Button, quel finish !

Malgré six passages dans les stands, Jenson Button (McLaren) a remporté un GP du Canada mouvementé. L'Anglais devance Sebastien Vettel (Red Bull), qu'il a passé dans le dernier tour. Au championnat, Vettel compte désormais 60 points d'avance sur son nouveau dauphin qui n'est autre que... Button.

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Crédit: Eurosport

Finalement, ça valait le coup d’attendre. Au terme d’un Grand Prix du Canada qui aura été neutralisé pendant plus de deux heures en raison des trombes d’eau qui se sont abattues sur Montréal, Jenson Button (McLaren) a eu le dernier mot. Revenu du diable vauvert et passé à six reprises dans la pit lane (dont un drive through), le champion du monde 2009 a eu raison de son successeur, Sebastien Vettel (Red Bull), qui avait pourtant dominé le GP de la tête et des épaules. Sous pression dans le dernier tour, le leader du championnat est parti à la faute et a laissé passer Button. Deuxième au final, l'Allemand réalise tout de même la bonne opération du week-end puisqu'il compte désormais 60 unités d'avance sur son premier poursuivant, qui n'est autre que Jenson Button. Lewis Hamilton, dauphin de Vettel avant d'arriver au Canada, est désormais 4e. Sa course a duré sept tours. Le temps d'un accrochage avec... Button.
"C'est exceptionnel. J'adore Montréal !", a hurlé Button à la radio, avant de se jeter dans les bras de ses mécaniciens à peine sorti de sa monoplace. Une joie on ne peut plus compréhensible, au terme d'une course qui l'a vu passer par toutes les émotions. Jenson Button n'avait pas encore gagné cette saison. Les caprices des cieux ainsi que son panache lui ont permis d'ouvrir son compteur en 2011. "Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a été une course avec pas mal de hauts et de bas, a reconnu Button, les larmes aux yeux. C'est assurément ma meilleure course, dans des circonstances spéciales. A un moment, on aurait pu croire que c'était fini. Mais on a fini par gagner", s'est-il réjoui. Sebastian Vettel, lui, peut maudire cette météo fantasque qui l'a privé d'une sixième victoire en sept grands prix. "J'ai mené toute la course. Sauf le dernier tour", a-t-il regretté, un brin fataliste. Vettel peut néanmoins se consoler en se disant qu’il a marqué dix-huit unités de plus que Lewis Hamilton (McLaren) et Fernando Alonso (Ferrari), qui quittent le Québec sur un zéro pointé.
Plus de deux heures d'interruption !
Partie à l'heure prévue, l'épreuve a été neutralisée 45 minutes plus tard pour cause de déluge. L'interruption a duré plus de deux heures, retardant considérablement l'arrivée des concurrents. Les quatre autres neutralisations de la course, provoquées par autant d'accidents, ont aussi bien ralenti le rythme des débats. Tout comme elles ont permis aux concurrents de Vettel de revenir à chaque fois dans son sillage. Et à Button de finalement le dépasser.
Webber, frappé par une malchance tenace tout le week-end (panne de Kers, de volant, tête-à-queue au départ après une touche avec Hamilton), finit par monter sur le podium. L'Allemand Michael Schumacher (Mercedes) a enfin réalisé la course qu'on attendait de lui. Sa 4e place après avoir été un temps 2e montre qu'il retrouve enfin son niveau, après plusieurs courses prometteuses. "Schumi" devance le Russe Vitaly Petrov, 5e dans une Renault en manque de performance et le Brésilien Felipe Massa (Ferrari), qui a dérobé sur la ligne d'arrivée la 6e place au Japonais Kamui Kobayashi (Sauber, 7e). L'Espagnol Jaime Alguersuari (Toro Rosso) est 8e, devant le Brésilien Rubens Barrichello (Williams, 9e) et le Suisse Sébastien Buemi (Toro Rosso, 10e).
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