Ferrari peut garder Sebastian Vettel ! En tordant le cou à la rumeur de sa prochaine retraite, jeudi à Montréal, l'Allemand avait rappelé avec amusement que la Scuderia pouvait tout aussi bien le virer, à tout moment. Ni l'une ni l'autre des parties n'en arrivera à cette extrémité. Samedi, la SF90 a prouvé que son moteur pouvait compenser un châssis insuffisant, et le pilote a montré sa motivation en terrassant Lewis Hamilton (Mercedes) de 0"206 pour la pole position du Grand Prix du Canada, et en reléguant son coéquipier Charles Leclerc, troisième, à 0"680.

Grand Prix du Canada
Pénalité de Vettel à Montréal : la FIA rejette les arguments de Ferrari
21/06/2019 À 15:06

Sebastian Vettel n'avait qu'une chose à soigner, sa Vmax dans la ligne droite du retour du Circuit Gilles-Villeneuve, et il l'a fait à la perfection. Depuis vendredi, il a tiré parti de la puissance de son V6, réputé le plus puissant, en se signalant régulièrement comme le meilleur dans le secteur 3 du tracé. Quand ce n'était pas son voisin de garage. Sur le circuit québécois de freinage et d'accélération, la Ferrari colle environ une demi-seconde à la Flèche d'argent, selon la propre estimation de Lewis Hamilton.

https://i.eurosport.com/2019/06/08/2610752.jpg

Leclerc un peu perdu

Comme pour éluder le sujet, Sebastian Vettel a insisté sur l'intensité de son duel avec le quintuple champion du monde britannique. "Il est sacrément bon en qualification, dur à battre", a rappelé le pilote désormais à la tête de 56 pole positions. "Je suis encore plein d'adrénaline. Vous savez, quand on sent que la voiture s'améliore, que le grip arrive... Ce tour était l'un de ceux qu'on fait parfois. C'était vraiment, vraiment, vraiment agréable. J'ai adoré."

"Je suis vraiment très content pour le team car les dernières semaines, les 17 dernières courses (depuis le Grand Prix d'Allemagne 2018) ont été éprouvantes pour nous", a ajouté Vettel. "C'est une surprise pour nous aussi, une bonne surprise", a réagi Mattia Binotto, le directeur d'équipe et directeur technique de la Scuderia.

Sonné, Charles Leclerc (Ferrari) en est resté aux suppositions. "J'ai galéré avec la voiture, le set-up peut-être…", a avancé le Monégasque, qui aimerait oublier son précédent week-end, chaotique, à domicile. "J'étais pas mal en Q1 mais je n'ai ensuite pas suivi l'évolution de la piste, et c'est plus la piste qui était meilleure (en grip). Je dois donc travailler là-dessus, les réglages, pour essayer d'avoir le set-up adéquat pour le dernier chrono en Q3. Aujourd'hui, j'ai galéré en Q3", a-t-il répété. "Bravo à Seb, il la mérite complètement."

Grand Prix du Canada
Ferrari demande la révision de la pénalité de Vettel
17/06/2019 À 18:55
Grand Prix du Canada
Pénalité de Vettel : pas d'appel de Ferrari, mais un autre recours envisagé
14/06/2019 À 08:35