Formule 1 I "Je n'ai rien à perdre, tout à gagner" : George Russell a envoyé un message à Kimi Antonelli à Zandvoort

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George Russell accomplit un week-end presque parfait, à Zandvoort, où il a décroché la deuxième place des qualifications, derrière Lando Norris, après avoir remporté la course sprint. De quoi pousser Kimi Antonelli à une "prise de conscience", selon les dires de l'Italien, qui voit que tous n'attendent que la fonte de son avance au championnat. Russell en tête de liste. 

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Assisterait-on à la mise à jour d'un George Russell qui s'était perdu ? Le néo-fiancé trouve à Zandvoort le moyen de rappeler qu'il existe, qu'il faut encore compter sur lui pour le titre et dans la lutte face à son jeune lion de coéquipier. Dans la foulée de sa pole position sprint du vendredi, l'Anglais a transformé l'essai pour s'imposer lors de la petite course du week-end. Il s'élancera de la première ligne, dans le sillage de Lando Norris, lors de la grande joute du dimanche. Devant Kimi Antonelli, comme depuis 48 heures. 
D'un bout à l'autre de la course sprint, samedi, Russell, parti premier, a tenu la baraque Mercedes en tête. La sienne a surpassé la Ferrari de Charles Leclerc, autre heureux de devancer son coéquipier, et la McLaren de Lando Norris. Antonelli, quatrième, n'a perdu que trois points sur son coéquipier. Mais c'est encore Russell qui a devancé son homologue en qualifications, samedi après-midi (2e et 3e). Plus que du poil à gratter. 
La pression est retombée
George Russell, façon footballeur rodé à l'exercice, ira combler son retard "course par course", comme il le soulignait samedi soir en conférence de presse. "Je ne vais pas venir ce week-end et dire que tous les problèmes sont résolus. Je pense que j'ai opéré quelques gros changements avant Barcelone, et j'ai connu des bonnes courses, à Barcelone et en Autriche. Après, à Silverstone et Spa, nous avons eu un problème de moteur, et je n'étais juste pas compétitif à Budapest. Donc, je pense que ça n'a pas été un parcours sans encombre cette saison, avec tous les problèmes que l'on a rencontrés."
Son esprit torturé autrefois par l'enjeu d'un premier titre aurait trouvé le repos, à entendre l'Anglais savourer. "J'ai l'impression qu'après la trêve, je me sens beaucoup plus détendu. Je n'ai pas l'impression d'avoir quoi que ce soit à perdre. La pression est retombée. Je vais simplement prendre le départ, profiter de la course, et je n'ai même pas vraiment l'impression d'être en compétition. Je n'ai rien à perdre, j'ai tout à gagner. C'est donc l'état d'esprit dans lequel je me trouve, et je pense que cela va m'aider. Je prends simplement du plaisir à piloter."

Encore 53 points d'avance pour Antonelli

Russell se retrouve malgré lui dans une position de chasseur longue-distance. Après la course sprint, samedi, Antonelli comptait encore 53 points d'avance sur son dauphin… Lewis Hamilton. Lui-même trois points devant Russell avant le Grand Prix. Et si l'Italien se sait chassé, il ne compte pas plier le premier. "Je ne ressens aucune pression supplémentaire, prévenait-il samedi. Mais c'était une très bonne prise de conscience ce week-end, que l'on ne doit jamais baisser sa garde. Parce que quand vous le faites… J'ai commis une erreur hier, et aujourd'hui, j'ai commis une autre erreur en Q3."
En qualifications sprint, Antonelli avait détaillé la présence de "trous" dans le plancher de sa machine. "Je suis rentré un peu trop vite dans le dernier virage du tour et j'ai perdu l'arrière, ce qui m'a emmené dans les graviers." L'Italien n'a pas levé tous ses doutes, le lendemain, et l'arrière de sa voiture l'a encore embêté. Cette fois, Antonelli est entré trop lentement dans le premier virage. Ce qui lui a coûté "beaucoup de temps", selon ses dires, et donc sa place sur une première ligne promise aux Britanniques (Lando Norris 1er, George Russell 2e). 
Toujours pas de pression pour autant, à l'entendre le marteler. Que l'on n'aille pas trop vite s'en inquiéter. "Donc, ce n'est pas que je conduis plus tendu, rappelait Antonelli, mais j'ai juste la sensation que c'est le week-end d'une prise de conscience. Il faut juste que les choses soient bien exécutées au bon moment." George Russell y parvient mieux, ce week-end, mais avant la course du dimanche. Attendons le juge de paix.
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