Eurosport
L'envol de Narcisse
Par
Publié 20/08/2008 à 15:00 GMT+2
Surnommé "Air France" à cause de sa détente exceptionnelle, Daniel Narcisse a décollé mercredi à Pékin lors du quart de finale remporté par l'équipe de France face à la Russie. Principal acteur de la qualification en demi-finale, le Tricolore revient sur
Eurosport
Crédit: Eurosport
Neuf buts sur treize tirs: le Réunionnais a offert au public du Gymnase olympique un véritable ballet aérien, soldé par une victoire sur la Russie (27-24). Agé de 28 ans, Daniel Narcisse a rarement paru aussi épanoui sous le maillot tricolore, qu'il a endossé pour la première fois en janvier 2000. "Ça fait un petit moment que je me sens bien sur le terrain, que je me sens mieux en équipe de France. J'essaie de prendre mes responsabilités. Surtout sur un match comme ça où il faut que personne ne se cache" , a-t-il expliqué.
"Il y a beaucoup de pression dans tous les matches. Pour ça, il faut que tout le monde soit bon, il n'y a pas d'autre mot. Il faut que tout le monde soit présent, que tout le monde prenne ses responsabilités. Moi c'est ce que j'essaie de faire en tout cas. Et aujourd'hui, ça a bien fonctionné", a ajouté le père du jeune Noa. Même le sélectionneur Claude Onesta, d'habitude avare en compliment sur les individualités, a tenu à souligner la performance de l'arrière de Saint-Denis de la Réunion: "Le match est gagné par l'équipe, il est terminé par Daniel Narcisse".
"Extra-terrestre"
D'une habile métaphore, le pivot tricolore Bertrand Gille a évoqué pour sa part les "qualités d'extra-terrestre" de son équipier. Daniel Narcisse accepte les compliments des uns et des autres avec un léger sourire, apparemment un peu gêné. De ses trois années passées dans le championnat allemand, la redoutable Bundesliga, il a acquis un certain sens de la modestie. "Cette expérience en Allemagne m'a permis d'apprendre une autre culture de handball, une autre culture dans la vie tout court. C'est clair que ces trois ans m'ont fait du bien", a-t-il raconté. "Je me suis retrouvé un peu tout seul là-bas, a-t-il poursuivi. Il fallait aussi prendre des responsabilités. Là-bas, si on n'est pas bon, tout de suite on est "mort". Ca m'a permis de me renforcer, de prendre confiance en moi aussi".
Sommé par les médias de confier ses secrets de forme, Daniel Narcisse leur dit simplement qu'il profite de l'expérience emmagasinée depuis ses débuts en D1 en 1998, qu'il "essaie de grandir", mais qu'aucun de ses exploits n'aura de sens si la France ne décroche pas de médaille à Pékin. Vendredi en demi-finale, Daniel Narcisse tentera de prendre encore un peu plus de hauteur. Au sens propre comme au figuré.
Publicité
Publicité