Grand Prix du Canada - Frédéric Vasseur (Ferrari) : "C'est aussi une bonne leçon donnée par Mercedes

Eurosport sur Google

Rien n'a fonctionné pour Ferrari au dernier Grand Prix du Canada. Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, en convient facilement dans l'inventaire des difficultés rencontrées. Des causes qui tiennent surtout à un week-end mal commencé, et lors duquel l'écurie Mercedes a montré qu'il restait possible de battre McLaren et Red Bull.

Ferrari et Vasseur visés en plein coeur : "C'est honteux !"

Video credit: Eurosport

Dimanche dernier la satisfaction pour Ferrari se situait du côté du circuit des 24 Heures du Mans, et non de Montréal. Un euphémisme : dans la Sarthe, la maque au Cheval cabré a signé sa troisième victoire de suite dans la plus grande course de l'Endurance, pendant que les monoplaces de Formule 1 de Charles Leclerc et Lewis Hamilton rallaient péniblement la ligne d'arrivée du Grand Prix du Canada, au 5e et 6e rangs. Ceci dans une ambiance pesante, après les rumeurs médiatiques d'ultimatum donné à son directeur, Frédéric Vasseur, sommé de gagner l'une des trois prochaines courses, et sur fond de spéculation plus dommageables encore sur l'avenir de certains de ses employés prétendument sur la sellette.
Equipées de groupes propulseurs neufs, les SF25 n'ont pas brillé sur ce tracé "stop and go". Eclipsée par des Mercedes en regain de forme (George Russell poleman et vainqueur, Andrea Kimi Antonelli troisième), les machines rouges ont attaqué le week-end du mauvais pied avec le crash de Charles Leclerc, qui en a assumé la responsabilité, vendredi. Elles l'ont poursuivi à travers un mauvais choix de pneus - des "tendre" alors qu'il fallait faire le dernier tour en Q3 en "medium", comme Mercedes et Red Bull. Et l'ont achevé avec un brin de malchance, puisque Lewis Hamilton a roulé à partir du 27e des 70 tours avec un plancher endommagé suite à un choc avec une marmotte.

La base de la SF25 pas en cause

"Je pense que nous avons fait trop d'erreurs collectivement dès le début, avec l'accident en essais libres 1, l'erreur en qualification et la marmotte en course, a résumé le manager français. C'est aussi une bonne leçon donnée par Mercedes. Ils n'étaient nulle part les trois derniers week-ends et ils ont réussi à placer leurs deux voitures sur le podium ce week-end." Effectivement, la firme à l'Etoile n'avait marqué que 18 points et enregistré deux abandons sur le triple header Imola-Monaco-Montmelo.
"Je ne suis pas sûr qu'ils aient complètement modifié la voiture, a poursuivi le patron de Maranello, cité par formula1.com. C'est plutôt que dès le début du week-end, dès le premier tour vendredi matin, ils étaient là, ils ont fait du bon travail en préparation, etc. Et honnêtement, ce week-end, pour différentes raisons, nous n'étions pas toujours concentrés." Une allusion à la campagne de presse qui a déstabilisé la Scuderia.
picture

Charles Leclerc (Ferrari) au Grand Prix du Canada 2025

Crédit: Getty Images

"Honnêtement, je ne suis pas sûr que les caractéristiques de la voiture soient le principal problème aujourd'hui, a insisté Frédéric Vasseur, en fin de contrat chez les Rouges. L'important est d'abord de bien utiliser les pneus, de les comprendre et de choisir les bons pour les qualifications, et l'exercice est assez difficile. Max [Verstappen] et Mercedes ont fait un meilleur travail que McLaren et nous, mais ils ont aussi été impliqués dans le choix des pneus probablement dès le début du week-end, et il faut s'engager là-dessus presque dès le vendredi matin."
L'année 2025 marque la fin d'un règlement, et les équipes doivent plus que jamais tout optimiser dès les premiers tours. Sous peine de perdre le fil.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité