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Sanctionné par erreur, Daniil Kvyat (Toro Rosso) dénonce un "putain de cirque"
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Publié 12/06/2017 à 16:58 GMT+2
GRAND PRIX DU CANADA - Daniil Kvyat (Toro Rosso) a fustigé les commissaires dimanche pour une pénalité erronée, corrigée avec une autre sans le moindre égard.
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Daniil Kvyat était passablement énervé à la fin de son Grand Prix du Canada. Pas parce qu'il avait dû abandonner, mais parce que les commissaires de la FIA l'avait obligé à passer deux fois dans la pit lane pour purger une sanction.
Le moteur de sa Toro Rosso calé au moment du tour de formation, le Russe a décollé de la grille après la meute et n'a pas eu le temps de rejoindre sa position de départ à temps. "Je devais rattraper le peloton avant la ligne de voiture de sécurité et je n'y suis pas parvenu", a-t-il expliqué.
Les commissaires de la FIA lui ont d'abord infligé un drive through, qu'il a purgé, avant de réaliser qu'ils n'avaient pas appliqué la bonne sanction. Ils devaient lui administrer un stop and go et ils ont corrigé le tir avec dix secondes de pénalité supplémentaire.
"Ils ont un boulot à faire, qui de mon point de vue n'est pas difficile, et ils ne sont pas capables de le faire correctement", a pesté le pilote, d'humeur massacrante. "Ils dormaient visiblement dans leur bureau, ils avaient peut-être besoin d'un café."
"Non, désolé, c'est comme ça"
"Ils devraient bannir cette règle stupide. Qui est pour ? Sommes-nous des chauffeurs de taxi ou des pilotes de Formule 1 ? Je ne comprends pas ça. C'est un cirque, un putain de cirque !", a-t-il ajouté.
"Je vais en parler à Charlie [Whiting, le directeur de course]", a-t-il repris. "Ça m'énerve vraiment. Je vais peut-être m'isoler parce que je suis en surchauffe là et que je ne veux pas de méprise avec aucun d'eux, et je ne suis pas sûr que ce soit le fait de Charlie. D'abord, je dois savoir qui fait ce boulot. Tout ce que je sais, c'est que mon team manager a argumenté pendant dix tours avec la FIA pour ne pas avoir d'autre pénalité et qu'ils ont dit : 'Non, désolé, c'est comme ça.' "
Concernant l'incident initial, Franz Tost, le directeur d'équipe de la Scuderia, a été clair : "Un moteur ne devrait jamais caler et il doit y avoir une solution technique pour éviter ça".
L'ironie du sort est que lors de son arrêt au stand incluant la pénalité, la monoplace n°26 a rencontré un problème de fixation d'écrou à l'arrière droit qui a conduit à son retrait.
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