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Les nouveautés en question
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Publié 29/03/2009 à 19:30 GMT+2
A l'issue du Grand Prix d'Australie, quels enseignements peut-on tirer des nouveautés mises en place par la FIA ? Notre rédaction vous aide à comprendre.
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Les diffuseurs arrière en question
La polémique avait enflé avant même les premiers tours de roues lorsque Ferrari, Renault et BMW avait posé une réclamation quant à la validité des diffuseurs arrière des Brawn, Williams et Toyota, jeudi. Au final les trois écuries ont fait appel et seront entendues après le Grand Prix de Malaisie par la Cour d'appel de la FIA.
Quoi qu'il en soit, les équipes aux diffuseurs arrière suspects sont parvenues à occuper six des sept premières places sur la grille de départ - avant le déclassement des Toyota -. En revanche, en course, si les Brawn ont dominé les débats, on ne peut pas dire que l'avantage supposé des Williams et des Toyota se soit montré insurmontable. Vettel (Toro Rosso) et Kubica (BMW) seraient ainsi certainement montés sur le podium sans leur accident en fin de course. Le Polonais serait peut-être même parvenu à reprendre Button pour la victoire.
Ce n'est pas sûr qu'une décision de la FIA de revenir sur ce diffuseur arrière soit suffisante pour rééquilibrer les forces en présence. Pour l'heure, les résultats des Brawn, Williams et Toyota restent sous le coup d'une décision de l'instance internationale qui se prononcera après la Malaisie. La polémique n'est pas terminée.
Le KERS : "Je t'aime, moi non plus"
Décidément, difficile de se faire une idée précise sur le système de récupération de l'énergie cinétique (KERS). Loué par certains, remis en cause par d'autres, il ne semble pas encore faire l'unanimité. "Je pense au moins que le KERS m'a aidé à défendre ma position avec succès" , annonçait Heidfeld (BMW), qui n'a pourtant pas fait mieux que 14e à l'arrivée. Fernando Alonso (Renault), de son côté, est très critique envers le système. "Le KERS n'a pas fait une énorme différence et j'ai été un peu déçu de son efficacité" , annonçait-il. Au contraire de Kimi Räikkönen (Ferrari) qui louait son efficacité lors des phases de départ. "Le KERS a bien fonctionné au départ", affirmait-il. Difficile de savoir quel est son réel potentiel. Peut-être que la Malaisie, avec ses longues lignes droites, apportera un surcroit de réponses aux pilotes et aux écuries, dès la semaine prochaine.
La course à 17h (8h en France) : Les Européens satisfaits, les pilotes moins.
Les fans européens l'avaient noté. Plus besoin de régler leur réveil à 4h du matin pour voir le départ du premier Grand Prix de la saison. Cette année, les organisateurs avaient en effet décidé de programmer le départ à 17h, heure locale (8h en France). Un choix judicieux pour les téléspectateurs, un peu moins pour les pilotes qui ont du s'accommoder d'un soleil rasant une bonne partie de la course. Si certains, à l'image de Sébastien Bourdais, ont déjà connu des situations similaires lors d'épreuves d'endurance, la grande majorité des pilotes découvrait ces conditions particulières. Au final, il n'y a pas eu d'incidents relatifs à la visibilité, heureusement...
La voiture de sécurité, difficile d'y voir clair.
L'accident de Kazuki Nakajima (Williams) au 19e tour de la course a été l'occasion d'entrevoir pour la première fois la voiture de sécurité depuis la modification du règlement. Il semblerait que la nouvelle règle mise en place sous le régime de "Safety Car" (un temps est imparti à chaque pilote pour rentrer au stand, ndlr) soit meilleure que la précédente mais elle reste encore perfectible. Rubens Barrichello (Brawn) a ainsi immédiatement été rappelé par son équipe après l'accident de Nakajima tout comme son coéquipier, Jenson Button, pour éviter de mauvaises surprises. La suite a été une longue attente derrière la voiture de sécurité pour que l'ensemble des voitures ait le temps de se regrouper. En conséquence, les pneus et les moteurs ont refroidi. C'est décidément un point de règlement à revoir une nouvelle fois.
Les pneus, véritable casse-tête
Les deux choix de pneus pour ce premier GP de la saison, "tendre" et "très tendre", se sont avérés être un véritable casse-tête pour les équipes. Ferrari a été la première à souffrir d'un mauvais choix en décidant d'équiper ses pilotes de pneus "très tendre" pour le premier relais. "C'est très difficile d'amener les pneus en température ici, en partie à cause de la surface de la piste qui ne fournit pas beaucoup d'adhérence", indiquait Felipe Massa. Résultat : Räikkönen, Massa et Hamilton (McLaren), tous trois partis avec les gommes les plus tendres, devaient rentrer peu après le 10e tour pour s'équiper de gommes plus dures.
Sebastian Vettel (Toro Rosso) devait lui aussi faire face à un problème de pneu dans les derniers tours. L'Allemand, obligé de chausser les gommes "très tendre" pour son dernier relais, perdait ainsi régulièrement entre 0.6 et 0.8 sec. au tour sur Robert Kubica (BMW) équipé de pneus plus durs et plus rapides. Comment résoudre ce problème avant la Malaisie ? "Travailler et travailler ", a martelé Massa.
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