Quel a été votre parcours vers la présidence de la FIA ?
Mohammed Ben Sulayem : L'idée m'est venue dans un train pour Paris en 2009 quand je venais assister au Conseil mondial du sport automobile. Mais c'est très difficile si vous pensez que vous pouvez être parachuté dans une organisation comme la FIA. Vous devez gravir les échelon et gagner la confiance. Il y avait des gens qui disaient qu'ils n'accepteraient jamais une personne originaire d'ailleurs que de l'Europe. J'ai entendu mais je ne l'ai pas pris très au sérieux, je n'étais pas du tout contrarié. (Je me suis dit) pourquoi je ne leur prouverais pas que je peux faire mieux et ils m'accepteront. En fait, ces mêmes personnes m'ont ensuite appelé et m'ont dit que cela ne les dérangeait pas (...) C'était un défi mais, pour nous, la FIA appartient à tous ceux qui s'intéressent au sport et à la mobilité.

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Quels seront vos principaux chantiers ?
Mohammed Ben Sulayem : On ne peut jamais dire que notre gouvernance est suffisante, il faut toujours s'améliorer, sinon on est dépassé. Nos règles peuvent toujours être améliorées. Il est également important de développer le sport automobile. Il ne faut pas seulement compter sur le sommet du sport mais aussi sur sa base, les membres, les clubs. Je prends toujours pour exemple les deux plus grands pays du monde, la Chine et l'Inde. On parle de moins de 8000 licences de compétition pour 2,8 milliards (d'habitants). Et vous avez des endroits comme la Finlande qui en ont plus de 11.000 ! Il y a quelque chose qui ne va pas. Pour moi, c'est un des sujets principaux. Ca n'est pas facile mais c'est faisable. La diversité est aussi très importante. Si nous voulons nous développer et gagner la confiance, nous devons nous assurer que nous respectons la diversité et l'inclusion.
Votre élection coïncide avec un +boom+ du sport auto au Moyen-Orient, avec de nombreuses nouvelles compétitions organisées là-bas. Que pensez-vous de l'influence croissante de la région ?
Mohammed Ben Sulayem : Personne ne peut s'approcher du Golfe et ignorer le sport automobile. C'est une bonne chose pour le sport, pour la Formule 1 et le rallye-raid. Cela aidera la FIA à se développer mais cela ne signifie pas que nous allons oublier les autres régions. Et nous parlons tout le temps de la F1 mais nous ne pouvons pas oublier les autres disciplines. Nous devons nous pencher sur le Championnat du monde des rallyes. Avoir deux constructeurs et demi dans un championnat aussi important n'est pas suffisant. Nous ne pouvons pas nous asseoir et nous dire que les gens viendront à nous. Je pense que nous devons aller frapper aux portes des constructeurs et nous assurer que nous rendons notre sport attrayant pour eux.

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