Formule 1 | Rédiger un contrat, motiver son pilote, le protéger ou savoir dire stop : Didier Coton et le métier d'agent

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FORMULE 1 - Dernier invité 2022 de notre podcast "Les Fous du Volant", mardi, Didier Coton, manager personnel de Valtteri Bottas (Alfa Romeo) en Grand Prix, nous dévoile les aspects méconnus de son métier d'agent de pilotes, dans ce monde très fermé qu'est la Formule 1.

Lewis Hamilton (Mercedes) et Valtteri Bottas (Alfa Romeo) lors des tests à Sakhir le 10 mars 2022

Crédit: Eurosport

Depuis maintenant plus de trois décennies, Didier Coton est un personnage incontournable du paddock en Formule 1 et dans les plus grandes catégories de la course. Depuis son implication dans la gestion de la carrière de Mika Häkkinen, en 1990, il a participé à l'éclosion d'Olivier Panis, devenu son associé, mais aussi Lewis Hamilton lors de son dernière année chez McLaren, en 2012.
Aujourd'hui chargé des intérêts de Valtteri Bottas en F1 chez Alfa Romeo, de Loïck Duval et Paul di Resta en Endurance chez Peugeot, Didier Coton explique d'abord dans le dernier numéro des "Fous du Volant", le podcast F1 d'Eurosport, qu'un contrat est de reflet de ce que deux parties souhaitent y mentionner. "Le contrat est la réflexion de ce que vous avez négocié", résume-t-il. Et qu'on peut y inclure des clauses à l'infini, qu'elles soient relatives aux assurances afin qu'un pilote se couvrir des conséquences d'une blessure ou d'une invalidité aux obligations sportives, promotionnelles et autres, souhaitées par une équipe ou un constructeur. Et qu'à ce titre, une écurie, ou plutôt une marque est imbattable au niveau des exigences. "Les contrats chez Ferrari sont très volumineux", souffle-t-il effectivement, tout en expliquant pourquoi.
Et puis, comme les imbroglios font aussi partie du métier, nos journalistes Stéphane Vrignaud et Gilles della Posta posent la question du cas Oscar Piastri, qui a défrayé la chronique l'été dernier. Formé par Alpine, le grand espoir australien a filé au dernier moment chez McLaren, pour débuter en Grand Prix l'an prochain. Pour Didier Coton, ce revirement de situation est d'abord un investissement en pure perte pour les Bleus. "Faire monter un jeune en F1 coûte entre 7,5 et 9 millions d'euros", assure-t-il.
Enfin, Didier Coton souligne qu'être agent, c'est aussi savoir écouter et motiver son pilote, et savoir se rendre compte avant lui qu'il la perd. C'est aussi savoir dire aux parents d'un jeune espoir qu'il "faut dire stop !" lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous.
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