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McLaren toujours Poulidor
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Publié 09/03/2012 à 23:14 GMT+1
Comme tous les ans à cette époque, McLaren croit au titre. Lewis Hamilton et Jenson Button ont eu des impressions différentes de la MP4-27, selon les circuits. Sans n'avoir jamais réellement chassé le chrono. Une seule chose est sûre : les deux Britanniques, eux, sont prêts.
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Crédit: Eurosport
McLaren va attaquer une nouvelle saison en challenger légitime des champions du monde. Parce qu'en 2011 encore, les Anglais ont été les Poulidor de la F1 : deuxième du Mondial Pilotes avec Jenson Button, deuxième du Mondial Constructeurs. Très loin derrière Red Bull. Est-ce une fatalité ? On ne sait pas. Toujours est-il que l'équipe a fini sept fois vice-championne du monde des marques depuis 1999.
La MP4-27 sera-t-elle la monoplace de la consécration ? Une chose est sûre : elle a gagné le prix de l'élégance, avec son capot courbé ; seule à ne pas suivre la mode des "gueules cassées". "Quand j'ai vu toutes les autres voitures hautes devant (ndlr : au niveau du cockpit), je me suis demandé si nous avions bien fait", a confié Lewis Hamilton lors des premiers tests, à Jerez de la Frontera (7-10 février). Pour autant, sera-ce la faute du capot avant bas si la McLaren roule derrière la Red Bull à Melbourne ? Et pourquoi serait-elle plus mauvaise à cause de ça, et en même temps meilleure que la Lotus ou à la Mercedes pour une autre raison ? Les différences de prestations ne s'expliquent pas toujours par des éléments visibles, heureusement. En 2009, la Red Bull n'avait pas de double diffuseur, la Brawn était dépourvue de KERS, et elles gagnaient pourtant.
Mais pour Lewis Hamilton, le chrono est le seul juge de paix. Et à Jerez, il ne l'a manifestement pas rassuré. Selon des propos rapportés au journal espagnol Marca par son ancien coéquipier Heikki Kovalainen, il était "déçu" de la MP4-27. Du "off" tranchant avec le positivisme à tout craint imposé par la communication de son équipe. On sait les pilotes interdits de critiquer les Pirelli, en échange de la gratuité des enveloppes. Il avait aussi décrit une machine difficile à contrôler dans les virages rapides. Dans la bouche d'un pilote survireur, ça n'est jamais très rassurant... Pourtant, ce symptôme, conséquence du bannissement des fonds plats soufflés, n'a pas atteint la Red Bull : "Dans les rapides, je ne sens pas une grande différence", avait confirmé Sebastian Vettel. Deux semaines plus tard, Montmelo marquait une nette amélioration. "La voiture se comporte très bien dans les virages très rapides, je pense que la base de départ est plus élevée que celle de l'an dernier, et elle est meilleure en général à haute vitesse", se réjouissait le natif de Stevenage, avant d'ajouter : "Nous n'avons pas apporté de nouvelles pièces ici, mais nous avons approfondi notre compréhension depuis Jerez : sur les pneus, l'influence des températures et l'équilibre en fonction des réglages." Meilleure sans nouvelles pièces… Un comparatif de Grand Prix à blanc mené en même temps par McLaren (Button) et Red Bull (Webber), a montré un déficit de 0.8 sec en moyenne par tour.
Hamilton au Coton Club
"Tout s'est bien déroulé avec la voiture, bien plus que l'an dernier, le package semble réactif et fiable", a-t-il rappelé. Pas la catastrophe de l'année dernière, donc… "Mon dernier jour avec le package aéro du week-end prochain m'a paru également bien. Il y a plein de raisons d'être optimiste", a-t-il ajouté, dans une sémantique typiquement McLaren, avant de se faire plus réaliste : "C'est un peu étrange de ne pas avoir fait un seul tour vraiment rapide pendant tout un mois. Je pense que nous en saurons plus samedi prochain. Mon objectif est réaliste : il est de marquer des points utiles et de se servir de cette course comme d'un bon point de départ pour le championnat. On peut peut-être interpréter ça par un manque d'ambition, mais non." Pas plus euphorique que ça, donc. L'esprit plus relax, quand même. En coulisses, Didier Coton, ex-manager de Mika Häkkinen, va s'occuper de ses affaires, mettre des garde fous. Un peu moins "Spice boy", un peu plus F1. Il le fallait.
De la même façon, Jenson Button a un peu noyé le poisson sur les performances. Il ne sait pas où se situe réellement la MP4-27 – il n'a rien dit là-dessus avant de se rendre à Melbourne. On reste donc sur son extase hivernale quand à sa position de conduite, plus bas dans le cockpit. Il aime être engoncé, "faire corps" avec sa voiture, même si ça le prive d'une bonne vision de la piste. Il s'est aussi plu à rappeler qu'il avait un entourage propice à la réussite. Il en a même fait des caisses en déclarant "j'ai le meilleur manager de la F1, le meilleur attaché de presse, le meilleur assistant personnel et le meilleur physio. Cet hiver, je n'ai pas eu à ajuster quoi que ce soit". Les oreilles de Hamilton ont du siffler. Mais JB ne l'a pas dit pour ça. Il a juste voulu signifier que tout baignait. "Pas d'excuse cette année, je pense que nous avons tout" Reste à voir la voiture, quand même.
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