Assurées de la qualification pour les quarts de finale du Mondial 2021, les Françaises entrent dans le vif du sujet contre le Russie lundi soir (20h30) en clôture du tour principal, premier morceau de choix d'un enchaînement dantesque à venir.
Avant le début de la compétition, le sélectionneur des Bleues Olivier Krumbholz avait expliqué que la partie de tableau des Françaises était de loin la plus relevée, regroupant les cinq meilleures équipes au monde : la France (or au Mondial 2017, à l'Euro 2018, et aux JO 2020), et la Russie (or aux JO 2016, argent Euro 2018, JO 2020) dans un groupe, la Norvège (or à l'Euro 2020, bronze aux JO 2020), la Suède (4e des JO 2020) et les Pays-Bas (or au Mondial 2019) dans l'autre.
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Et tout ce beau monde est amené à se croiser dès les quarts de finale, avec de la casse à prévoir dans le second groupe, puisque seul les deux premiers passent. Et un déséquilibre flagrant par rapport à l'autre partie du tableau (Danemark, Allemagne, Espagne, Brésil). Après les cinq premiers matches, les équilibres ont été respectées et le suspense reste entier dans le groupe scandinave, après le match nul de la Norvège contre la Suède (28-28), samedi soir.
On veut gagner tous les matches, quoi qu'il arrive si on veut aller au bout, on va croiser des gros
Impossible donc pour les Françaises, qualifiées tout comme les Russes, d'essayer de calculer pour éviter la Norvège, qui fait figure d'épouvantail mais qui au final pourrait même bien sortir dès le tour principal si elle ne bat pas les Pays-Bas lundi soir dans un match couperet qui a tout d'un huitième de finale.
Ça tombe bien, car les Bleues n'ont pas envie de sortir les calculatrices. "On va tout faire pour le gagner, on n'a jamais fonctionné avec les calculs. On veut gagner tous les matches, quoi qu'il arrive si on veut aller au bout, on va croiser des gros", glisse Grâce Zaadi, demi-centre et joueuse la plus utilisée (de loin) par Olivier Krumbholz (3h50 sur cinq matches, soit 46 minutes par match).
"On s'est un peu enlevé une épine du pied. On est qualifiées et on est plus tranquilles, mais la première place, c'est mieux. On va tout donner pour être premières, mais avec les Russes, ce n'est jamais simple", explique la pivot des Bleues Pauletta Foppa. Les deux équipes se sont rencontrées à de très nombreuses reprises en grands championnats (six fois en compétitions majeures depuis 2016). Mais par rapport à leur dernière confrontation en finale des Jeux de Tokyo (victoire française 30 à 25), la Russie a beaucoup changé.
La géniale Anna Viakhireva a décidé de mettre sa carrière en pause, tout comme Daria Dmitrieva, alors qu'Anna Sen ne figure pas dans l'effectif de la nouvelle sélectionneuse, l'ancienne pivot Liudmila Bodnieva. "Parfois, c'est mieux quand les équipes sont remaniées, qu'il n'y pas forcément les cadres. Il y a des plus jeunes qui s'expriment ou qui ont plus de confiance. Pour moi, il faut les aborder comme si les cadres étaient là", se méfie Foppa.
Avec Elena Mikhaylichenko (20 ans), Yaroslava Frolova (24 ans), Antonina Skorobogatchenko (22 ans) ou Karina Sabirova (23 ans), les Russes ont de la ressource. Après des matches contre des équipes du niveau des Jeux olympiques (elles n'ont eu aucun match contre des nations beaucoup moins fortes comme Porto Rico, l'Iran ou le Kazakhstan), les Françaises vont s'attaquer au gratin de la planète hand dans les deux prochains matches, en espérant qu'il y en aura deux autres derrière, synonymes de dernier carré, qui serait le septième en huit compétitions majeures.
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