semaines de pause estivale et c'est désormais quasiment une certitude : c'est l'un de ses deux protégés qui sera couronné d'un titre mondial pour la première fois à Abu Dhabi en décembre. Cela implique de deux choses l'une : le plus beau jour de la vie de l'un sera le pire de l'autre. Et le deuxième sera bien plus difficile à gérer que le premier. Alors McLaren commence à prévoir. Zak Brown pour The Race : "Nous allons bientôt nous asseoir autour d'une table pour leur dire : 'Ok, si l'un de vous deux va gagner, c'est que l'un de vous va perdre. Comment voulez vous que l'on gère ça ? Est-ce que vous voulez qu'on saute dans tous les sens pour célébrer le vainqueur ?"
L'extension logique des 'papayas rules', finalement, ces accords tacites passés entre l'écurie et ses deux pilotes jurant de rester des gentlemen durant leurs batailles en piste. Une entente dont on n'avait quasiment jamais parlé, ou presque, avant la fin de la saison dernière. Et qui, ironiquement, surgit de plus en plus à mesure que les deux hommes se rapprochent des limites définies. Lando Norris l'a brisé une première fois en cassant son aileron avant et sa suspension sur la roue arrière de son coéquipier au Canada. Oscar Piastri en est passé proche par deux fois, en se fendant de 'divebombs' quasi-suicide le forçant à bloquer les roues derrière son partenaire en Autriche et en Grande-Bretagne.
Ça ne nous effraie pas
C'est avec tout cela en tête que Zak Brown pense à l'après. Parce qu'une des forces de son équipe est la bonne camaraderie – du moins en apparence – de ses deux pilotes et qu'à ce niveau d'enjeu il suffirait de peu pour tout faire voler en éclats. Son équipe l'a même déjà vécue, il y a maintenant 18 ans : "On sait que les conséquences pourraient être les mêmes qu'en 2007" assumait-il ainsi avant le Grand Prix de Hongrie au début du mois. Cette année-là, McLaren-Mercedes n'avait pas su sur quel pied danser entre son double champion du monde Fernando Alonso et le rookie Lewis Hamilton… et avait tout perdu. Pour un point, ni l'un, ni l'autre n'avait été sacré et c'est Kimi Räikkönen qui avait été titré.
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Le grand bluff : comment Norris a piégé Piastri pour la victoire

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C'est aussi pour cela que, malgré le gouffre qui sépare ses machines de la concurrence, il continue de penser que ses pilotes ne sont pas seuls au monde. Il y a un traumatisme à effacer. Même si cette année semble différente en tout point. Le risque concerne désormais plutôt l'ambiance en interne en 2026, et les reproches qui pourraient surgir de la déception : "Nous connaissons le risque de ne pas unir nos forces derrière un seul pilote, mais nous donnerons à Oscar et Lando les mêmes opportunités de se battre en piste pour le championnat du monde" a ainsi déclaré Zak Brown début août dans une lettre ouverte diffusée par McLaren.
Une façon d'être le plus juste possible envers ses deux pilotes et d'éviter de frustrer un égo, ou simplement de mettre la poussière sous le tapis ? Le directeur de l'écurie et ses équipes savent que des incidents surviendront quasiment certainement entre ses deux pilotes : "On le sait, ils le savent. Ça ne nous effraie pas" a essayé de rassurer Zak Brown. Ça ne lui fait pas peur... tant qu'il n'y a pas d'eau dans le gaz entre les deux hommes. Comprendre : jusqu'à ce que l'un des deux percute volontairement l'autre. Il est là le scénario du pire pour McLaren. Et celui-ci est très difficile à prévenir, et encore plus à guérir.
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