Judo : Clarisse Agbegnenou réagit après l'accord Teddy Riner-équipe de France

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A un an des JO de Paris, le président de la Fédération française de judo a annoncé que Teddy Riner avait accepté de combattre avec le kimono de l'équipe de France (sponsorisé par Adidas). Clarisse Agbegnenou, qui n'avait pas pu être entraînée par un entraîneur fédéral en février lors de son retour à la compétition pour avoir choisi de porter un kimono d'une autre marque, a réagi sur Instagram.

Clarisse Agbégnénou (France) lors des Jeux Olympiques 2020.

Crédit: Getty Images

A moins de 500 jours des Jeux olympiques de Paris, Teddy Riner a accepté de combattre à l'avenir avec le kimono de l'équipe de France (ndlr : sponsorisé par Adidas). Voici ce qu'a annoncé mercredi Stéphane Nomis, le président de la Fédération française de judo, à L'Equipe. "Teddy Riner fait un acte incroyable, ce n'est pas rien. Je le remercie d'être revenu sur des acquis", a-t-il d'abord indiqué à propos de la légende du judo, qui avait obtenu le droit de porter la marque avec laquelle il est sous contrat (Fightart) en équipe de France par l'ancienne équipe dirigeante nationale.
"Clarisse vivait cela comme une injustice, ce que je comprends, car il y avait une différence avec Teddy, qui lui avait négocié, a-t-il ajouté. Cet accord avec Teddy est important pour la Fédération, l'équipe de France, les jeunes et nos valeurs." De son côté, Clarisse Agbegnenou n'avait pas pu être entraînée par un entraîneur fédéral lors de son retour à la compétition il y a deux mois pour avoir choisi de porter un kimono d'une autre marque (ndlr : Mizuno).
La championne olympique 2020 a d'ailleurs réagi sur son compte Instagram. "Je suis fière de montrer à ma fille et plus largement aux petites filles et petits garçons que rien n’est jamais acquis, la lutte est continuelle et à tous les niveaux, a-t-elle infiqué. Là où certains voyaient une démarche vénale et individualiste, mon équipe et moi-même étions dans une lutte pour un traitement équitable et une unicité au sein d’un collectif, notamment celui de notre belle équipe de France... En ce qui me concerne, j’étais et suis toujours en ‘négociation’ avec la fédération, la solution de recours qui m’a été proposée de leur part était, je cite, ‘racheter mon contrat Mizuno’, chose que j’ai refusée pour les raisons citées au-dessus."
"Double D (société détentrice de la licence mondiale d’Adidas pour les sports de combat) m’a également proposé une solution financière, même réponse de ma part. De notre côté, nous avons proposé trois possibilités en date du 23 mars mais à ce jour aucun retour de leur part. Maintenant que toutes les choses ont été dites, je vous confirme que je suis et reste focus 100% focus sur ma préparation pour les championnats du monde à Doha où je combattrai le10 mai en individuel et potentiellement le 14 mai pour les épreuves par équipes", a-t-elle conclu.
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