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Masters Augusta - Tiger Woods : "Je ne pense pas que les gens réalisent vraiment par où je suis passé"
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Publié 11/04/2022 à 01:11 GMT+2
MASTERS - "J'ai hâte de me remettre" au travail, a assuré l'insatiable Tiger Woods dimanche face à la presse à Augusta, où il a fait un retour bluffant, treize mois après l'accident de voiture qui a failli lui coûter sa jambe droite. Au bout : un résultat décevant, intrinsèquement (+13). Mais tellement plus que ça pour un Woods "exci(té) d'à nouveau entendre les rugissements dans la foule".
Woods : "Je n'ai pas tout à fait l'endurance que j'aurais aimé avoir"
Video credit: Eurosport
Il n'y a pas eu de miracle, en termes de résultat. Tiger Woods a achevé le Masters à +13 (47e), à l'issue d'un dernier tour six coups au dessus du par, ce dimanche à Augusta. Un score mauvais, surtout pour lui. Mais alors qu'un accident aurait pu lui coûter sa jambe droit, il y a treize mois, Woods est surtout fier d'avoir terminé la compétition, remportée par Scottie Scheffler.
Il y a 13 mois, on se demandait si vous alliez un jour rejouer. Vous venez de terminer votre 24e Masters. Que ressentez-vous ?
Tiger Woods : "Je me suis posé la même questions que vous... A présent, c'est un sentiment incroyable. Je n'ai pas vraiment pu donner le meilleur de moi-même, mais le soutien du public a été extraordinaire. Je ne pense pas que les mots puissent vraiment décrire ce que je ressens, étant donné où je me trouvais il y a un peu plus d'un an et quelles étaient alors mes perspectives. Il y a un mois encore, je ne savais pas si j'arriverais à revenir et faire quatre tours. C'est positif, j'ai encore du travail à faire et j'ai hâte de m'y remettre.
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Tiger Woods, lors de la dernière journée du Masters, à Augusta, le 10 avril 2022
Crédit: Getty Images
Qu'est-ce qui vous pousse à vous réveiller tous les matins malgré la douleur, à vous surpasser et à ne jamais vous décourager ?
T. W. : Il y a des jours où je n'ai pas envie de faire quoi que ce soit. J'ai mal, mais j'ai une super équipe autour de moi qui me motive et m'aide. Ce sont ces jours-là qui sont difficiles. Les autres où je me sens bien, ce sont les jours faciles, mais il y en a moins. Je dois simplement m'en sortir et, comme au golf, pour s'améliorer, il faut y aller et y consacrer du temps. La part la plus difficile, ce sont les séances de récupération. Sauter dans ces bains de glace, plusieurs fois par jour. C'est pénible, mais ça marche."
Pourquoi teniez-vous à faire votre retour au Masters ?
T. W. : "Ce tournoi a toujours signifié beaucoup pour moi et ma famille. L'année de ma naissance (1975, NDLR) a été celle où Lee Elder est devenu le premier Noir a y participer et il était là quand j'ai gagné pour la première fois en 1997. Vingt-cinq ans plus tard, me revoilà en train de jouer. Et puis il n'y a pas d'autre Majeur qui impose de jouer à chaque fois sur le même parcours. St Andrews (en Ecosse) me tient évidemment à coeur, parce que c'est le berceau du golf et que j'ai pu y gagner deux British Open. Mais c'est ici que tous les grands champions ont joué."
Quand vous repensez à tous les efforts accomplis pour rejouer, qu'est-ce que cela vous inspire ?
T. W. : Je ne pense pas que les gens réalisent vraiment par où je suis passé. Les gens qui me sont proches le savent. Certains joueurs ont vu des photos qui témoignent de ce que j'ai dû endurer et apprécient probablement mieux ma performance, car ils savent ce qu'il faut faire pour être compétitif ici. C'est une chose de jouer avec mon fils à un tournoi de golf, mais c'en est une autre de jouer dans un Majeur. La route a été difficile, mais je suis très reconnaissant d'avoir eu l'occasion de l'avoir arpentée, reconnaissant d'avoir été capable de jouer. Je n'ai pas encore l'endurance que j'aurais aimé avoir, mais il y a quelques semaines, je ne savais même pas si j'allais participer à cet événement. Je suis très enthousiaste quant aux perspectives d'avenir.
Considérez-vous avoir réussi un des plus grands exploits de votre carrière ?
T. W. : Si on excepte les victoires, oui, sans aucun doute. C'était excitant d'à nouveau entendre les rugissements dans la foule, toute l'excitation que ce tournoi suscite."
Propos recueillis en conférence de presse
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Tiger Woods et son fils, Charlie, en action le 18 décembre en Floride
Crédit: Getty Images
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