Grand Prix du Mexique 2025 | Dominant à Mexico, Lando Norris (McLaren) s'est-il offert un simple rebond ou a-t-il enclenché une vraie révolte ?
Par Julien Pereira
Mis à jour 28/10/2025 à 13:57 GMT+1
Lando Norris a frappé fort. Au Mexique, le pilote McLaren a repris les rênes du championnat grâce à une victoire écrasante. Alors que son coéquipier Oscar Piastri est en perte de confiance, le Britannique, lui, a non seulement bénéficié des évolutions apportées par son écurie ces derniers mois tout en se renforçant sur le plan mental. Mais la bonne dynamique demeure fragile.
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Video credit: Eurosport
On n'avait jamais vu ça en 2025. Dimanche, au Grand Prix du Mexique, Lando Norris a franchi la ligne d'arrivée avec plus de 30 secondes d'avance sur son premier poursuivant, Charles Leclerc. La saison nous avait plutôt habitués à des écarts beaucoup plus modestes, et certainement pas à une telle domination du pilote McLaren. Visiblement, l'altitude lui a fait du bien.
Déjà très à l'aise aux essais, le Britannique a confirmé en décrochant l'une des poles les plus confortables de la saison, puis en dominant la course de bout en bout. Il a ainsi repris les commandes du championnat du monde à son coéquipier Oscar Piastri, en grande difficulté ces dernières semaines, et renforcé la thèse d'une inversion des courbes de performances.
"Je pense que c'est simplement ma meilleure performance sur l'ensemble d'un week-end, a abondé le natif de Bristol. Tous mes essais, tous mes tours de qualification, toute ma course étaient bons." Andrea Stella, patron de l'écurie "papaye", a souligné qu'il fallait être "familier avec les conditions uniques de Mexico pour gagner du temps dans chaque virage."
Me trouver des excuses est la dernière chose que je veux
Norris l'était, puisqu'il a été capable de coller presque six dixièmes à son coéquipier en qualification, avec un engagement et une agressivité visibles à l'œil nu. "La voiture est simplement rapide, a-t-il analysé après coup. Elle l'a toujours été mais elle a parfois été difficile à piloter. Mais lorsque vous trouvez le bon équilibre, elle vous rend la vie plus facile."
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"Le sentiment de favoritisme envers Norris ronge Piastri"
Video credit: Eurosport
Le Britannique a sans doute trouvé quelque chose de plus durable, puisqu'il avait relégué Piastri à trois dixièmes en qualification, à Austin, avant d'afficher un rythme qui "lui aurait permis" de se battre pour la victoire en course, s'il n'avait pas eu à klaxonner derrière Leclerc. Les différentes évolutions apportées depuis le début de l'été, en particulier les nouvelles suspensions que Norris a appréciées, au contraire de son voisin de box, sont peut-être un début d'explication.
"Il est difficile de quantifier tout le travail que l’équipe a fait en coulisses pour me donner un peu plus de ce que je veux et de ce dont j’ai besoin pour performer au niveau auquel je peux performer, a détaillé le leader du Championnat. [...] Il y a aussi beaucoup de travail que j'ai fait personnellement, en dehors de la piste, avec mon équipe et beaucoup d'autres gens pour comprendre quelles étaient mes difficultés, mon raisonnement, toutes ces choses, et comment faire pour les combattre. Car me trouver des excuses est la dernière chose que je veux."
Maintenant, Norris se concentre sur lui-même
Le Britannique a encore beaucoup évolué sur le plan psychologique et au niveau de son approche de la course. Le voici désormais moins tiraillé, plus sûr de lui et de sa force. Il a notamment pérennisé sa décision de ne plus avoir les écarts en direct sur son volant, en qualification, afin de se concentrer uniquement sur sa performance.
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Lando Norris (McLaren) après sa victoire au Grand Prix du Mexique 2025
Crédit: Getty Images
"En fin de compte, c’est mon travail de piloter n’importe quelle voiture qu’on me donne, qu’elle soit excellente ou terrible, a-t-il noté. Je ne devrais pas avoir d'excuse. Il y a des choses qui peuvent expliquer que je sois performant à un endroit et pas à un autre, mais ce ne sont pas des excuses. Si je suis lent, je dirai que j'ai juste fait un mauvais travail et que je n'ai pas été un assez bon pilote ce jour-là."
La tendance demeure aussi fragile que son avance (un point) au classement des pilotes. À Singapour, en début de mois, Norris avait encore eu le sentiment qui l'avait affecté en début de saison. "J'avais l'impression d'être revenu en arrière : je n'avais pas de bonnes sensations avec l'avant, pas de confiance, pas la possibilité de faire ce que j'ai pu faire ici [au Mexique, NDLR] en sortie de virage, a-t-il énuméré. Donc, il y a toujours des hauts et des bas." Ces dernières semaines, il y a tout de même eu beaucoup plus de hauts que de bas.
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