Lewis Hamilton, les coulisses d'une folle semaine chez Ferrari : "J'ai vu des gens camper à Maranello"
Eurosport sur GoogleQue l'aventure commence ! À tout juste quarante ans, Lewis Hamilton, septuple champion du monde de F1, a entamé un nouveau chapitre de sa carrière cette semaine en effectuant ses premiers pas chez Ferrari. Du paddock à la piste, des observateurs aux tifosi : l'euphorie a été palpable à Maranello en début de semaine.
Hamilton : son premier jour en piste à Fiorano avec Ferrari
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Rien n'a été laissé au hasard. Absolument rien. Il faut dire, quand même, que Lewis Hamilton a eu le temps de se préparer. Lundi, presque un an après l'officialisation de sa venue chez Ferrari, un évènement mondial, le pilote britannique a décidé de poster sa toute première photo en tant que pilote de la Scuderia. Comme pour marquer le point de départ d'une aventure qu'il a qualifié de "rêve". Alors autant soigné ce premier cliché qui compte, à l'heure où nous écrivons ces lignes, un peu plus de 21 millions de vues. Rien que ça.
Sur cette photo prise à Maranello, pile devant le bâtiment où est situé le bureau historique d'un certain Enzo Ferrari, Hamilton, regard parfaitement fixé vers l'objectif, porte le même costume que celui endossé le jour où il est devenu Sir. Comme pour signifier que, pour lui, Maranello équivaut Buckingham Palace. La famille royale lui pardonnera. Derrière lui, sur sa gauche, la fameuse "F40" de la marque italienne. Soit le même nombre de bougies soufflées il y a quinze jours. Enfin, on compte un total sept fenêtres en arrière-plan, autant que les titres mondiaux glanés par "LH44". "On parle ici de l'écurie et du pilote les plus victorieux de l'histoire de la F1. Ils savent comment se raconter... Ensemble, ils vont nous faire entrer là où personne n'est jamais allé", écrivait La Gazzetta dello Sport jeudi dans un article intitulé "L'effet Ferrari a conquis Hamilton". L'inverse est valable aussi.
Des gens sont arrivés à 5h du matin
Mercredi, 9h16. Le museau rouge de la SF-23, floqué du 44, sort enfin du stand. Cette fois, on y est. Lewis Hamilton démarre officiellement son aventure avec la Rossa, cette fois sur la piste. Amassés un peu partout autour de la piste de Fiorano, les tifosi, venus en nombre, crient leur bonheur. Certains d'entre eux confient s'être levés aux aurores afin d'avoir le meilleur point de vue. D'autres ont même patienté jusqu'à cinq heures, drapeaux à la main, pour tenter d'apercevoir le casque jaune du Britannique. Le pont qui surplombe le tracé est bondé, avec quatre-cinq rangées de supporters. La folie. "Du jamais-vu depuis au moins 25 ans", constatait La Gazzetta dello Sport.
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Aux origines du casque "jaune Modène" de Hamilton
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"Il y a des jeunes générations qui n'ont jamais vu un pilote de la Scuderia remporter un titre mondial, analyse Lorenzo Pastuglia, journaliste spécialisé pour les quotidiens généralistes italiens Libero et Il Fatto Quotidiano. L'arrivée d'un pilote comme Hamilton, qui a gagné autant de titres qu'une légende de l'écurie comme Michael Schumacher, suscite une émotion attendue et évidente. Mardi, j'ai vu des personnes camper autour de la piste en prévision des essais du lendemain. Les banderoles étaient déjà prêtes pour accueillir Lewis. Mercredi, des gens sont arrivés à 5h du matin pour voir ses 30 tours de piste. La Scuderia avait grandement besoin d'un pilote qui ramène de la passion. Ce n'est pas que (Carlos) Sainz n'aimait pas Ferrari. Au contraire. Mais Hamilton, c'est l'homme marketing par excellence sur la voiture la plus aimée. On peut dire sans problème que c'est le coup du siècle."
Une expression qui est revenue à de nombreuses reprises en Italie depuis l'officialisation de la venue du pilote britannique. "On vient de vivre une semaine de folie à Maranello, où Hamilton s'est complètement immergé dans sa nouvelle vie, nous rapporte-t-on du côté de Radio Sportiva, très écoutée et suivie de l'autre côté des Alpes. Le président John Elkann était là pour le recevoir. Les tifosi aussi. À la radio, on a reçu un tas de messages des tifosi qui ont hâte que la saison démarre. Partout, des médias à la télé en passant par les quotidiens, on parle beaucoup des premiers pas de Lewis Hamilton chez Ferrari. Et toujours avec de l'enthousiasme." "Les tifosi sont des passionnels, des enthousiastes, ajoute Pastuglia. Ils sont nostalgiques d'un titre qui manque depuis trop longtemps."
Millions de vues
Depuis lundi, Hamilton a publié quatre clichés sur X (ex-Twitter). Le premier que nous avons évoqué : 21 millions de vues. Le deuxième avec sa nouvelle combinaison : 12 millions. Le troisième dévoilant son casque : 3 millions. Enfin, le quatrième le mettant en scène en train de refermer la porte de la résidence et du bureau d'Enzo Ferrari : 1 million. Total : 37 millions de vues. Sans compter les publications sur ses autres réseaux, outre celles de l'écurie au cheval cabré. "C'est dément", s'enthousiasme-t-on à Maranello, où tout a été parfaitement orchestré pour les premiers jours de Sir Lewis. "Ici, la passion est dans les veines de tout le monde, s'est-il ravi mercredi. C'est impossible de ne pas se laisser porter. Je suis incroyablement reconnaissant pour tout cet enthousiasme. C'est l'un des plus beaux jours de ma vie. J'étais aussi ému que lors de ma première fois sur une F1."
Après un débriefing de ses premières sensations avec Frédéric Vasseur, le directeur d'équipe, ainsi que ses ingénieurs, Lewis Hamilton est retourné en piste mercredi. Mais cette fois comme passager, dans une voiture qui l'a emmené tout droit sous le virage bondé de tifosi. "Ramène-nous le titre ! Ramène-nous le titre !", lui ont-ils alors chanté de vive voix. Un cri du cœur plus qu'un message d'espoir. En réponse, le Britannique s'est d'abord tapé sobrement sur le torse, avant de serrer ses mains en guise de remerciements.
Ferrari attend un titre mondial chez les pilotes depuis 18 saisons et le couronnement de Kimi Räikkönen en 2007. En 2024, Hamilton n'a remporté que deux Grands Prix et notamment celui de Grande-Bretagne, en juillet, qui a mis fin à deux ans et demi de disette. Il a terminé septième du championnat du monde des pilotes à 214 points du vainqueur Max Verstappen (Red Bull).
"Je ne sais pas s'il peut remporter son huitième titre, ce serait une histoire incroyable, conclut Lorenzo Pastuglia. Mais si quelqu'un doit battre Schumi, les tifosi préfèrent logiquement que ce soit un pilote de la Scuderia. Ce serait merveilleux de dépasser Schumacher et devenir le pilote le plus titré de la F1 ici, chez Ferrari. Il pourrait partir en retraite avec le sentiment du devoir accompli." D'ici là, il y a encore un peu de temps. Juste assez pour profiter de sa nouvelle vie en rouge.
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Hamilton leader chez Ferrari ? "J'ai peur qu'il ait un ascendant psychologique sur Leclerc"
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