Ligue des Champions de handball : battu par Kiel et Kolstad, le PSG Handball veut en finir avec le coup de la panne
Eurosport sur GoogleLa machine s'est enrayée. Insatiable en championnat avec dix victoires en autant de sorties, le Paris Saint-Germain Handball traverse une mauvaise passe en Ligue des Champions. Solidement installée à la deuxième place du groupe A il y a un mois, la bande d'Elohim Prandi a glissé au quatrième rang après ses revers contre Kiel et Kolstad. Face aux Norvégiens, les Parisiens doivent se relancer.
Comment Paris a pris l'eau : le résumé de la défaite du PSG
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"On peut finir premier comme cinquième. Les cinq premières équipes sont au même niveau. Ce n'est pas un groupe abordable, c'est peut-être même le plus dur…" Nikola Karabatic ne s'était pas trompé avant le coup d'envoi de cette cuvée européenne. Encore plus au vu des résultats récents du club de la capitale.
Déjà battu par Kielce en début de campagne, Paris a subi les foudres de Kiel (34-28) et de Kolstad (36-31) lors de ses deux dernières sorties, glissant de la deuxième à la quatrième place du classement en l'espace de 120 minutes. En place pendant une grande partie de chacune de ces rencontres, les champions de France ont fini par s'écrouler en fin de partie. Deux faux-pas qui inquiètent, mais qui doivent sonner comme un premier électrochoc alors que la bande de Sander Sagosen débarque à Coubertin ce mercredi (coup d'envoi 20h45 sur Eurosport).
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Karabatic : "On peut finir premier, comme cinquième, c'est le groupe le plus dur"
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Une sérénité défensive à retrouver
Chez les Rouge et Bleu, c'est surtout la base arrière qui a de quoi donner des sueurs. Meilleure attaque de sa poule, quatrième sur l'ensemble de la Ligue des Champions derrière le Telekom Veszprém, le Barça et GOG, le PSG est aussi très friable défensivement avec 216 buts encaissés, soit le pire total du groupe A.
Bousculé en défense et sur les pénétrations adverses, celles de l'arrière-droit Magnus Rød la semaine passée notamment (11/14 au tir), Paris compose également avec deux derniers remparts en panne de réussite. Face à Kiel et Kolstad, la doublette Jannick Green-Andreas Palicka n'a montré que trop peu de signes rassurants sur cette période (7 arrêts sur 41 contre Kiel, 6/42 contre Kolstad). Loin de leurs standards habituels sous la tunique parisienne.
"Contre Kiel, on s'est précipité sur certains ballons. En défense, on n'a pas été comme le reste du match", alertait David Balaguer dans un entretien à Eurosport avant le déplacement à Trondheim la semaine passée. Sans se montrer alarmant pour autant. "La Ligue des Champions, c'est très long. Il faut rester lucide, regarder les erreurs qu'on a faites, essayer de les corriger, il faut être patient."
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Annonay a été de tous les Paris : "J'ai toujours rêvé qu'il y ait un grand club dans la capitale"
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En finir avec les frissons du money-time
La patience, la sérénité, voilà ce que Paris doit remettre dans son handball pour ne pas sombrer. Plutôt séduisants et rodés en début de partie, les hommes de Raul Gonzalez ont sombré dans le dernier quart d'heure. Avec un 10-2 dans les seize dernières minutes contre Kiel, Paris avait déjà montré des signes de nervosité inquiétants.
Bis repetita la semaine passée lors de la septième journée en Norvège où le 7-1 de Kolstad en sept minutes a terminé de doucher les Parisiens, balbutiants en deuxième période avec 22 buts encaissés et surtout 5 petits buts inscrits dans le dernier quart d'heure. "Si on n'est pas concentré pendant soixante minutes, oui, on souffre…", lançait l'ancien Nantais. D'autant que le manque de réussite au tir contre Samir Bellahcene (7 arrêts sur 20) puis Torbjørn Bergerud (8/29) ont fini d'écoeurer les Rouge et Bleu.
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Nikola Karabatic, Luka Karabatic et les joueurs du PSG lors des matches de préparation.
Crédit: Imago
Le défi de retrouver de la confiance est donc grand pour le PSG à l'heure de retrouver Kolstad pour ce duel retour. "C'est une équipe très complète notamment en défense. Ils sont agressifs, compacts et ils ont un très bon gardien. Ils ont des joueurs très bons en un contre un. Ils jouent rapidement. Il faut être concentré pendant soixante minutes. Et ils ont Sander Sagosen qui est un joueur de classe mondiale…", rappelait l'Ibère la semaine passée, séduit par le collectif de Trondheim, capable de secouer les plus gros morceaux de cette C1.
Non, l'heure n'est pas encore à tirer la sonnette d'alarme du côté de Coubertin. Pourtant, Paris se doit de retrouver de l'allant à l'aune de cette nouvelle confrontation contre Kolstad. Face aux Norvégiens de l'infernal Sander Sagosen, déjà buteur à 40 reprises en 7 sorties en Ligue des Champions, Luc Steins et consorts doivent relancer la machine. Une remise à flot européenne plus que nécessaire alors que se profile le "classique" de la Starligue ce dimanche contre Montpellier. La semaine s'annonce palpitante dans la capitale.
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