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"Ça va être mon année", "j'ai presque réussi l'impossible" : Les dauphins de Reed positivent

Spieth : "J'ai presque réussi l'impossible"

Le 09/04/2018 à 10:18Mis à jour Le 09/04/2018 à 10:19

MASTERS AUGUSTA - Patrick Reed a eu le dernier mot, dimanche, à Augusta. L'Américain de 27 ans, -15 sur l'ensemble des quatre tours, a gagné son premier Grand Chelem en devançant Rickie Fowler (2e, -14) et Jordan Spieth (3e, -13), tous deux auteurs d'une excellente dernière journée. A l'issue du Masters, le vainqueur était bien sûr le plus satisfait. Mais pas le seul à l'être.

Patrick Reed a décroché le premier grand titre de sa carrière, dimanche à Augusta, à l'issue d'un dernier tour du Masters durant lequel il n'a pas flanché. Avec trois coups d'avance, seulement, sur Rory McIlroy, l'Américain de 27 ans était sous pression avant cette ultime journée. Il n'a pas craqué, signant une carte de 71 – sa seule de la semaine au-dessus des 70, certes –, pour terminer 15 coups sous le par, tandis que le Nord-Irlandais s'étiolait (74, -9 au final).

Son succès, cependant, n'a pas été aisé, Rickie Fowler (-14) et Jordan Spieth (-13) réussissant à le challenger jusqu'au bout. Insuffisant, mais source de satisfaction pour les deux hommes. "J'aurais préféré bien sûr être premier à l'issue de ces quatre journées de compétition, mais je prends cette 2e place comme un signe de mes progrès, a déclaré Fowler. J'ai le sentiment que cela va être mon année, je vais le décrocher, mon premier titre majeur (…) Je veux remporter cette veste verte [remise au vainqueur du Masters, NDLR] et j'ai fait un pas dans la bonne direction."

Spieth s'est fait plaisir

Même son de cloche donc, du côté de Spieth, auteur d'une remontée impressionnante dimanche avec une carte de 64 lors de ce 4e tour : "Je suis vraiment très fier de mon dimanche, c'est la cinquième année de suite que je me trouve en position de gagner le Masters lors de la dernière journée, c'est ce que je vais retenir, c'est rare de réussir un bon dimanche à Augusta."

Le vainqueur du Masters 2015, qui semblait loin du compte depuis vendredi et une deuxième journée ratée (74), a réussi à faire de cette situation mal engagée une force. Celle de jouer plus relâché. "Je n'ai pas réfléchi, je n'ai jamais regardé le panneau d'affichage, mon plan était de faire ma partie et de m'amuser, de ne pas me préoccuper du tournoi et de l'enjeu, a-t-il expliqué. J'ai presque réussi l'impossible".

Jordan Spieth, lors du Masters 2018

Jordan Spieth, lors du Masters 2018Getty Images

Reed a "fait d'une pierre deux coups"

Patrick Reed a quant à lui exprimé sa satisfaction, sans faire de la fameuse "veste verte" une finalité. Cette semaine, il a tout simplement répondu à ses propres attentes. "Je pense que j'ai joué à un niveau qui peut me permettre d'atteindre mon but : être le meilleur joueur du monde, a-t-il ainsi clamé. Pour y parvenir, il faut être performant dans les grands événements comme celui-ci, il faut les gagner."

Cette victoire peut, selon lui, faire office de déclic dans sa carrière. "Je suis heureux d'avoir tourné la page de 2017 où je n'avais pas gagné un seul titre. Mon principal objectif pour cette année était de gagner à nouveau et d'être compétitif durant les tournois du Grand Chelem : j'ai fait d'une pierre deux coups dès le premier de l'année, cela va m'aider pour la suite, d'un point de vue mental".

Patrick Reed dans ses oeuvres à Augusta

Patrick Reed dans ses oeuvres à AugustaGetty Images

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