Onesta: "Dans notre bulle"

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Pour Claude Onesta, le bilan du tournoi olympique sera forcément positif. Mais l'entraineur de l'équipe de France ne veut pas y penser pour l'instant. Il veut mettre tout ce qui a été accompli de côté pour ne se focaliser que sur la finale face à l'Island

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Est-il plus difficile mentalement d'aborder la finale en favori ?
Claude ONESTA : C'est plus compliqué. Mais on va se retrouver dans notre bulle et on va se raconter notre histoire en nous. D'ailleurs, nos joueurs rencontrent les Islandais dans les championnats d'Espagne et d'Allemagne et ils connaissent parfaitement leur efficacité.
Que représente cette médaille pour vous, quel qu'en soit le métal ?
C.O. : Une médaille olympique, c'est forcément exceptionnel. Vous n'avez qu'à voir les 12.000 athlètes qui se défoncent tous les jours pour avoir un petit bout de fer pour imaginer ce que c'est, accroché autour du cou. Mais on aura toute la vie pour la regarder. Pendant 24 heures, ce n'est pas à ça qu'il faut qu'on réfléchisse.
Comment vous êtes-vous sortis du faux rythme imposé par l'adversaire ?
C.O. : C'est le piège croate permanent. S'il y a une équipe qui s'est construite sur cette capacité à piéger l'adversaire, c'est bien la Croatie. Ils ont un joueur génial au milieu (le demi-centre Ivano Balic) qui est capable à lui tout seul de piéger une équipe. En début de match, en voulant trop en faire, on leur a offert beaucoup de solutions. C'est nous qui leur avons permis d'être devant au score. Puis, petit à petit, on est revenu sur des bases mieux maîtrisées et défensivement on a commencé à les user.
"Narcisse a pris une autre dimension"
Pensez-vous avoir fait le plus dur en battant les Croates ?
C.O. : Non. Le plus dur c'est ce qu'on doit faire le lendemain, c'est la vigilance de tous les instants, c'est savoir sentir quelles sont les petites souffrances dans le groupe.
Qu'avez-vous pensé de la performance de Cédric Burdet ?
C.O. : Si j'avais écouté tous les gens qui me disaient à chaque fois que je le convoquais en stage ou que je le mettais sur le terrain qu'ils ne comprenaient pas ce que je faisais ! Si j'ai travaillé pendant sept ans pour qu'il fasse ce match-là, j'aurai au moins réussi une part de mon travail. Le match qu'il a fait aujourd'hui est grandement responsable de la victoire. Parfois le métier, l'âge, apportent un peu de patience, de tolérance.
Et de celle de Daniel Narcisse ?
C.O. : Que Daniel Narcisse saute au plafond, à la limite ce n'est pas un scoop. Mais être capable de le réussir en demi-finale des Jeux Olympiques dans un contexte de pression aussi importante, ça veut dire que lui aussi a grandi. Ce n'est plus le petit joker qu'on utilisait au coup par coup. C'est devenu quelqu'un qui a pris une autre dimension.
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