"Mon jour le plus heureux chez Ferrari" : "Luigi" Hamilton savoure le premier rôle après sa deuxième place à Montréal

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Lewis Hamilton vient de signer son meilleur résultat depuis son arrivée chez Ferrari. Deuxième, à Montréal, le Britannique a vécu son "jour le plus heureux" en rouge, à la suite d'une belle bataille avec Max Verstappen en piste et d'un week-end abouti, collectivement comme individuellement. "Si l'on continue à s'améliorer, on va se battre pour des victoires", promet-il.

Lewis Hamilton après la course à Montréal.

Crédit: Imago

Qui a dit que "Luigi" ne pouvait qu'être un personnage secondaire ? Celui des rouges de Ferrari, un certain Lewis dont le prénom a affectueusement été italianisé par son écurie, a savouré dimanche son meilleur résultat en course principale depuis son départ de Mercedes : une deuxième place, à Montréal, arrachée dans les derniers tours à Max Verstappen. Conclusion parfaite d'un week-end qu'a savouré le Britannique de bout en bout : "C'est le jour le plus heureux de mes jours chez Ferrari jusqu'ici, lançait-il après la course. Être à nouveau capable de placer une Ferrari sur le podium, pour ma première deuxième place avec l'équipe en course… Je suis comblé." 
Aux antipodes de son coéquipier Charles Leclerc, qui a littéralement vécu un "horrible week-end, le plus difficile de (s)a carrière en Formule 1" – toutes proportions gardées, puisqu'il repart de Montréal avec deux cinquièmes places, au sprint comme en course –, Lewis Hamilton a savouré son passage au Québec. Pour plusieurs raisons.
Je suis incroyablement reconnaissant envers l'équipe
D'abord, et surtout, Ferrari a trouvé son rythme, et a même grappillé quelques dixièmes sur les Mercedes. Frédéric Vasseur, qui s'attendait à un écart agrandi par les améliorations apportées ce week-end par les flèches d'argent, s'est "planté", comme avoué à L'Équipe. "On est à quatre dixièmes, et ça c'est bon !", lançait-il après la course. Ni le Français, ni son pilote sept fois champion du monde n'ont perdu l'espoir d'aller titiller les deux fusées de devant. "C'est clairement encourageant parce que Mercedes a amené une grosse évolution ici, retenait Hamilton au micro de l'organisation. Beaucoup d'équipes ont apporté des nouveautés. Nous, notre gros package était arrivé à Miami."
"Je suis incroyablement reconnaissant envers l'équipe, qui a travaillé tellement dur pour accoucher d'une très grande voiture qui soit fiable, a-t-il poursuivi. On n'est pas encore là où on le voudrait dans les lignes droites, mais si on continue de se battre pour s'y améliorer, on va lutter pour des victoires." D'ici là, les Rouges ont profité de l'abandon de George Russell et de la bévue stratégique de McLaren pour conforter leur statut de deuxième force du plateau avec Charles Leclerc, troisième du championnat, compte 75 points, juste devant Lewis Hamilton (72). 
Est-ce que j'utiliserai le simulateur pour préparer une autre course ? Probablement pas
Les points, le classement, c'est bien. Se battre en piste pour les obtenir, c'est encore mieux. Dès les dix premiers tours, Hamilton a disputé un joli mano a mano avec Max Verstappen pour la deuxième place, finalement remporté par l'Anglais, plus courageux pour retarder son freinage et doubler son adversaire au virage 2, à six tours de l'arrivée. On en redemande. 
Hamilton aime le vrai, le ressenti. D'ailleurs, avant Montréal, il avait volontairement snobé la préparation sur simulateur, à Maranello, faute d'y avoir retrouvé les mêmes sensations qu'en piste par le passé. "Est-ce que j'utiliserai le simulateur pour préparer une autre course ? Probablement pas, a-t-il précisé. Si vous regardez mes deux meilleures courses, je n'ai pas utilisé le simulateur. Pratiquement tous mes titres auparavant, sauf peut-être 2008, je ne me suis pas servi du simulateur. Donc ce n'est pas une nécessité. C'est un outil qui peut être puissant. Mais moi, je suis à l'ancienne. Je suis probablement meilleur sans." 
Et puis, simulateur raté ou pas, après ce week-end réussi, Lewis Hamilton a tenu à multiplier les "merci" envers son écurie. Plus qu'une phrase en l'air, le signe d'une intégration qu'il estime réussie, plus d'un an après ses débuts en rouge. "J'ai enfin l'équipe d'ingénieurs que j'ai cherché à obtenir, détaillait-il à l'organisation. Je pense que notre voiture est super, [...] et je crois que je la comprends bien mieux. Je suis beaucoup plus à l'aise. Et même si l'on n'est pas encore là où on le voudrait avec ce résultat, on capitalise." Plus si loin, en fait, de George Russell et de ses 88 points. Et si…
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