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Championnats du monde - Teddy Riner, seul sur sa planète
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Publié 29/08/2015 à 15:25 GMT+2
Vainqueur de Ruy Shichinohe en finale des Championnats du monde d'Astana, Teddy Riner décroche son 8e titre mondial et devient le judoka le plus titré de l'histoire, homme et femmes confondus. Une légende vivante. Ni plus, ni moins.
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Crédit: Eurosport
Teddy Riner sur le toit du monde. Et il n'y a plus personne pour l'accompagner tout là-haut. En survolant le tournoi de bout en bout, jusqu'à une finale maîtrisée contre le Japonais Ryu Shichinohe, le Français a décroché samedi à Astana (Kazakhstan) un huitième sacre mondial. Il devient ainsi le recordman absolu de titres planétaires, dépassant Ryoko Tamura-Tani et Tong Wen, les deux seules qui résistaient encore à la tornade Riner dans les livres d'histoire. A seulement 26 ans, le natif de Pointe-à-Pitre écrit à nouveau sa légende, en portant au passage le total de la France à six médailles dans ces Mondiaux.
Comme à son habitude, Riner fut intouchable toute la journée. D'ippon en ippon, celui qui est maintenant invaincu depuis septembre 2010 et 95 combats s'est rapidement frayé un chemin jusqu'à la finale. Sur sa route, ni l'Estonien Juhan Mettis, ni le Kirghiz Iurii Krakovetskii, ni l'Allemand Andre Breitbarth, ni le Sud-Coréen Sung-Min Kim n'ont trouvé la solution pour l'embêter. Après une entrée en lice timide, où il a attendu la dernière minute pour placer un "o soto gari" gagnant, le Guadeloupéen a accéléré le tempo par la suite. Son record de la journée : un pion infligé en 111 secondes à Breitbarth en quart de finale.
Le "sumi gaeshi", sa botte secrète du jour
Il faut dire que dans la conquête de son exploit, Riner avait sorti tout l'attirail habituel (puissance en haut, mobilité en bas). Mais malgré une préparation tronquée par des blessures en début d'année, il avait aussi réservé une surprise à ses adversaires. Il leur avait préparé une botte secrète, à savoir le "sumi gaeshi". Sur tous ses combats, il l'a sorti au meilleur moment possible. C'est avec lui qu'il a battu Kim, vaincu sur deux waza-ari se transformant en un ippon logique. Placé dans une moitié de tableau relativement facile, Riner savait néanmoins que le gros morceau de la journée l'attendrait en finale.
C'était prévu, il y a retrouvé Ryu Shichinohe, qui avait commis le crime de lèse-majesté de faire tomber le colosse de 141kg durant la finale des Mondiaux 2014. Même s'il n'était pas parvenu à scorer, toujours est-il que Riner avait un compte à régler. Cette fois, le Levalloisien d'adoption n'a pas connu la moindre frayeur dans cette finale sans grand relief. Un nouveau "sumi gaeshi" lui a permis de marquer un waza-ari et de gérer la suite du combat. Il a ajouté à son tableau un yuko pour la forme. Parce que comme depuis le début de sa carrière, Riner a pris un malin plaisir à allier efficacité et style au moment de poser sa main sur sa huitième couronne. Voilà pourquoi sa trace dans l'histoire n'en sera que plus belle.
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