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Les Bleus se prennent les pieds dans le tatami

Les Bleus se prennent les pieds dans le tatami
Par AFP

Le 25/09/2018 à 20:11Mis à jour Le 25/09/2018 à 22:41

MONDIAUX 2018 - Médaillés en puissance, Audrey Tcheuméo, Cyrille Maret et Madeleine Malonga se sont pris les pieds dans le tapis aux championnats du monde, mardi à Bakou. Après ces accrocs en série, le statut de deuxième meilleure nation échappe aux Bleus.

C'était la journée des déceptions. Audrey Tcheuméo, Cyrille Maret et Madeleine Malonga avaient de vraies chances de médailles. Ils se sont pris les pieds dans le tapis. Tcheuméo-Malonga, c'était la finale des -78 kg aux Championnats d'Europe au printemps, à Tel Aviv. De quoi alimenter légitimement les attentes. Mais la première (28 ans), double médaillée olympique (argent en 2016, bronze en 2012) et championne du monde 2011, a chuté dès le troisième tour, face à la Russe Aleksandra Babintseva (ippon), alors qu'elle avait pris l'avantage (waza-ari).

La seconde, médaillée d'or européenne fin avril à 24 ans, s'est elle hissée jusqu'en quarts de finale pour son premier rendez-vous mondial. Mais elle s'est fait surprendre coup sur coup par la Chinoise Ma Zhenzhao (ippon), puis, en repêchage, par la Britannique Katie-Jemima Yeats-Brown. Battue en une vingtaine de secondes par ippon sur un étranglement au sol, elle a même brièvement perdu connaissance.

"Ca arrive, 'Mado' ne s'est pas sentie partir, elle est tombée dans les pommes mais ça va aller", a rassuré le responsable de l'équipe de France féminine, Larbi Benboudaoud, au micro de la chaîne L'Equipe. "J'ai encore un peu mal au cou et à la tête mais ça va mieux", a-t-elle confirmé un peu plus tard.

La Corée double la France

Côté messieurs, les deux engagés en -100 kg, Cyrille Maret, médaillé de bronze olympique en 2016, et Alexandre Iddir, ont tous les deux été stoppés au deuxième tour, chacun par un des finalistes du jour. Le premier par le futur champion du monde, le Sud-Coréen Cho Guham. Le second par le désormais double vice-champion du monde, le Géorgien Varlam Liparteliani. "On avait deux, trois fortes chances de médaille. C'est une journée décevante", a reconnu le directeur des équipes de France Stéphane Traineau au micro de la chaîne L'Equipe. Tcheuméo et Malonga, "c'était deux armes lourdes", a résumé Benboudaoud.

Grâce à Cho, la Corée du Sud s'offre un deuxième titre à Bakou, après celui obtenu par An Changrim (-73 kg), et double la France au classement des nations, à la veille du dernier jour de compétition individuelle. Pour les Bleus, privés du double champion olympique en titre des poids lourds Teddy Riner, le rang de deuxième meilleur pays qu'ils trustent depuis les Mondiaux-2010 s'éloigne. Leur compteur reste bloqué à quatre médailles, dont une seule en or (Agbegnenou en -63 kg), une en argent (Gahié en -70 kg) et deux en bronze (Buchard en -52 kg et Clerget en -90 kg).

Devant, l'intouchable Japon continue de caracoler en tête. Le jour de ses 28 ans, Shori Hamada (-78 kg) lui a apporté un sixième titre, dès ses premiers Mondiaux. Mais en finale, elle n'est venue à bout de la N.1 mondiale, la Néerlandaise Guusje Steenhuis, qu'après quasiment 9 min 30 sec de combat - soit plus du double des quatre minutes réglementaires - aux pénalités.

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