Plus dur que prévu

Après la défaite à Tchekhov (32-27), les Montpelliérains s'aperçoivent que la bonne affaire qu'ils pensaient avoir fait lors de la désignation du club russe lors du tirage au sort est loin de l'être. D'autant que les champions de France ne sont pas dans une forme à toute épreuve...

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Les Montpelliérains se retrouvent devant le grand défi de remonter cinq buts à Tchekhov, samedi au Palais des sports René-Bougnol, pour atteindre leur principal objectif de la saison, le Final Four de la Ligue des champions. Au moment du tirage au sort, les champions de France pensaient avoir fait une bonne affaire en tombant sur cette équipe russe qu'ils avaient déjà dominée deux fois en phase de poule.
Mais le malchance s'est chargée de leur compliquer la tâche. Les deux ailiers Michaël Guigou et Vid Kavticnik, blessés, n'ont pas pu se déplacer dans la région de Moscou. Puis, en cours de match, le gardien Daouda Karaboué et le demi-centre Nikola Karabatic ont à leur tour été touchés au pied et à la cuisse, ce dernier manquant les vingt dernières minutes. Accablée par cette série de pépins, l'équipe est revenue secouée mais pas abattue de son voyage en Russie. "Il y a toujours la place. Cinq buts, ce n'est pas irréversible", assure l'entraîneur Patrice Canayer, qui admet que ses hommes ont "un peu déjoué" mercredi soir.
Ils ont connu pire
Beaucoup dépendra de l'état des troupes, le report du match aller d'une semaine à cause du nuage de cendres islandais ayant réduit à presque rien le temps de récupération entre les deux rencontres. Car si les remplaçants n'ont pas démérité, à l'image de l'ailier Samuel Honrubia, on ne se passe pas impunément de ses trois meilleurs buteurs (Kavticnik, Guigou puis Karabatic) dans un match de cette intensité.
Si le Slovène est absent pour plusieurs semaines, Guigou lui sera bien de retour dans le groupe samedi. Mais il ne sait pas encore s'il pourra être utilisé à 100%. "C'est un peu juste pour la cicatrisation", reconnaît le champion olympique. On attendait toujours jeudi après-midi les résultats des examens médicaux de Karabatic et Karaboué. Qu'il participe activement ou pas, Guigou est persuadé que l'équipe va se remobiliser afin de ne pas laisser échapper une occasion qui s'annonçait si belle. "On aurait pu tomber sur un adversaire beaucoup plus fort", dit le Provençal, qui était content comme tous ses coéquipiers d'avoir évité Barcelone et Hambourg. "C'est pour ça qu'il faut vraiment saisir notre chance."
Si les Montpelliérains peuvent se permettre un relatif optimisme, c'est qu'ils ont déjà retourné des situations semblables, "et même des pires", souligne Guigou. On se souvient bien sûr de la finale de 2003, remportée contre Pampelune malgré un déficit de huit buts à l'aller, ou encore du huitième de finale de la saison 2004-2005, franchi aux dépens des Danois de Kolding, qui s'étaient pourtant présentés avec 9 buts de marge à Montpellier. "Si on joue à notre meilleur niveau, on passera", assure Guigou.
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