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Reed a tenu bon pour rentrer dans la cour des géants

Reed a tenu bon pour rentrer dans la cour des géants
Par Eurosport

Le 09/04/2018 à 00:38Mis à jour Le 09/04/2018 à 01:30

MASTERS - Leader à l'entame de ce dernier tour, Patrick Reed n'a pas flanché dimanche à Augusta. Malgré l'incroyable comeback de Jordan Spieth et le rush final de Rickie Fowler, le Texan s'est montré suffisamment solide pour remporter à 27 ans le premier titre du Grand Chelem de sa carrière. Rory McIlroy, lui, a coincé pour finir à la 5e place.

Augusta n'en finit plus d'inaugurer les palmarès majeurs. Ces quatre dernières années, le Masters a consacré un joueur qui n'avait encore jamais triomphé en Grand Chelem. Comme Jordan Spieth (2015), Danny Willett (2016) et Sergio Garcia l'an passé, Patrick Reed a décroché son premier titre majuscule dimanche en Géorgie. A 27 ans, il entre dans une nouvelle dimension. Le Texan a terminé à 15 coups sous le par, devançant d'une longueur Rickie Fowler et de deux Jordan Spieth, dont le formidable retour n'a toutefois pas été suffisant.

A l'entame de ce quatrième et dernier tour, Patrick Reed comptait trois longueurs d'avance sur Rory McIlroy. Le Nord-Irlandais pouvait rêver à sa première victoire à Augusta pour signer le Grand Chelem en carrière puisque le Masters est le seul Majeur qui manque encore à son palmarès. Mais après un bon départ, en témoigne ce birdie au trou numéro 2, McIlroy s'est progressivement tassé. Il a finalement rendu sa moins bonne carte du week-end (74) et a rapidement disparu de la course à la victoire.

Spieth s'est déchainé, mais ça n'a pas suffi

Patrick Reed, lui, est resté d'une constance remarquable. A chaque fois qu'il a connu une alerte, il s'est aussitôt repris. Bogey dès le trou numéro 1? Birdie au 3. Bogey au 6 ? Birdie au 7. Bogey au 11 à l'entrée de l'Amen Corner ? A nouveau birdie au 12. C'est dans sa faculté à ne jamais douter, ou en tout cas à n'en rien laisser paraître, que le natif de San Antonio a été impressionnant. Même s'il n'est pas devenu le premier joueur de l'histoire à rendre quatre cartes sous les 70, il a encore joué sous le par dimanche (-1) malgré la pression et la fatigue.

S'il a rapidement été débarrassé de McIlroy, Reed ne s'est pas promené pour autant. Jusqu'au bout, il a dû lutter. C'est d'abord Jordan Spieth, totalement retrouvé après deux journées erratiques, qui a mis le feu au parcours. Le vainqueur de l'édition 2015 a accumulé les putts dantesques pour signer pas moins de neuf birdies. Revenu brièvement à la hauteur de Reed à -14, il a concédé un bogey au 18 qui l'a condamné, le privant au passage du record du parcours. Spieth termine à -8 sur la journée (64), sans doute avec quelques regrets.

Fowler a mis la pression en vain

Mais le dernier à avoir menacé Reed est Rickie Fowler. Après une entame anodine (il était à +1 sur les sept premiers trous), le Californien a mis le turbo pour enchainer cinq birdies en huit trous. Un dernier birdie au 18 a enflammé le public et mis une terrible pression sur Patrick Reed, qui ne comptait plus qu'un coup de marge sur son dauphin avant les deux derniers trous. Mais une fois encore, une dernière fois, il a tenu bon, assurant avec une certaine maestria deux derniers pars.

Patrick Reed signe là sa sixième victoire chez les professionnels, mais celle-ci est évidemment d'une toute autre dimension. Il avait pointé le bout du nez en terminant deuxième de l'USPGA l'été dernier. Sur les deux derniers tournois du Grand Chelem, son bilan est donc presque parfait. Entré dans le cercle prestigieux des hommes à la Veste verte, il ne sera plus tout à fait le même golfeur en se levant lundi matin.

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