Grand Prix du Japon - Qualification - Gasly – Hadjar : Même ligne, pas la même vibe

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Septième sur la grille de Suzuka dimanche, Pierre Gasly (Alpine) a savouré une qualification réussie, au terme de sa deuxième Q3 consécutive. Huitième, Isack Hadjar (Red Bull) n’a pas accueilli son résultat avec le même enthousiasme. S’il a devancé Max Verstappen, le Français reste frustré par un début de saison où il reste loin des Mercedes et des Ferrari.

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À Suzuka, la quatrième ligne de la grille de dimanche sera française : Pierre Gasly en septième position, Isack Hadjar en huitième. Le premier a grillé la politesse au second à l’issue de la séance de qualification de ce samedi. Et si les deux hommes se tiennent de près, les sentiments qui les animaient à la sortie de la Q3 étaient opposés. Évidemment, chez Alpine comme chez Red Bull, les ambitions ne sont pas les mêmes, mais ce samedi a confirmé une tendance observée depuis le début de saison : les deux écuries évoluent dans le même peloton, avec Audi, loin derrière Mercedes et Ferrari.
"J’ai trouvé la voiture très compliquée à piloter dès le premier tour, s’est plaint Isack Hadjar, toujours en lutte avec sa monoplace. J’ai su faire les ajustements que je voulais et ça allait un peu mieux, mais on n’est toujours pas satisfaits. C’est compliqué : on a changé tellement de pièces sur la voiture que ce n’est pas compréhensible pour l’instant." Le Français peut en revanche se féliciter d’avoir devancé une nouvelle fois Max Verstappen sur la grille. Le Néerlandais, qui partira 11e malgré un nouveau pack aéro, est resté bloqué en Q2.
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J’aimerais me battre pour des poles
"Je suis content de moi-même, car la voiture n’est pas facile et j’ai un coéquipier qui est ce qu’il est, a reconnu Hadjar sur Canal Plus. De mon côté, j’ai du mal à me voir faire mieux, même si, sur mon dernier tour, je n’aurais pas dû faire cette erreur. Je suis satisfait de ce que je fais, mais j’aimerais me battre pour des poles." Un horizon encore lointain pour la RB22, toujours aussi capricieuse, qui est même partie en tête-à-queue dans la Spoon Curve lors de l’ultime tentative du Batave. Verstappen a concédé près d’une seconde et demie à Kimi Antonelli (Mercedes), un écart qui en dit long sur les difficultés de l’écurie autrichienne en ce début de saison.
Chez Alpine, en revanche, le samedi a été plutôt productif et riche en enseignements. Après des essais libres compliqués, Pierre Gasly avait exprimé de vraies difficultés sur un tracé exigeant où l’A526 manquait de constance. "Je suis extrêmement content parce que vendredi, c’était très compliqué et on s’attendait ici à avoir des difficultés dans les virages rapides, a-t-il confié. On a fait quelques petits changements pour la qualif et c’est la meilleure voiture que j’ai eue ce week-end. J’arrive vraiment à conduire comme je veux, la voiture tournait beaucoup mieux, avec moins de sous-virage."
Il sait que la supériorité des Ferrari, plus rapides en course, et des intouchables Mercedes reste aujourd’hui difficile à contester : "En Chine, on était à trois dixièmes de la 6e place ; là, il y a un dixième et demi avec Lewis Hamilton (6e), donc il faut essayer de revenir petit à petit. Pour l’instant, la bagarre est pour la 7e place avec Red Bull et Audi." Voilà où se situe le défi de Gasly et d’Alpine dimanche. Et celui de Red Bull aussi, en attendant, peut-être, mieux.

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