Fernando Alonso (Renault, vainqueur) : "Je suis très fier de gagner cette course ; fier pour l"écurie, pour Renault, pour Michelin qui a vécu des moments difficiles dans ces dernières semaines et pour tous les fans qui sont venus nous encourager aujourd"hui. La course a été plutôt facile : j"ai attaqué pendant le premier relais, puis j"ai pu gérer mon avance et nous n"avons fait que de petits ajustements à la voiture. Je suis ravi de renouer avec la victoire, mais cela ne change rien quant au championnat. J"ai une assez bonne avance sur Kimi, mais le chemin est encore long d"ici la fin de la saison. Tout peut encore arriver, et nous savons que nos concurrents seront très rapides à Silverstone le week-end prochain. Mais pour l"instant, je veux savourer ce que nous avons accompli cet après-midi."
Giancarlo Fisichella (Renault, 6e) : "En réalité, je pense que cela a été une bonne course pour moi - malgré ma position finale. J"ai eu un problème avec la machine de ravitaillement au premier arrêt, ce qui m"a coûté beaucoup des positions ; puis le support du fond-plat a cassé vers la mi-course, ce qui m"a privé d"appuis et d"adhérence ; et au dernier arrêt, le moteur a calé quand j"ai tenté de repartir. Donc en fait, avec toutes ces choses, je pense que c"est pas mal de terminer sixième."
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Carlos Ghosn (Renault, P-DG) : "Beau résultat, très mérité. C'était un très beau show. Alonso a fait une superbe course. Je l'ai vu juste avant qu'il ne monte dans la voiture. Il était très confiant. Il m'a dit : 'Ne vous en faites pas !'. Fisichella marque des points. C'est très beau."
Patrick Faure (Renault F1 Team, P-DG) : "Cela faisait deux courses que nous n'avions pas marqué de points. Après ce triste week-end d'Indianapolis, nous remettons les choses en place. C'est formidable ! Le public français est enthousiaste. Nous avons retrouvé une atmosphère de fête. C'est celle-là que nous devrions avoir tous les dimanches, et pas les incidents regrettables vus à Indianapolis."
Flavio Briatore (Renault F1 Team, directeur général) : "C'est une victoire de Renault, de Michelin, de tous les mécaniciens, de tout le monde. Après le Grand Prix des Etats-Unis, nous avons démontré que Renault était très fort, et que lorsque l'on courre tous ensemble, nous sommes les plus forts (...) La course de Fernando a été sans faute, mais nous sommes désolés pour Fisico et les problèmes qu'ils a subis, qui étaient de notre ressort. Mais même s'il a pas terminé là où il aurait dû, les points qu'il a marqués ont fait la différence, et ils nous ont permis d'agrandir notre avance sur nos rivaux."
Kimi Räikkönen (McLaren, 2e) : "Ce qu'il s'est passé vendredi a détruit notre week-end. Nous voulions gagner ici. La 2e place est quand même très bonne. Nous ne perdons que deux points. Cela ne nous coûte pas trop cher. Nous avions la vitesse pour gagner."
Juan Pablo Montoya (McLaren, abandon - hydraulique) : "J'ai commencé par perdre la direction assistée puis les vitesses, ce qui arrive en cas de défaillance hydraulique. Nous étions sur la bonne stratégie et la voiture était tout simplement incroyable, ce qui rend l'abandon encore plus dur. J'avais des pneus différents de Kimi (plus durs), ce qui a pris plus de temps pour les chauffer. Mais je pense que ça aurait pu payer en fin de course."
Ron Dennis (McLaren, directeur) : "Une course solide. La réglementation est difficile, mais la même pour tout le monde. Nous avons reculé de dix places sur la grille. C'était une pénalité difficile, la pénalité était très lourde, elle a rendu la course encore plus difficile mais nous sommes là ! Kimi Räikkönen a fait en qualification le meilleur tour de sa carrière. Avec Alonso, nous n'avons pas pu faire autrement. Nous aurions été deuxième sans ce problème de moteur. Nous avons maintenu la pression, c'est l'essentiel."
Michael Schumacher (Ferrari, 3e) : "Le mieux que je pouvais faire. C'est vrai que j'ai perdu du temps, bloqué derrière Trulli pendant 18 tours, ce qui veut dire que Montoya m'a passé. Sans ce retard initial, notre stratégie m'aurait mis devant Kimi. Aujourd'hui, nous n'avons pas vraiment couru sur le même rythme que les leaders."
Rubens Barrichello (Ferrari, 9e) : "Une course terrible pour moi. Après 4 ou 5 tours, j'ai eu un problème avec les freins. Puis, après mon premier pit stop, je n'ai pu repartir devant Trulli. Le problème de freins a empiré et je suis resté à dormir derrière. Je suis très déçu."
Jenson Button (BAR, 4e) : "C'est génial de marquer enfin des points après une première moitié de saison si difficile. C'est un excellent résultat pour l'équipe et les choses ne peuvent que s'améliorer pour nous durant la suite de l'année."

Takuma Sato (BAR, 11e) : "Je n'ai pas pris un départ parfait car j'ai été dépassé par Barrichello, mais ma première partie de course, aux prises avec Jarno Trulli et Rubens, a été passionnante pour moi. Après avoir essayé de dépasser Trulli, j'ai subi une perte d'adhérence et j'ai eu des problèmes de traction, qui ont empiré tout au long de la course."
Jarno Trulli (Toyota, 5e) : "Après le miracle des qualifications samedi, la journée de dimanche a été beaucoup plus difficile. J'ai fait un bon départ et réussi à contenir tout le monde derrière moi, mais ensuite, je n'ai plus pu maintenir le rythme parce que la voiture glissait. Je me suis battu pendant toute la course pour garder les autres derrière moi, mais c'était difficile parce qu'en fait, ils étaient plus rapides que nous. Après le premier ravitaillement, le problème s'est aggravé, mais nous avons rééquilibré la voiture lors du deuxième et ça s'est un peu amélioré. Au bout du compte, quatre points ce n'est pas si mal à la fois pour moi et pour l'équipe."
Mark Webber (Williams, 12e) : "Ma course a été gâchée par un énorme pb de chaleur dans mon cockpit. C'est devenu si intense que j'ai demandé que de l'eau sous projetée autour de mon baquet aux pit-stops. C'était très inconfortable et j'ai maintenant une partie de peau brûlée sur la hanche droite que me médecin va devoir traiter. La course en elle-même était difficile. Nous nous sommes battus à l'arrière garde. Nous avons beaucoup de travail."
Pierre Dupasquier (Michelin Compétition, directeur) : "Il aurait été difficile de faire mieux ! Deux de nos partenaires ont opté pour des stratégies différentes, et tous deux ont pourtant terminé nettement devant nos concurrents. Fernando Alonso et Kimi Räikkönen ont soutenu un rythme fantastique tout au long de cette course - et le résultat souligne aussi le travail incroyable réussi par Kimi pendant les qualifications, lorsqu'il a signé le troisième chrono avec suffisamment d'essence à bord pour couvrir 28 tours. Ce Grand Prix a été une formidable démonstration de l'excellence combinée de Michelin et de ses écuries partenaires - et j'aimerais féliciter Renault à l'occasion de ce qui est, tout comme pour nous, une victoire à domicile."
Nick Shorrock (Michelin, directeur de l'activité F1) : "Voilà un excellent résultat qui met un terme à 10 jours difficiles - et qui confirme ce que nous avons toujours su, c'est-à-dire que Michelin produit des pneus de course qui combinent vitesse, durabilité et sécurité. Les trois différents types de pneus sélectionnés pour la course ont répondu à nos attentes, et nous n'avons connu aucun problème tout au long du week-end. Le pneu avant gauche subi des charges particulièrement importantes sur ce circuit, mais pour ce que j'en ai vu, ils apparaissent tous en très bon état après les 70 tours sous une chaleur intense."
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