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Hamilton par lui-même
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Publié 24/11/2006 à 11:00 GMT+1
Un portrait de Lewis Hamilton, titularisé chez McLaren pour la saison 2007, tout en déclarations.
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Premier aperçu
"J'ai conduit une F1 pour la première fois en 2003 ou 2004, sur le tout petit circuit de Silverstone, le circuit National, qui comprend quatre virages. C'était à l'occasion du McLaren Autosport Award, auquel prenaient part Jamie Green et Alex Lloyd. Je voulais y participer mais McLaren m'a dit : "Ne le fais pas car si tu gagnes, on dira que McLaren avait tout arrangé. Oublie ça". Néanmoins, j'ai pu faire 20 tours, autant que Green et Lloyd."
Dure saison
"J'ai fait une saison très moyenne en 2004 mais j'avais beaucoup appris, peut-être plus que 2005, année où j'ai gagné le championnat. J'ai tiré beaucoup d'enseignements de la défaite en travaillant avec le team, en ayant l'esprit positif, en faisant la part des choses. Il faut toujours avoir une mauvaise saison pour reconnaitre et apprécier une bonne saison. Si un pilote gagne tout, il n'est pas "complet"."
Impasse sur Macao F3 2005
"Mon c&oeligur me disait de courir mais, dans ma tête, c'était sensé et logique de ne pas le faire. Il y a les courses qu'il faut faire et celles qu'il ne faut pas faire. J'avais tout gagné en F3, fait deux fois Macao et une troisième n'était pas nécessaire. Il n'y avait plus rien à y apprendre ni enseignement à en tirer. Je voulais rester sur ma lancée de la F3 (titrée en Euro Series 2005) pour mieux me développer personnellement en GP2. Si on commet une petite erreur lors de la dernière course, on peut garder une impression complètement différente de sa saison. Ce n'était pas ma seule décision mais aussi celle des conseillers de McLaren et d'autres gens."
Silverstone 2006 : mémorable
"La course 2 est vraiment la plus belle de ma carrière. Avant ça, c'était, en monoplace, Bahreïn 2004, en F3. J'étais parti 22e après avoir cassé la voiture en qualification. J'ai fini 11e. Je me suis élancé de cette place lors de la seconde course, que j'ai gagnée ! C'est considérable. J'avais quand même aussi eu de la chance. A Silverstone, je n'ai pas eu tout ça. C'était plus mental."
Un dépassement d'anthologie à Silverstone (GP2 2006)
"Cela a peut-être été plus intense que d'autres fois car il n'y avait pas qu'un autre pilote mais deux. Une fois passé Pantano, je me suis mis en chasse de Piquet, en commençant à comprendre qu'il n'y avait pas beaucoup de possibilités, peut-être deux. Il restait 12 tours lorsque l'opportunité s'est présentée. Je devais y aller. Quand je suis entré dans Becketts, j'ai cru que j'allais me crasher avec Piccione : nous étions roues dans roues, à 270 km/h. Une vitesse incroyable. Là, le temps s'est arrêté, j'ai ressenti comme un grand silence, seul au monde dans mon cockpit. Puis, j'ai vu dans un coin de mon regard Piquet sortir, et Piccione freiner fort. Bingo ! C'était fait ! Immédiatement, j'ai tout oublié et je me suis dit : "OK, au suivant !" "
Dépasser
"Dans une carrière, on essaie beaucoup de man&oeliguvres différentes. Et un pilote sait exactement quoi faire dans chaque situation. Il faut donc inventer pour surprendre, dépasser et laisser l'autre pilote mentalement plus faible. Chaque pilote à une barrière. C'est incroyablement dur de garder quelqu'un plus rapide derrière soi, même pour moi. La meilleure chose est d'être calme et de pousser, pousser, pousser."
Le soutien de McLaren
"La seule chose qu'ils m'ont demandé est de viser des victoires et si possible le titre (GP2 en 2006). Ils ne m'ont rien garanti. C'est la même chose tous les ans : ils me disent "Nous te supportons mais tu dois travailler dur. Si tu ne gagnes pas, nous arrêtons de te soutenir."
Le drapeau anglais sur sa monoplace de GP2
"Je n'y avais jamais réfléchi. Anglais ou Britannique, c'est comme vous voulez. Mais oui, en fait, je préfère le drapeau anglais, car je suis Anglais. Mais ça n'a rien de personnel. D'ailleurs, j'ai l'Union Jack sur ma combinaison. Partout ailleurs, en karting, Formule Renault, etc&hellip, j'ai eu le drapeau anglais. Il rend mieux sur une GP2. Il est blanc et rouge, comme elle. (rires)"
13 septembre 2006 : premier vrai test en F1
"A chaque fois que les mécaniciens démarraient la voiture, je ne pouvais m'empêcher de sourire. J'ai essayé d'être sérieux mais j'avais ce grand rictus sur mon visage. Je garderai comme un trésor le souvenir de ma première sortie du garage. Je sais qu'il s'évanouira lentement car il deviendra plus familier."
Peur d'une "Hamiltonmania" ?
"Non. Passer de la Formule Renault à la Formule 1 est, par exemple, un grand pas en termes d'expérience de pilotage, de promotion pour les sponsors et tout le reste. Pour Kimi, le cap a été énorme. Mais pour moi, ça va. J'ai progressé sans brûler les étapes. Je ne suis pas inquiet."
Objectif
"Quand on travaille suffisamment, on peut avoir ce que l'on veut. Ça peut être la chose la plus impossible. Je mets tout en &oeliguvre, je sacrifie tout pour gagner."
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