Ils sont tombés de haut. De très haut. Malgré un début de tournoi très abouti avec quatre victoires à la clé, et un dernier succès particulièrement maîtrisé face aux Pays-Bas, les Bleus s'attendaient à un match compliqué face à l'Islande. Mais certainement pas à prendre une telle marée. Dominée de bout en bout, surclassée dans tous les secteurs du jeu, la France est sortie les joues rougies de ce rendez-vous avec les Islandais (21-29)."Ils nous en ont mis plein la gueule", a reconnu Nicolas Tournat dans un résumé qui traduisait assez bien la réalité du terrain.
Les Bleus ont évidemment leur part de responsabilité. Ils n'ont jamais réussi à s'appuyer sur les vertus affichées sur l'ensemble de la compétition jusqu'ici. "On s'appuyait sur une défense solide depuis le début, ce qui était notre grand point fort, avec l'exploitation du jeu rapide derrière, a expliqué Valentin Porte. Ce soir, le gros point fort a pris l'eau. Et derrière ce que je craignais est arrivé. On n'a pas réussi à trouver, même en attaque, le jeu fluide qu'on pouvait avoir pour remonter la tête, on a voulu peut-être un peu trop se précipiter."
Handball
Porte de retour en équipe de France après "une période extrêmement délicate"
02/04/2022 À 11:26

Dika Mem pris en tenaille par Daniel Tor Ingason lors de France - Islande, match du Championnat d'Europe 2022 de handball, le 22 janvier 2022 à Budapest

Crédit: Getty Images

Un constat partagé par l'ensemble des Bleus. Qui n'ont cependant pas manqué de saluer une formation islandaise en état de grâce. "Ils ont fait le match de leur vie et on n'a pas réussi à trouver les solutions, a concédé Nikola Karabatic. On ne marque que 21 buts, on rate trop de shoots. Eux ont très bien attaqué. On s'est fait surclasser et ça fait très longtemps que ça ne nous était pas arrivé. On est tous très déçus. On a eu à faire à une équipe d'Islande qui a fait le meilleur match de sa compétition et nous le pire."

"En face, il y avait également des absents"

Les absences ont fatalement pesé sur le rendement de l'équipe tricolore. Celles de Ludovic Fabregas (symptômes grippaux) et Karl Konan (Covid-19) se sont fait cruellement ressentir en défense, notamment. "Ce qui est dommage, c'est que l'on a deux absents qui sont notre charnière forte en défense", a avancé Valentin Porte. Mais ce n'est pas une excuse. "Les absences perturbent les équilibres, mais ce ne serait pas raisonnable de se cacher derrière cela car en face il y avait également des absents, a rappelé Erick Mathé, suppléant du sélectionneur Guillaume Gille, isolé après avoir contracté le Covid-19. Il faut s'adapter et l'Islande l'a beaucoup mieux fait que nous."
Les Bleus étaient diminués, mais le problème majeur était ailleurs. "On a été absents dans le combat, on a perdu tous nos duels, a reconnu Nicolas Tournat au micro de BeIN Sports. En attaque, ils nous ont mangés sur les un contre un et en défense, on a reculé, on n’a pas mis assez d’impact. Ils nous ont battus physiquement, rien à dire, bravo à eux. On a été insuffisants sur l’engagement. Ça fait mal, ils nous ont marché dessus. Il va falloir se remobiliser. Le gardien nous a mangés, dans tous les secteurs de jeu, on n’y était pas. C’est un coup de massue."
Et une sacrée remise en question en perspective. Même si la France n'a pas vraiment le temps de gamberger. Elle devra battre le Monténégro (lundi, 20h30) et le Danemark (mercredi, 20h30) pour garder l'espoir de se hisser en demi-finale. "On a pris une sacrée claque derrière la tête, a conclu Valentin Porte sur BeIN Sports. Maintenant, il va falloir rester unis, en équipe. On va se remobiliser, se remettre au boulot et on aura deux matches derrière pour aller chercher une place dans le dernier carré." C'est bien le seul moyen de se remettre du cauchemar islandais.
Championnat d'Europe
Bredouilles et frustrés, mais tournés vers l'avenir : "Cette équipe de France a de la gueule !"
30/01/2022 À 18:24
Championnat d'Europe
Un goût d'amertume pour conclure
30/01/2022 À 16:21