Teddy Riner, la blessure secrète. Alors qu'il est en quête d'une troisième médaille d'or olympique lors de ces Jeux Olympiques de Tokyo, sur les terres de son sport, le judoka français a révélé s'être sérieusement blessé au genou en début d'année lors d'un entretien donné à Paris-Match, en amont de la compétition.
Riner s'est blessé lors d'un banal entraînement lors d'un stage effectué au Maroc au mois de février. Une blessure vraiment bête qui a été la conséquence d'une chute, elle-même conséquence de la fatigue. Le Francilien était épuisé par sa série de combats d'entraînement.
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Le bilan a été lourd puisque le porte-drapeau des Jeux de Rio 2016 a vu le ligament extérieur de son genou être déchiré. Riner a passé trois semaines au repos forcé et coupé avec le judo pendant deux mois. "J’en ai voulu à mes entraineurs, Franck Chambily et Laurent Calleja, j’étais fatigué", a-t-il expliqué.

Teddy Riner avec son staff à Tokyo

Crédit: Getty Images

Il était hors de question que je renonce aux Jeux
Le judoka s'était fait remarquer par son absence lors des principaux événements de la première partie d'année, notamment aux Mondiaux disputés au mois de juin. Si Riner, vainqueur du Masters de Doha en janvier, a souvent fait l'impasse sur les grands rendez-vous pour se préserver physiquement ces dernières années, prendre connaissance de cette blessure rend sa discrétion plus que logique. Il fallait absolument qu'il récupère.
"J’ai porté une attèle, suivi la rééducation à la lettre. Il était hors de question que je renonce aux Jeux", a ajouté le Français, qui reconnaît avoir passé un sale moment. "C’est l’une des périodes les plus dures de ma vie."
En juin dernier, le Tricolore avait pourtant indiqué lors d'un entretien qu'il se sentait dans la forme de sa vie après l'une des préparations les plus difficiles, et longue, de sa carrière longue de 17 années. Il n'avait, alors, pas abordé le sujet de sa blessure et laissé une part de mystère sur son absence des tatamis.
"Je fais ce qu'il faut à l'entraînement. J'aurais voulu faire un peu de compétition mais c'était trop juste la plupart du temps. Maintenant ce qui compte, c'est d'arriver en bon état de santé aux Jeux, sans aucune question dans la tête, sans aucune préoccupation de pépin physique", avait-t-il indiqué. Aujourd'hui, ces mots ont un tout autre sens.

A Tokyo, il vise le record de Nomura

Vaincu le 9 février 2020, après 154 victoires consécutives, par le Japonais Kokoro Kageura à Bercy, lors de la prolongation de son combat au 3e tour (sur ippon), Riner avait décidé d'avancer après avoir subi l'une plus grosses claques de sa vie de judoka.
Il avait fait des Jeux de Tokyo l'un des grands derniers objectifs en carrière, même en repartant pour une année de souffrances en plus à cause de la pandémie de Covid-19 qui a forcé le décalage des Jeux d'un an.
A Tokyo, il peut égaler le Japonais Tadahiro Nomura, sacré à trois reprises, entre 1996 et 2004, en poids légers. L'histoire l'attend toujours, même si son corps lui rappelle chaque jour que la fin approche.

En 2016 comme en 2012 : Riner est le poids lourd olympique !

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