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Vettel s'insurge contre sa pénalité : "Je n'ai rien fait de mal"

Vettel s'insurge contre sa pénalité : "Je n'ai rien fait de mal"

Le 10/06/2019 à 00:42Mis à jour Le 10/06/2019 à 10:37

GRAND PRIX DU CANADA - Sebastian Vettel (Ferrari) s'est insurgé contre la pénalité de cinq secondes qui l'a fait rétrograder de la première à la deuxième place finale, dimanche, arguant qu'il avait subi les conditions de son retour controversé en piste, au virage n°4, lors du 48e des 70 tours de course.

Du pur Vettel. Dimanche, l'Allemand s'est indigné sur le coup comme il sait si bien le faire à la radio, face à ce qu'il estimait une décision injuste. Emanuele Pirro, représentant des pilotes auprès des commissaires sportifs à la direction de course du Grand Prix du Canada, venait de juger coupable d'une manœuvre imprudente à son retour en piste au n°4, au 48e tour du Grand Prix du Canada, dimanche.

"Il faut être aveugle pour penser qu'on peut sortir dans l'herbe et contrôler où on va. (...) C'est injuste !", a-t-il répété dans son tour de décélération, à l'arrivée. Sans pouvoir ramener sa Ferrari dans le parc fermé, côté de la Mercedes de Lewis Hamilton, vainqueur officiel, et de l'autre "rossa", de Charles Leclerc, troisième. Puis il y a eu le fameux épisode du remplacement du panneau "P1" devant la Flèche d'argent par le "P2" qui lui était dévolu, quelques propos convenus dans la cool room avec un Lewis Hamilton compatissant et ce partage symbolique de la 1re marche du podium, à l'invitation du Britannique.

"J'ai perdu l'arrière de la voiture, a-t-il ensuite expliqué. Clairement, ça n'était pas l'objectif de partir en dehors de la piste sans savoir de quelle manière j'allais la retrouver. Je crois qu'il est assez clair que j'étais à la limite, j'ai attaqué très fort toute la course. Je me suis retrouvé sur l'herbe et il est de notoriété publique que l'herbe n'offre pas beaucoup d'adhérence. En revenant sur la piste, j'essayais juste de reprendre le contrôle de la voiture. Quand je l'ai repris, j'ai pu regarder dans mes rétroviseurs et vu Lewis [Hamilton] juste derrière moi."

"Ce n'est pas à nous de juger"

"Vous disiez que hier (samedi, après sa pole position) il y avait l'enthousiasme des grands jours, a-t-il poursuivi. D'une certaine manière, je ressens la même chose aujourd'hui, j'ai apprécié ma course, j'en suis heureux. Mais je ne suis pas heureux de la décision qu'ont pris les commissaires. Ça fait un peu bizarre de ne pas avoir gagné alors qu'on a passé la ligne d'arrivée en premier, mais je ne pense pas avoir fait quelque chose de mal ou que j'aurais pu faire autrement. Je ne sais pas quelle erreur ils pensent que j'ai commise. Je crois que tous les gens dehors (les spectateurs, ndlr) sont d'accord avec moi."

"On est tous très déçu, il n'y a pas de doute, a insisté Mattia Binotto, le directeur d'équipe à Canal+. On l'est comme écurie, Sebastian certainement, mais même le public. Toutes les personnes que je croise, qui sont très déçues, convaincues que la pénalité n'est pas correcte. Ce n'est pas à nous de juger, de prendre la décision. On ne peut rien y faire. Seb a fait une petite erreur. Mais quand il a regagné la piste, il n'avait plus de grip. Il a fait tout ce qu'il a pu pour rester sur la piste et rien d'autre."

"Hamilton était tout simplement derrière, il est resté derrière et il a fini la course derrière", a-t-il martelé. Pour le directeur d'équipe de la Scuderia, les choses en resteront sans doute là. "Il y a peu qu'on puisse faire", a-t-il dit, à propos d'une éventuelle réclamation.

Sebastian Vettel (Ferrari) après l'arrivée du Grand Prix du Canada 2019
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