GP de Mexico - Faux départ, bataille perdue contre Lawson et dernière place : Sergio Pérez, le "désastre" de trop ?
Publié 28/10/2024 à 16:31 GMT+1
A Mexico, dimanche soir, Sergio Pérez (Red Bull) a connu un Grand Prix dans la même veine que sa mauvaise qualification de la veille. Dix-septième et dernier, le Mexicain a surtout fait montre d'une mauvaise foi qui masquait mal sa frustration d'avoir été battu par Liam Lawson, son concurrent pour le baquet Red Bull en 2025. Son week-end "désastreux" pourrait sonner le glas de son aventure en F1.
Cela fait plusieurs mois que Sergio Pérez (Red Bull) n'est plus le "ministre de la défense" qu'il était en 2021.
Crédit: Getty Images
Acclamé à chaque fois qu’il pose le pied sur sa terre natale, Sergio Pérez a marqué les esprits ce week-end à Mexico… mais pas de la manière dont il l'aurait espéré.
Qualifié piteusement en dix-huitième position, le natif de Guadalajara a terminé "son" Grand Prix avec le bonnet d’âne réservé au dernier. Ses supporters lui pardonneront rapidement ce naufrage pénible à regarder. Mais cet amour aveugle ne s’applique pas aux dirigeants de Red Bull, qui vont bien se lasser un jour ou l’autre des prestations sans saveur du Mexicain.
Une pénalité avant le départ
Habitué à traverser les courses comme un fantôme en 2024, ce dernier a poussé le bouchon un peu trop loin sur le circuit des Frères Rodriguez.
Après avoir gagné cinq places à l'envol, "Checo" a été rattrapé par la patrouille. Les commissaires lui ont infligé cinq secondes de pénalité pour avoir dépassé son emplacement sur la grille avant le départ. L'intéressé a tenté de (mal) se défendre lorsque son ingénieur l'a informé de l'enquête des commissaires : "Je n'ai pas volé le départ, j'ai pris un très bon départ." La première fausse note d'un dimanche catastrophique.
Perte d'honneur
"Cette course a été un désastre, a-t-il avoué au micro de Canal+. Pourtant, j'ai eu un très bon départ, je suis remonté jusqu'au dixième rang et puis Lawson..." Lawson, c'est Liam, un rookie de 22 ans, remplaçant de Daniel Ricciardo chez Racing Bulls et concurrent de Pérez pour le second baquet Red Bull en 2025. Son tort ? Avoir voulu faire son travail en défendant virilement sa dixième position au virage 4 du 18e tour.
La passe d'armes symbolique entre les deux pilotes, remportée par le Néo-Zélandais, a failli mal se terminer. D'ailleurs, le plancher et le ponton de la monoplace de Pérez n'ont pas résisté au contact. "Mais que fait cet idiot ?", a fulminé le Mexicain à la radio. "Il était en dehors de la piste, il est revenu... J'étais certain qu'on allait se toucher. Je ne m'attendais pas à le voir sortir de la pelouse et me toucher comme ça. C'était vraiment dommage. J'ai connu beaucoup de dommages sur la voiture", s'est lamenté Pérez auprès de Canal+, désireux de trouver un coupable à sa piètre prestation.
L'incident n'a pas été noté par les commissaires, mais la perte aérodynamique, elle, s'est fait ressentir sur la RB15. Lorsque les deux pilotes se sont retrouvés au 42e tour, Lawson n'a eu aucun mal à gober son aîné pour le propulser dans les tréfonds du classement. En lui assénant, en prime, un doigt d'honneur. Comme un brutal passage de témoin entre le passé et le futur de Red Bull.
Vers une fin de carrière en F1 ?
Il faut dire que la pression se fait de plus en plus forte autour de la place de "Checo" dans l’écurie autrichienne et plus globalement autour de sa présence en Formule 1. Largué au classement général à quatre Grands Prix de la fin (huitième à 212 points de son coéquipier Max Verstappen), sevré de victoire depuis avril 2023 (Azerbaïdjan), Pérez, 34 ans, n'est plus que l'ombre de lui-même.
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Sergio Pérez (Red Bull) n'est pas certain de rouler en F1 sur le circuit des Frères Rodriguez à l'avenir...
Crédit: Getty Images
Il a perdu tout ce qui faisait la grandeur de ce pilote audacieux, si habile sur les tracés urbains, qui rêvait à voix haute d'un titre mondial en débarquant dans une écurie de premier ordre en 2021. Il s'est écoulé quatre saisons auréolées de cinq victoires, et le voilà désormais dans la salle d'attente de Red Bull, la valise posée devant la porte, prêt à se faire débarquer malgré un contrat courant jusqu'en 2026.
Avant même qu'il ne monte dans la RB20 pour les premiers tours de piste du vendredi, la rumeur bruissait déjà : ce Grand Prix de Mexico pourrait bien être le dernier pour l'icône nationale. Questionné à ce sujet par Canal+, Pérez s'est défendu : "Non, non, mon rêve est de gagner au Mexique, et je serai là la saison prochaine." Après sa débâcle à domicile, il est bien l'un des rares à le penser.
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