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Madrid, la capitale qui adore Nadal

Madrid, la capitale qui adore Nadal
Par Eurosport

Le 14/10/2008 à 09:45Mis à jour

Après trois semaines d'absence, Rafael Nadal a quitté son île, et délaissé ses clubs de golf pour recevoir le trophée de N.1 mondial à Madrid. Le Majorquin, qui avait aussi reçu le prix Prince des Asturies, pourrait rester au sommet fin 2009 s'il atteint

MS MADRID
1er tour : Rafael Nadal (ESP/N.1) - Ernests Gulbis (LET)

Sur le circuit, tout le monde vous le dira, il est difficile de "tailler un costard" à Rafael Nadal. A Madrid, le Majorquin a sorti la veste mais pas la cravate pour recevoir un énième trophée. Nadal est relax, il vient de prendre trois semaines de repos, loin des courts, passées à jouer au golf et profiter avec les proches des succès de l'année. Il incarne à merveille le sport espagnol totalement décomplexé, qui cumule les triomphes en 2008. Sans forfanterie, le N.1 mondial peut célébrer sa saison avant l'heure et devant les siens. S'il atteint les demi-finales à Madrid, il restera au sommet du classement ATP technique jusqu'à la fin de la saison (même si mathématiquement Roger Federer pourrait encore le rejoindre s'il remportait quatre titres et que Nadal ne gagne rien).

Nadal sacré N.1en 2009 à Madrid

Vainqueur en 2005, il ne pense pas encore à devenir le premier joueur à s'imposer deux fois à Madrid : "Gagner une nouvelle fois ? Je suis au premier tour (seconc tour car exempt du premier, ndlr) et je n'ai pas encore joué. Il manque beaucoup, beaucoup de travail. Il est plus facile de perdre que de gagner. Surtout dans un tournoi où sont réunis les 38 meilleurs joueurs mondiaux." Mentalement, je suis frais", précise Rafa, qui était épuisé en septembre après un été d'une rare intensité. "Après trois semaines d'absence, c'est toujours difficile de retrouver le rythme." Pour ce, il aura Ernsts Gulbis en face de lui.

Pour rester N.1 mondial, une demi-finale suffirait à Madrid, Nadal l'a rappelé. Histoire de refouler toute pression négative, et d'envisager la fin de saison avec sérénité. Car ensuite il y aura Bercy, puis la Masters Cup et la finale de la Coupe Davis. " Jouer à Mar del Plata la finale, cela n'avantage pas vraiment l'Espagne", a-t-il souligné en réponse à la polémique déclenchée par David Nalbandian, suspicieux quant aux raisons de ce choix. Les déclarations de Juan Martin Del Potro il y a quelques semaines ("Je retirai son caleçon (à Nadal) des fesses en finale", ne l'émeuvent pas plus que ça non plus : "Nous sommes bons amis. Vous savez ce que c'est : on fait une blague en conférence de presse et ce n'est pas interprété comme on le voudrait". Pour l'instant Juan Martin Del Potro se contentera donc de "tailler des costards" à son ami... en conférence ce presse.

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