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"On n'est pas mort"
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Publié 28/01/2005 à 07:30 GMT+1
Si l'équipe France est bien mal engagée dans ces championnats du monde, avec une défaite et un nul pour seulement une victoire, le sélectionneur tricolore Claude Onesta estime son équipe capable de rebondir. II incite même ses joueurs à "la révolte". Inte
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Le sélectionneur de l'équipe de France masculine Claude Onesta a estimé, jeudi à Radès, que son groupe n'était "pas encore mort" et pouvait se qualifier pour le tour principal du Mondial 2005 malgré la défaite contre la Grèce (19-20) et le nul avec la Tunisie (26-26).
Dans quelle situation se trouve selon vous l'équipe de France ?
Claude Onesta (sélectionneur de l'équipe de France masculine) : "Je me dis qu'on n'est pas encore mort. Le nul a suffi à notre bonheur. (Après le match), j'ai insisté sur la réaction des joueurs car il fallait plus que du courage, même de l'insouciance, pour aller au combat que les Tunisiens nous ont imposé. Cela prouve qu'au lendemain du problème grec, l'équipe a été capable de se remobiliser et puiser dans des réserves qu'elle n'avait pas la veille. Il reste deux matches à gérer (Angola et Danemark), si on les gère bien il n'y aura pas d'ambiguïté sur l'issue. On peut sortir en bonne position sur le tour principal. Je ne souhaite surtout pas que l'on soit rassuré, il nous manque une marge de sécurité, il faut se mettre dans l'état dans lequel on s'est mis avant le match contre la Tunisie".
La méforme de certains joueurs vous inquiète-t-elle ?
C.O. : "On a peu de temps pour récupérer les joueurs qui ne sont pas au niveau. On va tout mettre en oeuvre pour qu'ils s'en sortent mais il faut qu'ils se bousculent et que ceux qui ne nous ont pas encore rejoints le fassent sans attendre (...) On est fragilisé par ce qu'on a vécu lors des dernières compétitions, on est mis en difficulté sur la confiance en fin de match. On pouvait gérer avant avec insouciance, aujourd'hui on joue un petit peu 'petit bras' en fin de match".
Comment allez-vous gérer ce problème psychologique ?
C.O. : "Les deux jours qui viennent on se doit de reconstruire tous ceux qui sont à la traîne. Jérôme Fernandez a montré hier qu'on peut passer d'un état à un autre de manière très rapide. On va certainement retrouver le vrai 'Niko' (Karabatic) mais le temps passe vite. Je vais aussi relancer les deux gauchers (Abati et Burdet). L'utilisation d'un droitier à droite n'est qu'un pis-aller et ne peut pas être une solution durable. Guillaume Gille doit retrouver son rôle et la confiance qu'il a perdus. Ceux qui ont été moins utilisés vont être sollicités voire bousculés (...) On sollicite de la révolte chez tous les joueurs, il faut qu'on le voie au quotidien".
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