Avant le British Open, qui démarre à partir de jeudi à Sandwich (sud-est), Jon Rahm fait figure de favori. Une épreuve où les fans de golf seront de retour après l'annulation de l'édition 2020. Cependant, ils seront privés, à cause de la pandémie, de plusieurs vedettes sur le parcours du Royal St George. Il devrait y avoir jusqu'à 32.000 spectateurs par jour sur le parcours du Kent et dans les loges VIPs. L'Irlandais Shane Lowry sera là pour défendre sa Claret Jug, mais pas Hideki Matsuyama, le vainqueur du dernier Masters, Bubba Watson ou Zack Johnson, tous testés positifs au Covid-19 ou cas contact.
Les joueurs seront très surveillés, avec interdiction formelle d'aller dans un bar, un restaurant ou un supermarché, de sortir d'un hôtel agréé ou de partager un logement privé avec plus de quatre personnes de leur encadrement ou un autre joueur engagé dans cet Open. "Je n'ai pas mon équipe complète, je n'ai pas mon entraîneur, je n'ai pas ma chef", regrette l'Américain Brooks Koepka. "La cuisine n'est pas aussi bonne que d'habitude, avec moi, mon caddie Rick, mon kiné et mon manager", ajoute le vainqueur de quatre Majeurs.
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Jon Rahm est donc le favori logique des bookmakers car il est en grande forme et vient de remporter l'US Open le mois dernier à Torrey Pines. Mais il s'est fait déposséder cette semaine de la place de numéro 1 mondial par Dustin Johnson, qui joue pourtant moins bien que lui en ce moment. L'Espagnol s'attend à être surpris par l'affluence au Royal St George, malgré les nombreuses restrictions toujours en vigueur à cause de la pandémie. "Je ne m'attendais pas à ce que ce tournoi soit le premier avec un public complet, à cause des confinements et autre restrictions, mais je suis enthousiasmé, car cela nous a manqué", a-t-il indiqué.
Le golfeur espagnol, touché en juin par le virus et obligé de se retirer du PGA Memorial alors qu'il menait avec six coups d'avance, avant l'US Open, s'est bien préparé en prenant la 7e place dimanche d'un Open d'Ecosse au plateau très relevé. Il aura face à lui un Tommy Fleetwood très soutenu par les fans, comme les Three Lions pendant l'Euro. Et comme eux, il tentera de mettre fin à une longue période de disette pour l'Angleterre : aucun vainqueur de "The Open", l'appellation historique, depuis Nick Faldo en 1992.
L'Anglais n'est lui pas perturbé par la pandémie. "Il y a des règles un peu différentes, en termes de logistique, il y a les masques, mais quand je suis au practice, sur le putting green ou sur le tee numéro 1, je fais ce que j'ai toujours fait", relativise Fleetwood. Quant à Rory McIlroy, il tentera de marcher sur les traces de son compatriote nord-irlandais Darren Clarke, dernier vainqueur d'un British Open au Royal St George, il y a dix ans.
Rory McIlroy n'a que 32 ans mais il attend depuis déjà sept ans son cinquième majeur, depuis cette année 2014 où il s'était imposé au British Open et au Championnat PGA. Ses derniers résultats sont tout sauf encourageants : 59e à l'Open d'Irlande et cut manqué à l'Open d'Ecosse.
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