"Ma meilleure course"

Jenson Button (McLaren) était irrésistible en fin de course, dimanche à Montréal. Victorieux pour la première fois depuis avril 2010, il a pris un énorme plaisir à fondre sur Sebastian Vettel (Red Bull) pour arracher la victoire dans le dernier tour.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Pouvez-vous partager avec nous vos impressions, après une course aussi folle ?
Jenson Button : Je ne sais vraiment pas quoi dire. Cela a été trois heures (en fait quatre, NDLR) très émouvantes depuis le départ. Il y a eu l'accident avec Lewis (Hamilton, son coéquipier). Je ne pouvais rien voir quand il était à côté de moi. Je me suis excusé auprès de lui. Et à partir de ce moment, ça a été une bataille. J'ai reçu une pénalité (l'obligeant à passer par les stands sans s'y arrêter) pour avoir roulé trop vite derrière la voiture de sécurité. J'ai donc dû tracer mon chemin trois fois.
Et quid de ce dépassement final sur Sebastian Vettel ?
J.B. : Dans le dernier tour, je chassais Seb, il est parti large sur la partie mouillée du circuit et j'ai saisi l'opportunité. C'était une course fantastique. Même si je ne l'avais pas gagnée, je l'aurais appréciée. C'est assurément l'un de ces Grands Prix durant lesquels tu es nulle part, et finalement quelque part. Sans le DRS (l'aileron arrière ajustable), je n'aurais pas pu le dépasser. Ou alors peut-être dans le dernier virage, parce que je revenais fort. Mais cela aurait été délicat. Je prends volontiers ce succès, surtout après Monaco, qui était aussi une bonne course pour moi (qu'il avait pourtant terminé 3e alors qu'il semblait en mesure de gagner, handicapé par plusieurs neutralisations du GP). C'est bien d'avoir un peu de chance.
Le côté saccadé de la course ne vous a-t-il pas dérangé ?
J.B. : Il m'a semblé passer plus de temps dans mes stands qu'en piste. Les gars ont fait du super boulot en termes de stratégie. A certains moments, cela nous a vraiment souri. On est repassé en pneus slicks au meilleur moment. La voiture fonctionnait super bien dans ces conditions compliquées. J'ai adoré me faufiler dans le peloton. Se battre pour remonter est presque aussi bon que de remporter une course. C'était un super GP pour le public canadien. Monter sur le podium était déjà un résultat exceptionnel. Mais lutter jusqu'à l'ultime position... C'est définitivement ma meilleure course.
Rejoignez Plus de 3M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité