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Si proches, si loin
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Publié 19/08/2008 à 16:15 GMT+2
L'équipe de France s'est inclinée face à la Russie (32-31) en quart de finale du tournoi féminin après une double prolongation. Avec une Valérie Nicolas en état de grâce devant sa cage, Sophie Herbrecht et ses coéquipières sont passées proches de l'exploi
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A quoi tient une médaille, une place pour un dernier carré des jeux Olympiques ? A pas grand chose quand on voit le Russie-France de ces quarts de finale du tournoi féminin. Après un premier tour au cours duquel elle a montré un visage emprunté et particulièrement décevant, notamment face aux grosses cylindrées qu'étaient la Roumanie et la Norvège, la France jouait son destin face à la Russie, tout simplement championne du monde en titre. Et c'est souvent dos au mur que les Bleues se sont sublimées pour faire douter pendant toute la partie Irina Bliznova et ses coéquipières. La défense française s'est, en effet, avérée être la clé de voûte du départ canon des joueuses d'Olivier Krumbholz en étendant leur toile jusqu'à en écoeurer le sélectionneur russe, obliger de passer un savon à ses joueuses à chaque temps mort.
Mais il a manqué un petit plus, une certaine capacité à se montrer décisif comme ne l'a pu l'être Sophie Herbrecht, plutôt passeuse que scoreuse, ou Alexandra Lacrabère dans le money-time de la deuxième prolongation alors que les deux équipes étaient à égalité. Mais pour le sélectionneur Olivier Krumbholz, le problème venait d'ailleurs. "Je pense qu'il y a eu un gros problème d'arbitrage. On savait que nos amis n'avaient pas le niveau pour officier sur un match d'un tel enjeu. C'est un peu de sport mais aussi de la magouille. Les filles sont allées au bout d'elles-mêmes. Ce que je retiens, c'est qu'elles ont été extraordinaires", analysait-il amer, à la fin de la partie.
Un manque de lucidité
Pourtant, les arrières de l'équipe de France se sont montrées très inspirées en trouvant la voie grâce à quelques pertes de balles adverses mais surtout les arrêts répétés de Valérie Nicolas. La gardienne emblématique de l'équipe de France, qui a annoncé sa retraite internationale définitive avant les Jeux, était de nouveau présente au rendez-vous, au jour J. Celle qui rejoindra le modeste club de Nice, la saison prochaine, est pour beaucoup dans l'avancée de son équipe au tableau d'affichage en réalisant de nombreux heureux arrêts, notamment sur jets de sept mètres.
Si bien que Kamto permettait même à la sirène de mener de quatre buts (16-12). Une belle marge d'avance presque inespérée avant le match, mais rapidement rejointes au milieu de la deuxième période, l'étonnante Mariama Signate (7 buts sur 9 tentatives) et ses partenaires verront leur verrou sauter sous les coups de butoir de la décisive Ekaterina Andryushina pour devoir jouer une prolongation. Sur le fil du rasoir, les Bleues parvenait à tenir le choc grâce aux nouvelles parades lumineuses de Nicolas (21 arrêts sur 52 tirs).
Combatives et très dures en défense, l'expérimentée Isabelle Wendling en a été un exemple criant, Olivier Krumbholz pensait bien voir ses joueuses tirer le gros lot sur deux ou trois ballons de contre joués rapidement en fin de partie mais il n'en fut rien. Nicolas, elle, était inconsolable pour sa dernière aventure avec ce maillot qui lui a tant apporté: "(en larmes) C'est bizarre. On est passé du tout au tout. On a surtout retrouvé nos vraies valeurs et on les a beaucoup fait douter. C'est dommage mais pour moi quoi qu'il arrive, c'est la fin." La fin d'une époque, des Wendling, Pecqueux et Nicolas. On aurait voulu d'autres adieux pour elles.
LES AUTRES QUARTS DE FINALE
Hongrie 34-30 Roumanie
Au cours d'un match spectaculaire les Hongroises ont arraché leur billet pour les demi-finales face à la Roumaine sur le score de 34 à 30. Grâce à Monika Kovacsicz (7 buts) et Bernadett Ferling (7 buts), l'écart a été crée au milieu de la deuxième période pour ne plus être rejointes malgré l'énorme prestation de Ramona Maier (11 buts). Elles retrouveront les Coréennes faciles lauréates de la Chine.
Norvège 31-24 Suède
Sur sa lancée d'une phase de poule parfaitement maîtrisée (cinq victoires en cinq matches), la Norvège a battu la Suède 31-24 grâce à un mise en jambes bien plus efficace que celle de leurs voisines scandinaves. Avec un 7-2 au milieu de la première période, les triples championnes d'Europe ont ensuite géré leur avantage pour retrouver la France ou la Russie pour une première demi-finale.
Corée du Sud 31-23 Chine
Après une première pahse mi-figue, mi raisin (défaite face au Brésil notamment), la Corée du Sud n'a laissé aucune chance aux héroïnes de tout un peuple, plus précisément aux Chinoises en remportant le match 31-23. Park (8 buts) et Moon (6 buts) ont été les principales artisanes de ce succès. Elles retrouveront en demi-finales la Norvège qui s'annonce comme l'autre grande favorite au titre, avec la Hongrie.
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