Formule 1 | Objectif "combinaison rouge" : Oliver Bearman (Haas), 5e du championnat, est l'homme à suivre du début de saison
Eurosport sur GoogleSi Haas compte 17 points, en ce début de saison 2026, ce n'est que par la grâce d'Oliver Bearman. Le Britannique de 20 ans est le meilleur des autres, après deux Grands Prix, derrière Mercedes et Ferrari. Alors qu'Esteban Ocon patine, et ne compte pas le moindre point, son coéquipier creuse l'écart, et assume toujours plus son "objectif à long terme" : "porter une combinaison rouge".
"Hamilton a retrouvé le plaisir de piloter, il est parti pour s'amuser pendant 4-5 ans"
Video credit: Eurosport
Deux Mercedes, deux Ferrari, et une Haas. Au classement pilotes du championnat du monde de Formule 1, Oliver Bearman, cinquième, n'est devancé que par les quatre mastodontes de ce début de saison, trop occupés à se tirer la bourre pour jeter un coup d'œil dans leurs rétroviseurs. S'ils y prêtaient attention, ils s'apercevraient qu'une Haas, plus que l'autre, s'y invite bien souvent. Pour sa deuxième saison pleine au volant d'une Formule 1, le jeune Britannique compte à lui seul plus de points (17) que Red Bull (12) et presque autant que McLaren (18). Rien que ça. Avec, en prime, une belle gifle à l'adresse de son coéquipier, Esteban Ocon, muet depuis Melbourne.
L'an passé, déjà, Oliver Bearman avait devancé le Français au jeu des points. Les deux pilotes Haas avaient achevé la saison 2025 aux 13ᵉ et 15ᵉ places. Mais à l'ère de la nouvelle réglementation, l'écurie américaine au moteur Ferrari s'est nettement rapprochée du haut du panier, à l'image de la belle cinquième place décrochée par son jeune pilote britannique à Shanghai. En course, pas de doute, Bearman y était le meilleur des autres.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/17/image-52a7045f-7e2e-415c-9fa4-47e7e3a8fa06-85-2560-1440.jpeg)
Circuit en huit, départ d'incendie, duels de légende... Tout ce qu'il faut savoir sur Suzuka
Video credit: Eurosport
Parti 10ᵉ – il avait infligé un écart de trois dixièmes à Ocon, en Q2 –, Bearman a d'abord lutté avec deux autres Français, Isack Hadjar et Pierre Gasly, dans le premier tour, jusqu'à ce que le tête-à-queue du premier ne le contraigne à reculer de deux rangs. Relégué mais pas largué, Bearman a assuré une superbe remontée, bien aidée par le déploiement de la voiture de sécurité, jusqu'à la cinquième place. Son deuxième meilleur résultat en Formule 1. "Le timing de la safety car était bon, ce qui a un peu 'égalisé' avec l'incident du premier tour, retenait-il au micro de l'organisateur après l'épreuve. Après ça, j'ai juste fait une bonne course. J'ai pu dépasser, et la voiture était très rapide."
On a l'opportunité de faire quelque chose de beau
Les bonnes performances de Haas, quatrième écurie du championnat, projettent toujours un peu plus le prodige de l'académie Ferrari dans la lumière. "Je ne me sens pas nécessairement plus rapide, confiait-il à The Telegraph, jeudi. C'est juste que je débloque plus de consistance et une meilleure performance à travers les sessions, ce qui me met en meilleure position pour les qualifications."
Le "gros tournant, assure l'Anglais, a été la pause estivale. Avec mon manager, mon coach et mon physio, on s'est posés pour revenir sur l'année passée. Au début, j'étais presque en freestyle. Par la suite, je pense que j'ai mis en place une méthode dans mes week-ends, et compris précisément ce que chaque session requiert du pilote." En clair, Bearman progresse. Sans grande révolution, mais avec de sacrés résultats, déjà.
Ses origines sportives obligent, bien sûr, impossible de détacher Bearman de Ferrari, qui lui avait offert ses premiers pas en Formule 1 le temps d'une course, en 2024. S'il se dit "pleinement concentré sur Haas", d’autant plus en cette nouvelle ère, qui offre à son écurie "l'opportunité de faire quelque chose de réellement beau", l'Anglais sait aussi d'où il vient, et où il veut aller.
Un baquet chez Ferrari dans le viseur
La maestria dont il fait preuve, en ce début de saison, comme l'an passé, le place toujours plus parmi les prétendants aux baquets les plus convoités. Et Bearman n'aura que 21 ans cette année. "Bien sûr, je ne suis ici que grâce à Ferrari. Ferrari m'a fait confiance et m'a soutenu depuis le début. Et mon objectif principal, à long terme, est de porter une combinaison rouge et de concourir avec eux. Je mentirais si je disais le contraire."
Ayao Komatsu, son directeur d'écurie, ne s'opposerait pas à une telle promotion. "Si nous faisons un super travail avec 'Ollie', qu'il performe et que Ferrari veut le prendre pour l'année prochaine, on pourra être heureux d'avoir fait du bon travail. Donc on doit se concentrer sur notre boulot." À savoir, à très court terme, le Grand Prix du Japon.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/17/image-0dd97158-f334-4b6c-8c0b-c200151ac39d-85-2560-1440.jpeg)
Russell-Antonelli, rivalité pour le titre: "Au fond d'eux, ils savent que cette échéance va arriver"
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/10/23/image-03a35c9d-dff9-47ea-8cbc-f2b92fd03e52-68-310-310.jpeg)