Enfin, le FC Barcelone l’a fait. Alors que les Catalans courraient en vain, depuis six ans, après le 10e titre de champion d’Europe de l’histoire du club, ils ont largement dominé Aalborg lors de la finale (33-26) pour briser la série. Les Français Dika Mem, Ludovic Fabregas, Timothey N’Guessan et Cedric Sorhaindo ont, avec leur partenaires, parachevé de la plus belle des manières une saison historique à bien des égards.
Elles sont loin, désormais, les images de cette équipe barcelonaise, la mine déconfite, après sa défaite surprise face à Kiel, en finale du Final Four 2020, fin décembre dernier. Car six mois plus tard, les joueurs de Xavi Pascual, l’historique coach du club, qui part après 11 ans couronnés de succès, et sur une troisième et dernière Ligue des champions, au terme d’un parcours historique, ont pris leur revanche. Jamais, une équipe n’avait, comme la sienne, remporté ses 20 matches disputés dans la saison. Jamais, surtout, une équipe n’avait autant dominé la finale, écrasée par des Blaugrana portés et en mission.
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12/06/2021 À 14:49

Plus large victoire en finale dans l’histoire du Final Four

Aalborg, novice à ce stade de la compétition, a laissé trop d’énergie, physiquement et mentalement, en demi-finale face au PSG. Pourtant, les hommes de Stefan Madsen ont pris le meilleur départ, avec plusieurs parades de Mikael Aggefors et un premier écart en leur faveur (2-5, 7e). Mais Luka Cindric et les siens, loin de paniquer, ont progressivement déroulé leur jeu, tout en déréglant l’attaque adverse, avec un Felix Claar moins inspiré et un Henrik Mollgaard moins en vue qu’en demie. Muet pendant 8 minutes, Aalborg a alors laissé Barcelone s’échapper (9-5, 15e).
Dès lors, le géant espagnol a, en bête à sang-froid, peu à peu resserré son emprise sur le match, à l’image d’un Raul Entrerrios, frere d’Alberto, le coach de Barcelone, qui a démontré toute sa science du jeu à 40 ans avant de tirer sa révérence. A la pause, le match semblait déjà plié (16-11). Parce qu’ils ont vécu tant de renversement qu’ils n’avaient pas vu venir, Aleix Gomez, meilleur buteur de la finale (9 buts à 75% de réussite au tir) et les siens n’ont pas relâché l’étreinte au retour des vestiaires.
Avec un Gonzalo Perez de Vargas encore en grande forme dans ses buts (14 arrêts à 38% de réussite), et un Timothey N’Guessan qui a fait parler la poudre sur la fin (6 buts), les Catalans n’ont cessé de faire grimper leur avance, jusqu’à arriver à cet écart de 13 buts au moment de la sirène. Le plus gros écart enregistré dans un match Final Four, ainsi qu’en finale. Mem, N’Guessan et Fabregas ont chaviré de bonheur, eux qui ont remporté leur première C1, accompagné par le vétéran "Tchouf" Sorhaindo, qui décroche son troisième trophée dans la compétition, pour son dernier match avec les Blaugrana. La plus belle des fins.
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