Le handball français est définitivement sur le toit de l'Olympe. Samedi, les messieurs ont remporté les Jeux Olympiques pour la troisième fois. Dimanche matin, les dames leur ont emboîté le pas en décrochant, elle, la première médaille d'or de l'histoire du hand féminin tricolore. Deux médailles d'or, deux manières différentes d'écrire l'histoire. Mais une même joie, d'ailleurs partagée puisque Nikola Karabatic et les siens étaient en tribune pour soutenir leurs compères.

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"C'est dur de parler, je suis désolée, a réagi Allison Pineau, en larmes, au micro de France TV. Il y a beaucoup d'émotions qui remontent, forcément j'ai une pensée pour notre capitaine Siraba (Dembélé-Pavlovic), pour toutes les filles qui auraient pu être là et qui ont été blessées. Je savais qu'on allait aller au bout, je n'ai pas arrêté de le répéter".
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Un résultat à la hauteur de l'investissement
Sur le papier, les joueuses d'Olivier Krumbholz arrivaient effectivement plus favorites que leurs compatriotes chez les hommes. Mais la quinzaine n'a pas été un long fleuve tranquille, loin s'en faut. Avec deux défaites et un match nul sur les quatre premiers matches du tour préliminaire, le séjour à Tokyo aurait même pu tourner court. Puis il y a eu cette victoire dos au mur contre le Brésil (29-22), ce quart exceptionnel contre les Pays-Bas (32-22), cette demie tendue face à la Suède (29-27), et la consécration. Mais surtout, une bonne dose d'efforts.

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"C'est une merveilleuse récompense parce que tout le monde a beaucoup travaillé, les joueuses ont énormément travaillé, énormément. C'est un résultat à la hauteur de l'investissement", s'est félicité Olivier Krumbholz à l'issue de la rencontre. Interrogées par France Info, ses joueuses ont confirmé ses dires. Il y avait de la joie, beaucoup de joie. Du soulagement, aussi. Mais un mot est revenu plus que les autres : travail.
"On ne l'a pas volé, on a travaillé pour, a réagi Grâce Zaadi. Je n'aime pas dire qu'on travaille plus que les autres. Mais je sais ce qu'on fait, ça a été dur, très dur. Cette finale, vous pourrez demander aux filles, je savais qu'on la gagnerait". Médaille d'or autour du coup, Pauline Coatanea a également laissé éclater toute sa fierté, toujours au micro de France Info.
Depuis 2016, il y a quelque chose de nouveau
"Championne olympique à tout jamais ! Mais c'est surtout l'aventure humaine qu'on a vécue avec les filles, parce que le début de compétition a été très, très dur. C'est la récompense de tout le travail qu'on a fait ensemble, qui paye. On a mis les tripes sur le terrain depuis le début". Le chemin a donc été long depuis le 25 juillet, jour de l'entrée en matière réussie contre la Hongrie (30-29).

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Encore plus depuis le 20 août 2016, date de la finale perdue par les Bleues contre cette même Russie lors des JO de Rio. "Depuis 2000, on fait les Jeux, on a perdu quatre fois de suite d'un rien, a rappelé Krumbholz à notre micro. Depuis 2016, il y a quelque chose de nouveau, une ambition mieux assumée, supérieure. Je pense qu'après cette défaite à Rio, on s'est dit qu'il nous manquait quelque chose pour gagner des médailles. On a travaillé dans tous les secteurs. On voulait prendre notre revanche".
"Ça n'a pas marché plus aujourd'hui qu'il y a cinq ans, a de son côté estimé Pineau à notre micro. Ça fait cinq ans qu'on a écrit l'histoire du hand féminin, donc ce n'est pas sorti de nulle part, il y a cette régularité". Le titre mondial en 2017, européen en 2018, olympique en 2021. Régularité est le mot. Et désormais, le hand féminin français est lui aussi tout en haut.
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