Et maintenant, la Formule E : pourquoi Doriane Pin se diversifie-t-elle autant vers son rêve d'atteindre la Formule 1 ?

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À Monaco, ce week-end, Doriane Pin s'apprête à connaître sa "première apparition" aux côtés de Citroën Racing en Formule E, en tant que pilote de développement. Un poste qu'elle occupe déjà chez Mercedes, pour le compte de l'écurie de Formule 1. La Française de 22 ans, qui vise toujours la catégorie-reine, se rapproche petit à petit de la monoplace de haut niveau. Mais le chemin reste sinueux...

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Personne ne pourra reprocher à Doriane Pin de ne pas avoir tenté sa chance. La pilote française de 22 ans, lancée à la poursuite de son rêve de rejoindre un jour la Formule 1, multiplie les partenariats avec les cadors du sport automobile pour se faire un nom, six mois après son titre en F1 Academy. Ce week-end, "Pocket Rocket" s'apprête à découvrir le monde de la Formule E à Monaco dans le garage de Citroën Racing, son nouvel employeur. 
Mercredi, l'écurie de Nick Cassidy et Jean-Éric Vergne a officialisé l'arrivée de la Française comme pilote de développement sur les nouveaux modèles de monoplaces dits "Gen4" qui entreront en compétition dès la saison prochaine. Des voitures que l'on annonce dix secondes plus rapides au tour que celles actuelles. Pour l'heure, Citroën a simplement annoncé que Doriane Pin aura "plusieurs opportunités de prendre le volant de monoplaces de Formule E dans les mois à venir". À commencer par ce double E-prix de Monaco, ce week-end (à suivre sur Eurosport et HBO Max), où elle "fera sa première apparition officielle aux côtés de l'équipe", comme promis par sa nouvelle écurie. 

Le Mans dans le viseur

Une nouvelle étape dans l'après-F1 Academy pour Doriane Pin, exemplaire jusqu'ici pour engranger de l'expérience dans différentes catégories. La voilà, pêle-mêle : pilote de développement en Formule E chez Citroën, en Formule 1 chez Mercedes et en Hypercar WEC avec Peugeot. Avec un baquet permanent en endurance dans l'écurie Duqueine, dans le championnat ELMS, où elle est alignée auprès de Giorgio Roda et Richard Verschoor, ancien pilote de Formule 2. C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'elle participera aux prochaines 24 Heures du Mans (10 au 14 juin) dans la catégorie LMP2. 
Certes, aucun des emplois précédemment cités ne revient à un bon vieux siège dans une catégorie de monoplaces. Car au-delà des noms clinquants, des partenariats prestigieux et des écuries qui la placent, dans leurs plans de communication, parmi les "jeunes talents les plus prometteurs du sport automobile", selon les dires de Citroën Racing – ce qui n'aide en aucun cas à comprendre l'estime qu'elles lui portent réellement –, le juge de paix restera toujours une expérience crédible et durable en monoplace. 
Avant, c'était un rêve, maintenant, c'est un objectif
D'autant plus que son envie de figurer un jour en Formule 1 n'a pas faibli : "Avant, c'était un rêve, maintenant, c'est un objectif", a-t-elle précisé dans le podcast Zack en roue libre, sur YouTube, mardi. Notamment depuis qu'elle a rejoint Mercedes, d'abord comme junior, puis comme pilote de développement. Mais pour aller plus haut, chercher ceux qui se bagarrent sur les circuits, ça n'aura échappé à personne, les places sont chères. 
Prenez Théo Pourchaire, champion du monde de Formule 2 en 2023. Voyant les places en Formule 1 bouchées une par une sous son nez, le Français s'était engagé en Super Formula japonaise ainsi qu'en IndyCar dès le début de l'année qui a suivi son sacre en F2. Un an plus tard, avec seulement six courses à son actif, dont une seule en Super Formula, Pourchaire a quitté les deux catégories, l'une de son propre chef, l'autre contre son gré. Résultat, fin 2025 : Pourchaire a signé chez Peugeot Hypercar, d'abord comme réserviste, puis comme titulaire, avant de rejoindre… Mercedes F1, en février. Comme pilote de développement.
Le voilà donc au même stade que Doriane Pin, chez Mercedes, à enchaîner les tours de simulateur à Brackley pour l'une des meilleures écuries du monde. Un bon motif d'espoir pour la Française qui, à 22 ans, a l'avenir devant elle et, déjà, une bonne visibilité. Et puis, si la Formule 1 lui ferme ses portes, tout n'aura pas été perdu. D'ailleurs, à l'avenir, que peut-on lui souhaiter ? "D'aller en Formule 1", bien sûr, comme elle l'a rappelé sur YouTube, mais aussi "d'aller en Hypercar. Ce sont les deux gros objectifs que je me fixe dans ma carrière." Tant qu'il y a de la vie… 
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